Le 10 février 2020 en fin d'après-midi,
Point de vue Nicolai
Alors que je suis encore au travail, à l'open Space. Je vois une silhouette familière venir vers mon minuscule bureau. La silhouette se positionne comme une statue sur ma droite.
- Que me vaut ta visite ?, demandai-je à Inès.
-
J'ai toujours ma tête dans les papiers que venez de me transmettre mon supérieur et que je devais validé.
- Il faut que l'on parle !, s'exclama-t-elle
- Comme tu peux le voir, je travaille !
- Tu as bien deux minutes ?, me supplia-t-elle en posant ses fesses sur mon bureau.
J'imagine qu'elle a fait exprès de s'habiller court comme si ça allait avoir un quelconque effet sur moi, Mélody ferait pareil je ne dis pas... mais là...
- Est-ce que tu me laisses le choix ?, ironisai-je
Venir jusqu'à mon bureau pour me prendre la tête sur le passé, c'est le genre de chose que j'affectionne particulièrement... Puis que tous les collègues soient au courant de mes histoires, ça aussi j'apprécie beaucoup... Bien évidement tout ceci est ironique.
- Non pas vraiment, me répondit-elle
- Bien...
J'appuie mon dos contre le dossier de ma chaise, les bras croisés sur mon torse.
- Alors tu veux me dire quoi ?, lui demandai-je.
- Comment tu vas ?
- Tu es sérieuse là ! Tu viens jusqu'ici pour me demander comment ça va !
- Je vais bien merci, dit-elle.
Je lève les yeux au ciel.
- Mélody m'a dit que tu lui avais rendu une petite visite amicale en début d'après-midi...
- Ouais je passais dans le coin, mentit- elle
- Bon écoute arrête de me prendre pour un con ! Je t'ai déjà dit de me lâcher et je n'ai pas changé d'avis.
- Je n'aurais jamais dû rompre avec toi. C'était une erreur !, s'exclama-t-elle en croisant ses jambes.
- Non tu as eu raison parce que je suis très heureux avec Mélody et Malene, souris-je sincèrement.
Elle me regarde un brin agacée par ma réponse.
- Écoute Inès, je suis sortie avec toi et j'ai passé de bons moments avec toi mais je suis totalement passé à autre chose. Je peux comprendre que tu es quelques regrets mais crois-moi que nous deux ça n'aurait pas duré...
- Mais c'est ça que je ne comprend pas ! Pourquoi tu dis que ça n'aurait pas duré ?
- Parce que j'ai toujours été attiré par Melody, malheureusement pour toi. Puis elle est différente de toi et suffisamment pour que je sois ouvert à quelque chose de vraiment stable et sérieux...
- Pourquoi avec moi tu ne voulais pas avoir d'enfants ? J'aurais pu te donner exactement la même chose que Melody et dans l'ordre des choses et sans te mettre devant le fait accompli.
- Je te l'ai dit à l'instant... J'avais dû mal à me mettre dans notre relation... Ce n'est pas ta faute, c'est comme ça ! Et Mélody ne m'a jamais mis devant le fait accompli...
- Bah si un peu quand même ! Avoue le !
- Non, répondis-je sèchement. On n'était même pas censé se recroiser et elle aurait pu ne jamais me dire la vérité d'ailleurs c'était bien parti que cela soit le cas...
- Je t'aime Nicolai, vraiment, me dit-elle abattue.
Je soupire. Qu'est-ce que je peux répondre à ça ?
- Inès, je ne sais pas quoi te dire... A part que j'aime Mélody et que je n'ai pas l'intention de la quitter pour toi ou pour une autre... Si tu m'aimes vraiment comme tu le dis, laisse-moi tranquille et laisse Mélody tranquille aussi, lui dis-je plus sèchement que je ne l'aurais réellement voulu.
Elle me regarde avec beaucoup de mépris et certainement un peu blessé que j'utilise ses sentiments pour me débarrasser d'elle... Je devrais avoir honte mais il n'y a que ça qui m'ait venu à l'esprit pour qu'elle accepte de me laisser tranquille.
- T'es qu'un connard !, s'exclama-t-elle avant de se lever de mon bureau.
Ce n'est pas trop tôt, pensai-Je. Elle me fusille du regard avant de me tourner le dos. Je me remets au travail sans plus tarder, elle m'a déjà suffisamment mis en retard et j'aimerais pouvoir rentrer à l'heure chez moi ce soir.
- C'était Inès ? Qu'est-ce qu'elle te voulait ? Je croyais que tu étais encore avec ta copine ?, me questionna Klemens.
Klemens est l'un de mes nombreux collègues et nous nous connaissons depuis plus de cinq ans maintenant. C'est plus un ami qu'un collègue pour moi.
- Je te rassure je le suis toujours, lui répliquai-je en lui faisant un clin d'œil.
- Ah tu m'as fait peur là !, s'exclama-t-il amusé.
- C'est juste qu'elle ne veut pas me lâcher... Enfin on en parle plus tard, faut vraiment que je finisse ce soir.
- D'accord. Bah on a qu'à aller boire un verre ce soir ?
- Non je ne peux pas, faut que je rentre. On doit réfléchir avec Mélody pour le déménagement.
- Mais où est passé l'ancien Nicolai ? Tu sais celui qui était toujours partant pour aller boire un verre et s'amuser un peu, plaisanta-t-il
- Disparu, répondis-Je en souriant devant ma feuille.
- C'est ce que je vois, constata-t-il.
Pendant ce temps là chez Melody,
Point de vue Melody
Cela doit bien faire une heure que je parcours les petites annonces, voir le prix du marché dans la capitale danoise et dans sa banlieue proche.
- Maman ?, me demanda Malene
- Oui ma puce, lui répondis-je en quittant l'écran de l'ordinateur des yeux.
- Tu ais quoi ?
- Ce que je fais ? Je regarde quelque chose pour papa, toi et moi, lui dis-je alors qu'elle contourne la table basse pour venir jusqu'à moi.
- Je peux voir ?
J'acquiesce avant de l'installer sur mes genoux.
- Maison !, s'exclama-t-elle
- Oui exactement Malene.
- Pouquoi egade maison ?, me demanda-t-elle alors qu'elle met son pouce dans la bouche
- Avec Papa on trouve qu'ici c'est trop petit pour nous trois, lui expliquai-je.
Elle me sourit avant de poser sa tête contre ma poitrine, signe qu'elle veut que l'on fasse un câlin. Je bascule légèrement en arrière pour que mon dos soit contre le canapé, puis je pose mes lèvres sur son front.
- Je t'aime maman, me dit-elle
Je ne sais pas ce qui est le plus attendrissant le « maman » ou le « maman » qui va avec le « je t'aime ».
- Moi aussi, lui répondis-je.
L'odeur de Malene me donne envie de dormir. C'est certainement pour cela que je commence à piquer du nez.
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One more night 2
Lãng mạn« - Je ne sais pas quoi te dire ou quoi faire, avouai-je à Allyson. - Tu ne peux rien faire Melody, malheureusement. Le principal c'est que je puisse compter sur toi en toute circonstance, me dit-elle en laissant s'échapper quelques larmes. - Tu s...
