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chapitre 20 : Marcus

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Et il sortit un pistolet de sa poche de la veste et le pointa comme cible. Je réagis instinctivement et le coup partit.

Nath tomba à la renverse et je n'eus pas le temps de le retenir que je tombais aussi et me retrouvai coincée sous un Nath inconcient. Furius s'approcha et m'éxamina. Il sourit, se retourna et fit un geste à ses hommes. Il sourirent et le gardien vint me tirer le bras pour me dégager. Son geste doux me surprit. Il me souleva et me reposa délicatement. Le chef s'approcha de moi et d'un geste inattendu, me gifla, ce qui me mit au sol. Je regardai l'autre immeuble et constatai que les trois autres n'y sont plus. C'est bien, ils vont donner l'alerte. Furius ne sembla pas voir mon geste et me décocha un gros coup dans le ventre. Je me recroquevillais, impuissante. Je n'ai plus de force, je me sens seule, perdue, abandonnée.
Non ! Si je me laisse faire, ce n'ai pas moi, mais tous les sangs royaux qui sont menacés. Il en va de notre honneur à tous. Je me relevai difficilement sous les rigolades des brigands, seul le gardien reste silencieux, en retrait des autres. Je restai debout, à les regarder (surtout le gardien). Et quand Furius sortit un couteau en disant : "Qu'on en finisse", je lui sautai dessus et lui mis un coup de genou dans les cou*****, ainsi qu'un autre coup de poing dans la mâchoire. Celle la, il ne s'y attendait pas et j'avoue que moi non plus mais j'ai été prise de court. En tous cas, il a mal. Il passa son doigt sous son nez et s'aperçut qu'il saignait.
Furius : Bravo ma jolie, ça sera la seule fois que tu me toucheras.
Comme je m'y attendais, il bondit et en moins d'une fraction de seconde, se retrouva devant moi. J'activai mon bouclier à temps et réussis à lui prendre le bras pour lui faire une clé et prendre son arme. Je le mis à genou, mis le couteau sur sa gorge et m'adresse à ses hommes.
Moi : Si vous voulez le revoir vivant, foutez nous la paix.
Il me fixaient tous avec des gros yeux, et je remarquai que le gardien avait même un regard amusé et triomphal. Deux combattants s'enfuirent, apeurés. Il restait donc un combattant, ainsi que l'élémentaire, le gardien et le métamorphe, qui gardait ses distances. Furius eut un fou rire qui se transforma en toux grasse.
Fur : J'ai enfin trouvé plus fort que moi.
Ce fut ses derniers mots avant de se tordre le cou et s'effondrer. Je le regardais, perdue. Pourquoi il s'est tué ? Les autres profitèrent de ma faiblesse pour attaquer, mais le gardien s'interposa.
Élémentaire : Qu'est ce que tu fais ?
Gardien : Je rend mon masque, ça ne se voit pas ?
Ils hésitèrent, puis attaquèrent quand même. Pourquoi ils se battent entre eux ? Mon cerveau tourne trop lentement, je n'arrive plus à réfléchir.
L'élémentaire réussit à brûler le bout de l'aile droite, le temps que le combattant l'attaque de flan et le condor du dessus, il était entouré et allait sans doute se faire tuer par ma faute. Son sacrifice me ramène à la réalité et le fracassement des armes se fit plus fort. Je me levai et m'approchai du combat, le couteau de Furius à la main. Le gardien venait de toucher le combattant, qui tomba raide, mort. Mon avis, n'a pas changé. Je ne tuerais personne.
Moi : Stop, gardien ! Ne les tue pas, il nous faut des preuves affirmant qu'ils nous ont attaqué !
Gardien : Mon nom est Marcus et j'essuie juste une vengeance qu'ils me doivent depuis une bonne dizaine d'années.
Moi : Bien, Marcus, arrête !
Je lui retins le bras et le stoppai dans son élan. Il me regarda et je vis toute la rage et la colère à peine retenues, mais ne détournai pas les yeux et au contraire, insista. Il se calma et baissa son glaive. Mais les deux qui restaient ne s'attendrirent pas pour autant et continuèrent leurs attaques. Le condor d'en haut et le feu en face. Soudain, le second se stoppa, la main sur la gorge, suffocant et l'oiseau se retrouva pris dans une cage d'eau.
Je me retournai et découvris les garçons avec leur élément, Sèb étouffant le feu et Clèm emprisonnant le condor. Val est au chevet de Nath et vérifie son état. Une immense joie m'envahit, ils ne sont pas parti ! J'allai voir Nath et vis qu'il n'avait qu'une éraflure du côté gauche du crâne, ce qui a dû causer son évanouissement. Je mis mes mains sur les deux côtés de son visage, inspirai à fond et me concentrai. Après quelques secondes, j'entendis Val faire un petit "wahhhh" et je m'arrêtai. Il faut garder son énergie.
Je regardai derrière moi et vis les deux barbares dans les vapes et Marcus qui nous regardait, indescriptible. Je me levai et lui tendis la main. Il détourna la tête d'un signe négatif.
Marc : Je ne mérite pas le pardon.
Moi : Tu viens de nous sauver la vie, je crois que ça mérite bien plus. Tu habites où ?
Marc : On a notre repère à deux rues d'ici, sous un pont. Je n'ai plus de chez moi depuis longtemps.
Moi : Et bien je t'offre un nouveau toit et une nouvelle vie.
Marc : Vous ne pouvez pas être de la famille royale, ils sont cupides et égoïstes ! Ils m'auraient remercié avec une simple bourse en me conseillant simplement de refaire ma vie.
Moi : Et bien j'arrive à peine, tu vois, je suis nouvelle. Et j'espère le moins du monde devenir comme ça. Alors suis nous et tu seras hébergé.
Marc : J'espère que vous avez raison, princesse. Dit-il en s'inclinant.
Avec ses ailes, ça fait trop beau ! Un peu comme Saphira dans Eragon, avec majesté.

Nous discutions sur le chemin du retour en s'entraidant à porter les trois corps, Marcus portait Nath à lui tout seul et on se partageait un corps pour deux (un à la tête et un autre aux pieds). Quand Clèm nous demanda pourquoi Nath n'était pas touché en pleine tête. Je lui répondis que j'avais utilisé mon bouclier, mais Marcus me rectifia en affirmant qu'il me visait moi.
Moi : Mais pourquoi ? Réfélius avait besoin de moi vivante pourtant !
Marc : Ce n'est pas des balles qu'il a dans son flingue. Il ne l'utilise que pour ses proies. Elle contient du poison qui fait comme une décharge et ça t'assome. C'est plus facile de vous récupérer après, suffit juste de ramasser.
Moi : En gros, il ne se bat pas mais fait croire à tout le monde qu'il est le plus fort.
Marc : Non, il est vraiment fort, mais il le cache jusqu'au dernier moment, ce qui le rend quasiment invincible.
Je hochais la tête et nous arrivions au château complètement épuisés. La côte monte beaucoup et elle est longue. Dès que les gardes nous reconnurent, ils accourèrent pour nous aider, mais jetaient des regards interrogateurs à Marcus.
Un garde : Qui c'est ce gars, on l'a jamais vu et y m'dit rien qui vaille.
Moi : Laissez le rentrer. Il m'a sauvé la vie.
L'autre garde : Bien, madame, mais il faudra le présenter à votre père pour savoir si il l'accepte chez lui.
Je répondis rapidement "d'accord" et ils ouvrirent pour nous laisser passer. D'autres gardes vinrent nous aider et ils retirèrent tous nos poids. On traversait le parc d'entrée au pas de course.
Nous étions à peine rentrés quand Emmy nous sauta dessus.
_ Hey, j'ai une bonne nouvelle pour Sèb !
Puis voyant les corps inanimés, ajouta :
_ Vous avez eu des ennuis ?
Moi : Oui, une bande de brigands voulait me capturer pour me revendre en échange d'une prime. La routine, quoi.
Plume : Haha, vous seriez resté, vous auriez eu une bonne nouvelle, garantie sans mauvaise nouvelle !
Moi : Bon alors, c'est quoi ?
Plume : Allez d'abord les déposer à l'infirmerie, puis rejoignez moi dans la chambre de Sèb.
_ Ehh, qu'est ce que tu va faire dans ma chambre ! C'est privé !
_ Plus maintenant !
Et elle partit en courant. Sèb marmonait dans sa barbe. On accompagna les gardes jusqu'à l'infirmerie et on remonta rapidement les marches. Malheureusement, je croisai mon père qui me stoppa et m'invita dans son bureau.
Moi : Mais il y a une surprise dans la chambre de Sèb apparemment !
Papa : C'est plus important. Viens, et toi aussi. Dit-il en désignant Marcus qui me suivait.
J'acquiescai à contre coeur et le suivis avec Marcus sur les talons.

Papa : Il me semble que je n'ai pas donné mon accord pour qu'un inconnu franchisse ses murs.
Moi : Il m'a sauvé la vie ! Je lui dois bien ça !
Papa : Une vie ? Mais quoi qu'on fasse il recommencera ! Rappelle toi, lui et sa bande ont voulu t'enlever.
Moi : Comment tu sais ça ?
Papa : J'ai des yeux et des oreilles, figure toi. Alors, dis moi, pourquoi je l'accepterais parmi nous ?
Moi : Pour lui laisser une chance de se refaire. Il a tué l'un des siens pour me sauver.
Il haussa un sourcil et se tourna vers Marcus. Celui ci s'inclina.
Marc : Je n'ai fait que de me venger, seigneur, depuis 10 ans que j'attends la personne qui pourrait battre le chef de clan.
Papa : Tu vois, il ne fait ça que par pure vengeance.
Moi : Mais peut être sans le vouloir, il nous a sauvé. S'il te plaît, je sais qu'il peut bien faire. Laisse lui une chance. Pour moi.
Il y eut un lourd silence. Papa pesait le pour et le contre, mais je savais déjà qu'il choisirait la bonne solution, même si elle ne me conviendrait peut être pas. Il a toujours été juste. Puis après sa longue réflexion, il s'adressa à Marcus.
_ Qu'aimerais-tu devenir ?
Il lui laissa le temps nécessaire pour réfléchir.
Marc : J'aimerais devenir ce que vous voudrez que je devienne, seigneur, à condition d'être proche de la princesse, afin de la protéger.
Papa : Bien, tu seras son second garde de chambre. Mais Ogweïn sera ton supérieur, compris ?
Marc : Merci, monseigneur.
Son aura intérieure se modifia pour arriver à une couleur entre le rouge et le rose. Il a l'air soulagé.
Papa : Ishta, j'aimerais que tu lui présente Ogweïn tout de suite. Tu pourras aller voir ta surprise après.
_ Ok.
Et nous partîmes en direction de ma chambre. Marcus souriait d'un air enfantin et étonné.
Moi : Qu'est ce que tu as ?
Marc : Je n'arrive tout simplement pas à croire que ma vie va changer. Je ne vous voyais vraiment pas comme ça.
Moi : Et bien, Ogweïn va t'aimer, il était comme toi, avant d'arriver.
_Vraiment ?".


L'honorable IshtaDes histoires addictives. Découvrez maintenant