Chapitre 27

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Quelques jours sont passés depuis que Ryan s'est envolé pour New York.

Je passe le plus clair de mes journées à m'occuper de mon chien et de chercher des petites annonces pour un nouveau chez-moi et un nouveau travail.

Seulement aujourd'hui, il pleut.

J'ai le morale dans un triste état. Toutes les journées qui passent me laissent un goût amer. J'ai l'impression que je ne vais jamais trouver. Et cela m'énerve au plus haut point.

Je décide tout de même de sortir de cet appartement qui me fous le cafard. Oui il est très beau et bien aménagé mais je m'y sens pas du tout à l'aise. J'ai un sentiment terrible et indescriptible de peur.

Mais de quoi ? C'est vrai merde il est magnifique et tellement fonctionnel.
Mais j'ai l'impression que je vais étouffer, à n'importe quel instant...

Bref. Passons.

Je sors et rabat la capuche de mon sweat sur ma tête.
Je fourre mes mains dans mes poches et baisse la tête.

Je marche rapidement. Trop rapidement. Et cela devait arriver.

Je me cogne contre une surface dure, glisse et m'étale de tout mon long sur le goudron mouillé aux odeurs nauséabondes de cigarette et de fiantes de pigeons.

- Merde ! Jure une voix imposante et aigue à la fois.

C'est possible ça ? Je ne sais pas, je sais juste que mes oreilles bourdonnent et que je n'entends plus que des bruits étouffés tout autour de moi.

- Mademoiselle est-ce que vous allez bien ? Arrivai-je à entendre.

Je me redresse et m'assieds en me massant les tempes, toujours sur le sol humide.

La pluie ne s'est toujours pas arrêtée. Et je commence sérieusement à avoir froid.

Un homme aux allures efféminées me fait face.

Il est grand, fin et légèrement inquiet à ce que je peux décrypter sur son visage.

Il gigote sa main devant mon visage comme pour me ramener au tumulte de la vie urbaine.

Soudain tout le vacarme ressurgit d'un coup comme si on venait d'appuyer sur le bouton on.

Des tas de picotements me parcoururent l'échine toute entière.

J'eus un geste de recule lorsque l'inconnu voulu poser sa main sur mon épaule.

Je le regardai avec méfiance.
Il recula et me dévisagea du regard.

La situation doit être ridicule.
2 inconnus qui ne se lâchent pas du regard en pleine rue de Seattle alors que la pluie tombe fortement.

Mais un cri d'enfant nous fit sursauter et nous ramena à la réalité.

Un déclic me secouai et je me leva, honteuse.

- Arnold. Dit-il simplement en me tendant la main.

- Clémence. Répondis-je crispée.

- Venez, on va se réchauffer par ici. Décida-y-il en pointant une enseigne lumineuse d'un bar à néons verts.

- Euh se serait avec plaisir mais...

- C'est le moins que je puisse faire et puis vous devez être congelée. Décréta Arnold.

Je ne répondis pas me contentant de le suivre sans objecter encore une fois.

Le bar n'étais pas très grand et assez vintage. De grands canapés aux couleurs vifs étaient éparpillés devant chaque table ainsi que des affiches de célèbres philosophes placardées sur tous les murs.
Une douce musique de jazz s'échappait des enceintes des 4 coins de la pièce.

Si seulement tu savais...Des histoires addictives. Découvrez maintenant