On s'occupe comme on peut, à grand coup de pages jaunies aux coins écornées et de coups de crayons hésitants. Le tourne-disque dissipe la solitude, mélodie douce-amère, et accompagne les gémissements du soliste vent.
Surtout, éviter de penser, c'est trop dangereux.
Un matou sur les pieds, il fixe de son regard d'écailles, scruteur, peut-être même un peu jaugeur. Les lèvres gercées s'entrouvrent, une voix rauque reprend la mélodie du cœur.
Surtout, ne pas pleurer, ça serait mauvais.
On évite de s'égarer, les pensées couleur lilas s'échappent, filent entre les doigts et s'envolent bien loin.
La vérité c'est que ça va pas fort aujourd'hui. Mais ça passera. Ça passe toujours. Il faut ne plus y penser, et se reprendre.
