Chapitre 10

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**PDV Maéva**

Trevor avait fermé les rideaux de la chambre. J’étais dans le noir complet, effrayée de ne rien voir. Il pouvait être n’importe où! Derrière moi, sur ma gauche, dans le coin à attendre l’occasion de me sauter dessus…

Je me tenais sur mes gardes, guettant le moindre mouvement susceptible de révéler la présence du psychopathe.  Je ne bougeai pas, j’attendais. J’essayai d’apercevoir quelque chose à travers l’obscurité, ce qui s’avéra être un échec. Je pourrais toujours essayer de me précipiter en courant vers la porte et essayer de la défoncer, mais je suis trop chétive, donc…ça ne fonctionnera pas. En plus, je vais me faire mal et être une proie encore plus facile pour Trevor. Ce geste stupide mettrait fin à notre partie de cache-cache si intéressante! Quoique très effrayante, et aussi stressante… 

- Je suis loin de toi, tout en étant près de toi. Je suis partout autour de toi, chuchota-t-il dans la pénombre.

- C’est à l’asile que tu devrais être! 

J’avançais à tâtons vers ce que je supposais être le mur où il y a la fenêtre. Je mis la main sur les rideaux. Je tirai un bon coup afin de les ouvrir. Trevor était, évidemment, juste à côté. Dès que la lumière eut apparu, il me fit un sourire avant de me sauter dessus et de me balancer sur le lit. Il s’installa à califourchon sur moi et plaqua mes poignets contre le matelas. 

- Débarque, gros obèse, tu m’écrase!

- Je ne suis pas gros, je suis musclé.

- Je m’en tape de ce que tu es!

- Tu pourrais être polie?, demanda-t-il.

- Tu ne le mérites pas, mais d’accord, soupirais-je. Trevor?

- Oui?

- Voudrais-tu, s’il te plaît, me faire le plaisir de bouger ton gros cul de sur moi?! 

- Mais je suis bien sur toi! Je me sens puissant, souria-t-il avec malice.

- Profites-en, c’est rare que ce sentiment t’habitera. Cordialement, va te faire foutre, salopard, rétorquais-je calmement avant de lui cracher au visage.  

- Ta gueule!, hurla-t-il avant de me foutre une claque sur la joue.

- Pourquoi m’enfermer ici si tu passes ton temps à me frapper?, hurlais-je en laissant couler quelques larmes de mes yeux.

- Parce que tu es à moi, dit-il en léchant l’eau salée sur mon visage.

- Ne me touches pas!, sanglotais-je.

- Tu changeras d’avis….ou pas. Mais le résultat restera le même, tu vivras ici avec moi. 

Il colla sa bouche à la mienne. Je me retenais pour ne pas vomir. Pitié, pas…ça…

J’avais beau essayer de bouger, ça ne donnait rien. Le gros porc assis sur moi empêchait tout mouvement. Mes larmes ne donnaient rien. Il était totalement insensible à ma souffrance. Je crois même qu’elles l’excitaient. Il est dérangé! 

Sa langue voulu s’incruster à nouveau dans ma bouche, mais moi, pas. Je me débattais du mieux que je pouvais afin d’éviter que ses lèvres n’entrent en contact avec les miennes. Mes gestes l’énervaient au plus haut point.

My Dreams Are Broken. (Tome 1)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant