Prologue.

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[ Histoire originale avant la réécriture ]

Brisant le silence nocturne, le son de sabots frappant le sol pavé à répétition résonne dans l'enceinte de la ville de Belledouves.
Origine de cette animation, une silhouette encapuchonée chevauchant une jument immaculée apparaît brusquement comme arrachée aux ténèbres d'une ruelle et se rue en direction de la sortie Nord de la ville bloquée par une dizaine gardes de la ville dont ils portent les armories; un cygne blanc sur fond bleu pastel.

Renversant au passage un ivrogne solitaire dont la coupe d'hydromelle roule sur le sol pavé, le mystérieux cavalier approche à grande vitesse des gardes qui, après un instant de surprise saisissent leurs hallebardes. Leur capitaine hurle à l'inconnu de s'arrêter, sans succès; d'un bond la jument passe au dessus du barrage et s'engage sur le pont-levis alors sur le point d'être relevé. D'un coup de talon le cavalier encourage sa monture à prendre de la vitesse et cette derniere gravit le pont levis partiellement lève avant de franchir les douves d'un puissant bond, atterissant dans l'herbe fraîche sans réelle difficultée.

Le cavalier tourne un instant son visage masqué par l'ombre de sa capuche vers ses poursuivants; les gardes rejoints par des cavaliers couverts d'armures complètes noires complétées par des capes pourpres l'observent impuissants tandis que le pont-levis se redresse, séparant le poursuivi de ses poursuivants sous les vociférations du Capitaine qui ordonne à ces hommes de rabaisser le pont de bois.

N'attendant pas plus longtemps et profitant de cette maigre avance, le cavalier reprend sa route au triple galop alors qu'une flèche visiblement tirée depuis les hautes murailles blanches de Belledouves se fiche à l'endroit où se tenait la jument quelques secondes auparavant.

" Courage. Nous y sommes presque."

Répète pour la énième fois la voix féminine de la cavalière, comme pour encorager sa jument, mais également se rassurer.
La cité blanche est à présent à deux heures derrière elle, malgré cela les Escadrons Pourpres sur leurs destriers sombres la suivent toujours à la trace et ce malgré le retard qu'ils ont accumulé aux portes de la ville.

La cavalière jure en grinçant des dents. Ses poursuivants n'ont pas volé leur réputation semble t'il... Il ne lui reste qu'un espoir; atteindre la forêt. Elle y sera en sécurité lui à assuré le magicien. Selon ses estimations cette dernière se trouve à présent à une petite demi-heure de distance à présent. La cavalière se tourne vers le nuage de poussière soulevé par ses poursuivants et grince des dents; ils se rapprochent dangereusement et sa propre monture faiblit, comme le signale l'écume de sa bouche ainsi que son souffle se faisant de plus en plus lourd.
Malgré cela la jument poursuit bravement son effort et ce, jusqu'à atteindre la lisière de la forêt, dont les arbres massifs se dressent tels des remparts d'une dizaine de mètres face à elle. Apercevant une cohorte de soldats noirs drapés de pourpre à une vingtaine de pas sur sa droite pointer leurs arbalètes sur elle, l'inconnue n'hésite pas plus longtemps avant de s'enfoncer dans cette forêt mystérieuse, inquiétante. La forêt de Moringa.

Chroniques Forestières - Le Sceptre De Moringa.Des histoires addictives. Découvrez maintenant