« Jouer cœur est simple. Il faut en avoir, voilà tout. »
Citation de Jean Cocteau
- Vous ne pouvez vraiment rien, me dire? Nous demande Priya, avec dépit.
Je lui réponds par la négative, tout en pensant encore une fois à cette journée étrange.
- Nous avons signé un contrat de confidentialité nous n'avons le droit de ne rien dire, sous peine d'être poursuivies.
Elle soupire avant d'abandonner son interrogatoire. Je prends un paquet de chips que je dispose dans un bol. Je réitère mon action avec des gâteaux apéritifs.
Cette journée restera gravée à jamais dans ma mémoire. Après avoir mangé, nous avons rempli un questionnaire, et un développeur nous interrogeait sur notre expérience. J'avais beaucoup appuyé sur le fait que nos souvenirs disparus nous avaient énormément handicapés et paniqués, et que nos rôles avaient une influence sur nos actions.
Il avait écouté avec attention ce que j'avais à lui dire, et cela m'avait rassuré. Je ne souhaitais à personne que ce qui nous était arrivé se reproduise.
Après cela, ils nous avaient proposé de recommencer l'expérience dans des meilleures conditions, et en réglant les problèmes que nous avions rencontrés.
Nous avons quasiment tous refuser, cette expérience ne nous branchait pus autant qu'avant finalement. On se demande pourquoi?
C'est donc avec joie et bonne humeur que l'on avait organisé une soirée chez Iris. Nous avons invité toute notre classe, oui même Debrah, Iris y avait tenu, car malgré tout c'était toujours son amie. Mais celle-ci avait bizarrement refusé.
Ambre et ses acolytes étaient venus à notre grande surprise, elles étaient en train de se servir dans les boissons, pendant que j'apportais mes bols sur la table.
Tout le monde avait apporté quelque chose, j'avais préparé un gâteau et prit une boisson.
Après avoir fini d'aider Iris, j'allais me servir un jus de fruits, mais quelqu'un me tendit un verre avant que j'aie eu le temps de prendre un gobelet.
Je rencontra des yeux dorés.
- Merci, dis-je en rougissant malgré moi.
Je pris le verre et remarquai qu'il contenait exactement ce que je voulais, du jus de raisin.
- Est-ce que, tu me pardonnes pour ce que je t'ai dit, là-bas? Dit-il, stoïque
Il fait référence à la fois, pendant le jeu, ou il m'avait rejeté sans aucune pitié.
Je ne lui avais pas reparlé depuis que l'on était sorti de la société Gamiv, Rosayla m'avait suggéré d'attendre qu'il vienne vers moi quand il serait prêt. Elle m'avait assuré qu'il ne m'abandonnerait pas aux autres garçons, c'était sa personnalité compétitive et possessive qui le lui interdirait. Et elle avait, sûrement, encore une fois raison.
- Est-ce que tu m'aimes? Je veux dire, comme une femme, enfin, est-ce que tu veux sortir avec moi? En tant que petite amie?
Je m'embrouillais dans mes mots, mais je voulais qu'il comprenne ce que je voulais lui dire.
Il avait continué à me regarder dans les yeux sans broncher pendant que j'avais parlé. Le Vicktor, maître de ces émotions, était de retour.
- Oui, si tu me pardonnes? Dit-il toujours avec la même voix.
Je ne lui réponds pas et me contente de lui sourire, car à vrai dire ma voix a disparu, je n'arrive pas à lui répondre. J'ai enfin ma réponse et j'en suis heureuse.
Je lui ai déjà pardonné, en écoutant mes amies, je connais ses raisons.
Et je connais le caractère de celui que j'aime, de plus je ne suis pas particulièrement rancunière.
On se regarde sans savoir quoi faire, et finalement nous nous penchons l'un vers l'autre. Lui avec plus d'hésitation que moi, nous ne savons pas quel goût ont nos baisers dans la vie réelle. Car, la seule fois où nous nous sommes embrassés, c'était en quelque sorte dans un jeu vidéo.
Le baiser est tout à fait normal, il est plaisant et doux.
J'entends Rosayla nous appeler. Je lui prends la main et nous prenons place autour de la table. Mon ami à la chevelure blanche est la seule qui est debout, elle nous explique les règles du jeu, même si nous le connaissons tous.
Au moins, cette fois-ci, on était sûr d'être dans la réalité et de ne courir aucun risque, jouer comme au bon vieux temps nous avaient semblé être une bonne idée.
Elle nous donne une carte chacune. Je souris quand je vois mon rôle.
- Le premier qui triche, dit Rosayla, je le sors du jeu.
Je ferme les yeux, et quand je l'entends dire "Les loups-garous se réveille", je croise le regard de trois personnes, le premier est celui d'Ambre. Elle me lance un clin d'œil, je sens que l'on va bien s'amuser. Je vois aussi le sourire de Castiel et celui de Kim.
Je laisse couler mon regard vers Vicktor, je pense que l'on a le droit à une petite vengeance personnelle, et si l'on essayait de faire croire que c'est encore une fois Vicktor le loup? Tout le monde va se méfier de lui de toute façon, donc autant en jouer.
L'amour est un jeu cruel qui nous aveugle et peut nous faire perdre, d'une façon ou d'une autre.
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Un jeu cruel
FanfictionIls sont dans un jeu. Ils ne savent pas comment ils sont arrivés là, mais chacun d'entre eux a un rôle. Lynn est la "Sœur". Avec ses amis, ils vont essayer de démasquer et de tuer les loups-garous le plus rapidement possible pour survivre. Mais à qu...