Chapitre 14
Driiiiiing !
Le réveil me sortit de mon sommeil. Il continua de sonner pendant un long moment tandis que je tentais désespérément de l'éteindre. Sans succès. De violentes courbatures m'empêchaient de bouger. Une douleur fulgurante m'élançait dans tout le corps, limitant chacun de mes mouvements. Je pris une profonde inspiration et parvins à éteindre le réveil. Son « dring » incessant continua de résonner dans mes oreilles pendant quelques secondes puis disparut totalement pour laisser place à un bourdonnement désagréable. Avec toutes les peines du monde je réussis tant bien que mal à me lever, mais me hâtais de me rasseoir. J'avais la tête qui tournait, les paumes étrangement moites et mon corps était chaud. Très chaud. Trop chaud. Ma gorge sèche me faisait un mal fou. Même si j'étais terriblement mal en point, je décidais de prendre tout la force qu'il pouvait me rester pour me lever de nouveau et aller vers la salle de bain. Ma démarche se rapprochait plus de celle d'un mort-vivant que celle d'une personne normale. Je traînais péniblement ma carcasse vers un tiroir, y sortis une boîte de médicament puis une fois les pilules nécessaires en main, me dirigeais vers la cuisine. Je pris un verre d'eau et avalais les trois pilules que j'avais soigneusement choisi. La douleur était insupportable. Ma nuque, mon dos, mes côtes, mon corps entier était victime de cette douleur lancinante. J'avais l'impression qu'on me donnait des coups de marteau dans le crâne. Avec difficultés, je retournais dans ma chambre et me rallongeais. Il était clair que je ne pourrais jamais aller au lycée dans cet état.
Je me réveillais en sursaut trois heures plus tard. Mon corps était parsemé de sueurs froides tandis que ma tête me lançait douloureusement. Les médicaments n'avaient eu aucun effet. Fatiguée, je sombrais de nouveau dans un profond sommeil remplit de rêve insensés et étranges. L'après-midi était déjà entamée lorsque je me réveillais une nouvelle fois. Dans un état quasi secondaire, je passais une main lente sur mon front. Brûlant. Il était brûlant. Je me redressais et m'obligeais à me lever malgré les courbatures qui persistaient à me faire souffrir. Chancelante, je marchais vers la cuisine, et pris les médicaments que j'avais précautionneusement laisser sur la table. J'avalais des cachets contre les courbatures et la fièvre et une fois chose faite, je revins dans ma chambre. Avec la délicatesse d'un éléphant, je plongeais sous mes couettes et m'enroulais en boule car, malgré la chaleur de mon corps, j'avais étonnamment froid à cause des frissons qui couraient le long de ma peau. Plusieurs fois je me réveillais, mais épuisée je finissais par me rendormir immédiatement. Vers vingt et une heure, je sortis une nouvelle fois de mon sommeil comateux mais ne pris cependant pas la peine de me lever pour aller manger. Je réalisais que le dernier repas que j'avais pris était celui d'hier soir mais malgré tout, j'étais loin d'avoir faim. Ma nuit fût exécrable dans la mesure où je ne cessais de mon réveiller toutes les heures. Une fois, j'étais allé aux toilettes puis avais pris des médicaments même si je savais parfaitement que c'était inutile et qu'il n'amélioreraient guère mon organisme.
Lorsque mardi matin le réveil sonna, je mis un temps fou à ouvrir les yeux sans doute à cause de mes paupières lourdes mais, réussis quand même à l'éteindre après que quelques secondes se soient écoulées. Je constatais que mes membres étaient moins douloureux que la veille et que ma température corporelle était redescendue. Pourtant, mes courbatures continuaient de me faire souffrir. Je décidais de ne pas aller au lycée aujourd'hui pour pouvoir me soigner totalement et pour me reposer car la fatigue était toujours présente, même après les nombreuses heures que j'avais passé à dormir. La journée fut similaire à celle d'hier à l'exception qu'aujourd'hui je mangeais un repas copieux. Au fur et à mesure que ma matinée s'écoula, mes maux de tête se firent moins insistants et moins douloureux. Quant à mes douleurs, elles s'estompèrent peu à peu après avoir pris des médicaments. La nuit fut meilleure que la précédente. Aucun rêve ne vint agiter mon sommeil -pour mon plus grand bonheur.
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Un amour interdit
RomanceSam, fille solitaire au caractère farouche et rebelle n'a qu'une seule idée en tête : réussir ses études pour ensuite payer les soins intensifs de sa mère malade. Cependant, lorsque Jake Parker, fils unique d'un riche homme d'affaire débarque dans s...
