Chapitre 20

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" La vie est comme un jeu d'échecs : nous esquissons un plan, mais celui-ci est tributaire de ce que daignent faire l'adversaire aux échecs et le destin dans la vie. "

Citation de Arthur Schopenhauer


Nous étions en train d'attendre.
Le début de la fin.
Iris était venue nous rejoindre dans notre deuxième prison.
Elle c'était accrocher à moi comme à une bouée de sauvetage, heureuse de savoir que l'on était finalement tous en vie.
Armin, c'était excuser avant de l'embrasser, était-il vraiment amoureux d'elle ? Ou l'avait-il fait pour se faire pardonner?
Mais cela était la dernière de mes préoccupations.
Nous attendions la scène finale, la voix qui nous dirait qui a gagné et qui nous annoncerait que le jeu est fini.
Nous voulions juste savoir ce qui allait se passer après ça.
Pourquoi nos souvenirs étaient-ils aussi confus?
Que s'était-il passé après que l'on est monté dans le bus?


Je me sens nerveuse, et j'ai peur. Je tiens la main de Rosayla et d'Iris, et je n'arrive pas à faire autre chose à par regarder la pendule qui est incrusté dans le miroir, celui-là même qui a permis au mort de communiquer avec le chamane, et aussi celui qui nous retranscrit les images en direct du village.


Les petites aiguilles nous narguent, et parfois j'ai même l'impression qu'elles ne bougent pas.


Je n'arrête pas de penser à Vikctor, comme une obsession qui tourne et tourne dans ma tête.
Je me demande ce qu'il ressent pour moi, et si j'aurais l'occasion de lui demander une deuxième fois.


Je sens Iris qui ressert ses doigts autour des miens, et je regarde le miroir de la vérité. Il ne reste que quelques secondes avant la fin.


J'entends mon cœur battre contre mes oreilles, et j'ai chaud. Je me mords la lèvre juste avant qu'une voix retentisse :


- Le loup-garou blanc a gagné ! La Société Gamiv vous remercie d'avoir joué au"loup-garou de Thiercelieux" et espère vous retrouver prochainement pour une autre partie.


Là Société Gamiv? Qu'est-ce que ça veut dire?
Je regarde à côté de moi et remarque que Rosayla commence à devenir limpide. Je peux voir à travers elle comme si c'était un verre d'eau.
Je descends mon regard vers mes mains, et je me sens horrifier de les voirent disparaîtrent.


Je prends une grande inspiration et ouvre les yeux.
Le voile devant mes yeux se lève et je comprends enfin tout.


La capsule s'ouvre et je suis aveuglé par la lumière. Je mets mes mains devant mes yeux, avant de m'asseoir et d'observer ce qui se trouve autour de moi.


D'autres capsules sont à mes côtés et mes camarades de classe en ressortent aussi surpris que moi.


Je me souviens de tout, absolument tout.
Je me rappelle de ma mère, brune avec quelques cheveux blancs, des yeux clairs, qui était réticente à accepter de me laisser faire cette expérience.
De ma grande sœur, Agatha, complètement girly, toujours habiller en rose et qui adore se déguiser en fée quand elle en a l'occasion.
De mon médecin petit et grassouillet qui, il y a quelques semaines, m'a donné un papier d'autorisation comme quoi ma santé me permettait de participer à l'expérience.

Un jeu cruelOù les histoires vivent. Découvrez maintenant