Chapitre 11

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Avec Steve, on a décidé de sécher les cours pour aujourd'hui. C'est bien beau les cours mais c'est vite lassant.
Évidemment je ne vais rien dire à Luc sinon il risque de piquer une crise.
Il est 14h09 et je sors prendre le bus.
Je m'installe au fond en attendant que Steve se ramène.
Quelques minutes plus tard, il arrive et s'installe à mes côtés.

- Hey ! Ça va ? Lui demandai-je.

- Ouais très bien. J'ai une surprise pour toi aujourd'hui. Je suis sûr tu vas adorer.

Je fronça les sourcils. Je me demande bien où il compte m'emmener.

Lorsque le bus s'arrête à un arrêt que je ne connais pas, Steve me demande de le suivre.

Nous marchons en silence pendant une bonne dizaine de minutes.

Nous nous arrêtons devant une vieille maison délabrée. Les vitres sont cassées, les murs si on les appellent comme ça sont en ruines et les portes sont sur le point de céder à tout moment. Je le dévisage quelques instants.

- Tadam ! Nous sommes arrivés ! S'écria-t-il tout content.

- Qu'est-ce que on fait ici ?

- Je te présente mon endroit préféré de la ville ! Personne pour t'emmerder, plein sud avec le soleil tout l'après-midi et surtout ma petite, un supermarket à seulement 2 min de marche. Répondit-il en bougeant ses sourcils très bizarrement, un sourire vraiment flippant aux lèvres.

J'explose littéralement de rire.
Il me regarda comme si j'étais une folle.

- Tu t'aurais vu 2 secondes, crois-moi tu m'aurais compris. Me justifiai-je.

- Bon si madame a finie j'aimerais lui montrer l'intérieur.

- Bien sûr, mon cher avec plaisir !

Il me proposa son bras comme les bourgeois. Je ris et le lui prends.

Nous entrons dans la vieille maison un peu flippante. Le sol craque à chaque pas que nous faisons. Il y a des graffitis qui recouvrent les murs et le vent passe dans toutes ouvertures.

Nous y faisons le tour puis nous redescendons au "salon" pour nous faire un petit feu. Steve sort de son sac 2 couvertures, des bouteilles d'alcool, des gâteaux, des chips, quelques paquets de cigarettes et autres cochonneries en tout genre.

Je lui fais les gros yeux.

- T'es sûr que l'on va pouvoir manger tout ça ? Lançais-je.

- Bah, j'ai hésité à en amener plus, mais bon je crois que cela suffit finalement.
Dit-il en essayant de dissimuler un sourire.

- Mais quel goinfre ! Qu'est-ce que je vais faire de toi, sérieusement ? Soufflai-je.

- Mais tu m'aimes quand même, hein ?

- Nan ! Lui répondais-je du tac au tac.

Il me regarda offusqué puis il me tira la langue. Quand je vous disais que c'était un enfant dans sa tête.
Il bouda en croisant les bras.

- Rooh ! Je rigole, ok ?

Je lui saute dans les bras en lui faisant plein de bisous baveux sur la joue.

- Ah ! Mais t'es sérieuse ? C'est sale ça ! Hurla-t-il en poussant un cri pas très virile.

Nous restâmes toute la journée dans cette vielle baraque à nous envoyer des pics et à manger, boire ou fumer.

J'entendis des voix lointaines et un bras me tirant d'un délicieux rêve.

- Debout marmotte, il faut partir. Il commence à faire nuit.

Je reconnus la voix de Steve.

Je grogne. Une douleur atroce s'immisça dans ma tête.

Tous les événements de la journée me revinrent en mémoire.

Les shoots de vodka et toutes les cigarettes que j'ai fumé les unes sur les autres.
Je suis tellement conne. Je sais très bien que je ne supporte pas l'alcool.

- Il est quelle heure ? Demandai-je.

- 21h07. J'ai pas vu l'heure passer. Faut que l'on y aille. Aller bouge-toi !

Il tira sur la couverture et je me retrouvai frigorifiée en quelques secondes. Quelle idée de sortir en pull aussi.

Je me relevai difficilement, la vision légèrement flou. Il remballa les affaires puis mis son sac sur le dos. Il m'aida à marcher en me soutenant par les épaules.

- Toi, si tu rentres maintenant chez toi, tu vas te faire tuer ! Me taquina-il.

Je ne répondis rien. Je n'ai pas du tout envie de jouer maintenant. Ma tête me lance trop pour pouvoir ne dire ne serait-ce un mot.

S'il savait que je n'ai plus de chez moi.

- Je te ramène chez moi. Je vais pas te laisser dans cette état-là. Je suis gentil moi, souris-t-il.

Je lui mimai un merci avec ma bouche trop exténuée pour parler.

Nous marchâmes pendant une vingtaine de minutes avant d'arriver devant un vieille immeuble de couleur beige. Il devait y avoir une dizaine d'étages.

Nous montons les escaliers avec beaucoup de difficultés et il s'arrêta.
Lorsqu'il ouvrit la porte, il me fit asseoir sur le canapé.

- Reste là, je t'emmène un verre d'eau et de l'aspirine.

J'hocha la tête. Steve habitait dans un petit 3 pièces. Les murs étaient blanc cassé et le sol était un vieux parquet vieilli. Il n'y avait pas photos de famille ou d'objets personnels. Seulement un canapé gris sur lequel je me trouvais, un tapis noir, une table basse blanche, un meuble et une télé. Peut-être qu'il y avait plus de choses mais j'avais l'esprit tellement embrumé que je ne pouvais voir plus de choses.

Il revint me donnant l'eau et le cachet.
Je le remercia et bu.

- Installe-toi je pense que tu as besoin de dormir un peu. Je viendrai te réveiller plus tard. M'expliqua-t-il.

- D'accord, merci Steve. murmurai-je en souriant.

Il me posa la même couverture que dans la vieille maison en me souhaitant bonne nuit.
Je me cale sur le canapé et me laisse tomber dans les bras de Morphée.

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Suite prochainement.😉

Si seulement tu savais...Des histoires addictives. Découvrez maintenant