come back home

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À présent allongé dans mes draps rigides empestant la lessive, j'écoute le bruit incessant de la ville. Les travaux, les scooters, les voitures, j'en passe et des meilleures. Je suis sur le point de mourir de chaud, le corps prisonnier de ma dernière épaisseur dont je ne peux hélas me devetir : ma peau. Je jette un coup d'oeil à la pendule affichée au mur ; il est cinqs heures. Je suis dans l'incapacité de dormir, étant assommé par la chaleur écrasante du sud et assourdi par les bruits environnants. Alors j'imagine, et je vois déjà d'içi les voitures rutilantes des riches propriétaire de villa du bord de mer, j'entends leur impolitesse et leur méprise, je vois les plages polluées par des touristes irrespectueux et la mer jaune et chaude de leur pisse. J'imagine les sourires hypocrites et les minauderies me renfoncer dans ma tristesse et ma solitude. Je vois l'avenir se profiler, aussi morne qu'il le fut l'an passé. Changement du lycée ? Sottises. Je reverrais les mêmes personnes, toujours aussi peu matures.
À l'heure qu'il est, je regrettes la campagne, son espace, sa quiétude. Je suis prisonnière d'une ville immense, étouffante, assourdissante, insupportable.

Je suis rentré à la maison, et ça me donne envie de pleurer.

mes MOTS sont TERNESOù les histoires vivent. Découvrez maintenant