Chapitre 30:

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    Quand je me redressais, je jetais un regard méprisant vers l'homme qui venait de me jeter comme un simple chiffon dans cette cage immonde, il me détacha les mains et partit en fermant la cage. Quelqu'un toussa et je me retournais d'un geste vif, Sherlock était assis dans un coin de la cage, habillé de son long manteau, il parvint à sourire mais ne bougea pas:

" Tu es venue me chercher?, demanda-t-il avec une voix grave et rauque.

- Ton frère s'inquiétait pour toi, dis-je sèchement, t'es ravisseurs mon contacté et je ne voulais pas que tu meurs maintenant.

- Parce que tu allais êtres triste?

- Parce que je veux te tuer de mes mains!"

Il parut surpris par ma réponse, puis commença à rire, ce qu'il arrêta aussitôt en tirant une grimace:

" Qu'est-ce que tu as?, demandais-je. Ton arrogance te fais mal?

- Je ne crois pas que ça soit mon arrogance, disons que c'est une balle qui a transpercée ma hanche il y a une semaine, ça cicatrise mais malheureusement je n'ai pas de morphine pour la douleur.

- Heureusement qu'il n'y a pas de morphine, tu es déjà un drogué, n'aggraves pas ton cas.

- Je vois que tu m'en veux encore, alors...

- Fermes là Sherlock, ce n'est pas le moment pour s'excuser, et si tu t'excuse ça me donnera envie de te frapper, et ça ne nous aideras pas beaucoup, pour le moment.

- Je dois m'attendre à m'en prendre une dès que nous serons libéré?

- Exactement, enfin si on sort vivant d'ici un jour.

- Tu as prévenu Mycroft?

- Non, mais je suis sûre que mon ordinateur est connecté au siens, et qu'il a du recevoir la vidéo qu'ils m'ont envoyé.

- Tu as laissé ton téléphone allumé? Parce que comme ça il...

- Il pourrait retrouver notre trace, le coupais-je, mais ils ont du détruire mon téléphone.

- Génial!, souffla-t-il.

- Tu sais que ça deviens vexant.

- Hum?

- Que tu me prennes pour une idiote, j'avais prévue le coup au cas où.

- Je serais curieux de savoir comment tu as fait."

Je me taisais et m'asseyais à l'autre bout de la cage, je posais ma tête contre les barreaux froids et soupirais:

" Tu savais qu'ils voulaient se venger de toi, et non de moi. C'est un peu comme un retournement de situation.

- Pour une fois que c'est toi qui est en danger à cause de moi, dans un sens c'est comme une vengeance.

- Dans cette histoire tout est du à la vengeance, il faudrait peut être y mettre fin au lieu de continuer à faire tourner la roue."

Au début je pensais qu'il n'avait tout simplement plus rien à dire, mais quand je le regardais, les mains jointes devant sa bouche et les yeux fermés, je compris qu'il avait cessé de m'écouté et qu'il c'était enfermé dans son palais mental. Je soupirais et fermais les yeux pour réfléchir, ce n'étais plus qu'une question de temps avant que Mycroft ne regarde la vidéo et essaie de me retrouver. 

Le temps passa, je n'avais aucune notion du temps étant donné qu'on m'avait retiré ma montre en même temps que mon portable, alors je ne savais pas si cela faisait une ou cinq heures que j'attendais, on aurait pu jurer que le temps c'était arrêté, il n'y avait personne aux alentours et Sherlock restait parfaitement immobile. Quand Miguel passa près de notre cage, je me redressais et lui demandais:

Sherlock: Un lourd passéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant