Les chasseurs étaient chassés.
Ils se retrouvaient à encercler leurs proies non pas pour les tuer mais pour les protéger.
Pour les protéger de nous, les nouveaux prédateurs.
Max était arrivé à temps pour prévenir les autres et le piège c'était resserré autour d'eux. Toutes les lances étaient pointées vers eux et formaient un cercle compacte infranchissable. Les chiens, contre toutes attentes avaient encerclé les drachus afin de les protéger et non les dévorer. Se dressait alors, vu du ciel, un cercle de 4 anneaux. Celui des drachus en son centre, celui des chiens juste autour, un autre d'herbe qui séparait le dernier cercle des chiens, nous.a
Les personnes qui n'entouraient pas les animaux entrèrent dans le cercle des chiens. Ils avancèrent doucement, les bras tendus, sans armes. Ils vinrent apaiser leurs flancs. Les chiens furent pris de frissons au contact des humains. Ils semblèrent s'apaiser et leur regard apeuré se changea en regard de loyauté. Comme si se simple contact les avaient liés à jamais à leur maître.
Les drachus furent arnaché et tous trouvèrent une montures en fonction de leurs attentes et demandes. On se serait cru en plein marché. Les bêtes en trop furent attachées afin de les déplacer avec nous en troupeaux. Il restait 11 chiens et 18 drachus. Nous nous remîrents en route tout en protégeant le troupeau central. Nous nous dirigeons vers la ville. Le soir tombait peu à peu sur la plaine et les bêtes commençaient à sortir de la forêt pour chasser tels une bande de chacals attendant le moindre manque d'inattention pour nous saisir a la gorge et nous laisser agoniser doucement. La nouvelle nature était impitoyable. Entre monstres, épidémies, nouvelles espèces et pouvoir, je ne savais comment nous allions survivre.
Peu à peu la plaine laissa place a des lianes sur le sol recouvrant le béton, la forêt a des maison et immeubles recouvert en partie par la végétation, les collines laissant place au maison de feuilles. Les créatures se permettaient de roder de plus en plus proches de nous, dissimulé par les bâtiments. Il nous fallait trouver un refuge au plus vite avant de se faire attaquer par ses bêtes assoiffées de sang et déchiqueté en morceaux. Le troupeau appattait les prédateurs alentours et nous obligeait a trouver un endroit approprié afin de les protéger nous dirigeant toujours plus profond dans cette ville sombre. Notre vitesse était augmentée mais la dangerosité du lieu nous obligeait a être méfiant et a avancer au pas.
Nous trouvâmes alors, au tournant d'une rue, quand nous pensions déjà à abandonner ses pauvres bêtes aux créatures afin de nous permettre de fuir, un hangar de pompier. Il était immense et vide de tout camion nous laissant ainsi toute la place nécessaire. Il y avait même des barrières de chantier que nous utilisèrent pour entourer les bêtes et renforcer ainsi la sécurité de l'endroit. Nous renforcèrent les portes avec des sacs de sables et toutes les portes firent fermées à clé.
Nous avons exploré le reste du bâtiment uniquement afin de trouver l'infirmerie qui comportait une multitude de matériel pharmaceutique qui nous permettrait de vivre plus décemment. Une fois cela fait et tout le matériel utile rapatrié, nous avons fermé et barricadé le reste du bâtiment. Les tours de gardes se feraient plus réduit cette nuit et nous permettrait de mieux dormir étant donné la bonne sécurité que nous assurait cette endroit. Nous avions même une arrivée d'eau pour les animaux en utilisant leurs pompes qui servaient a remplir les camions et a les laver. Nous avions pour une fois droit a un vrai répit.
Après avoir mangé en ayant installé un feu au milieu du hangars et installé notre camp, des dizaines de tentes dans un hangars, nous sommes allés nous coucher. Je me retrouvais enfin seul avec Léa. Sans échanger un mot nous nous étions enlacé et embrassé. Nous avions retrouvé notre fusion, notre état de parfaite symbiose. Nous nous endormirent sans échanger mot. Les paupières lourdes nous avaient contraint à cesser se moment en nous faisant comprendre que nous ne tiendrions pas plus longtemps. Se fut ma première nuit dans ses bras.
Les rayons du soleil passant à travers les plexiglas tinté qui servaient de fenêtres au hangar vinrent porter leur chaleur sur nos tentes et nous rendant bientôt dans l'incapacité totale d'y rester plus longtemps, l'intérieur s'étant transformé en vrai fournaise. Nous nous réveillâmes en même temps pour la plus part excepté quelques uns déjà affairés. Les chiens et les drachus avaient déjà reçu une grande quantité d'eau. Nous étions désormais confrontés à un problème de taille, il fallait trouver de la nourriture en abondance afin que nos chiens puissent se substanter ainsi que nous même car nos réserves de nourritures s'épuisaient à vu d'œil.
En me surélevant pour que tous entendent, « Nous allons explorer la ville en petits groupes afin de trouver des choses utiles à notre survie : armes, médicaments et bandages, matériel et surtout, nourriture. Il faut un autre groupe pour rester ici et surveiller l'endroit, un autre pour aller faire chasser les chiens et un dernier pour faire sortir les drachus afin qu'ils puissent brouter la plaine. »
Les groupes se firent rapidement. Mon groupe était composé de Camille, Seb, Max, Jayson, Léa et Hunt. Nous allions explorer la ville ensemble. Notre groupe parti dans les premiers et je laissa Blizzard aller chasser. La ville et les buildings en ruines et recouvert de verdures rendaient se paysages urbains magnifiquement apocalyptique.
Nous enchaînions les rues qui se faufilaient entre les bâtiments. Nous sentions des présences nous observer. Jamais ces frissons dans la nuque ne s'arraitaient et cette sensation constante de devoir être prêt à fuir à tout moment. Nous étions sans cesse aux aguets et nous ne relâchions jamais notre attention. Nous sommes rentrés dans un vieux super marché. Les portes en verre coulissantes qui s'ouvraient autrefois à la simple détection de notre présence étaient désormais en morceaux et des bouts de verres étaient emportés par les bourrasques ici et là.
Nous les avons enjambé armes au poing. Mais nous sommes tombés sur autre chose que sur ce a quoi nous nous attendions. À la place des étalages de nourriture se dressait un paysage morbide et une odeur de putrefaction des corps qui se décomposant en émanait. Cette odeur nous l'avions confondue avec les produits frais qui avaient pourris mais nous n'aurions jamais pensés qu'à la place se dresseraient des dizaines de cadavres de toutes espèces. En reculant devant cet immonde spectacle, mon pied vint buter contre une masse osseuse qui alla rouler plus loin.
Se choc me déséquilibra et n'étant pas encore habitué à ma nouvelle stabilité et mon seul bras occupé à tenir mon épée je m'écrasa la tête la première sur le sol. Mon visage se retrouva face à l'objet qui l'avais fait tomber. C'était un crâne encore en partie recouvert de peau mais qui laissaient apparaître sa mâchoire. Des insectes le rongeaient et les vestiges des globes oculaires étaient éclatés et recouvert d'une substance ignoble. Le crâne puait la mort mais je ne poussa pas de cri malgré mon cœur qui s'emballait. Je me releva sans trop de problème.
Je remarqua que Max avait placé sa main sur la bouche de Camille pour l'empêcher de crier.
Nous ne pouvions nous permettre de faire du bruit et ça tous le savaient, même Léa qui s'était appuyé sur l'une des caisses mais qui s'était retenue de crier de justesse. Je voyais leurs poitrines se soulever et s'abaisser rapidement.
Je leur hocha la tête et ils acquiescèrent en retour, Max relâchant son étreinte sur la bouche de Camille qui eu l'air énervée. Nous avons continué dans le supermarché et nous avons trouvés des marques de combats. Des flèches avec des plumes en plastiques à l'une des extrémités étaient plantées un peux partout. Après les avoirs récupérer, pour celles qui étaient entière, je me suis approché de mes compagnons, là tête avancée vers eux afin de leur faire comprendre mon intention de leur dire quelque chose.
En chuchotant, « Il y a d'autres humains dans la ville, j'en suis sûr, je me disais bien que la présence que nous sentions qui nous observait n'était pas animale. Mais se qui m'inquiète, c'est que les corps sur lesquels nous venons de tomber se sont entretués. Il y a des flèches plantées dans des corps d'autres humains... »
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Gaïa - Tome 1
FantasyDracke, c'est mon nom. J'ai toujours eu du mal à me trouver une place dans l'ancien monde. J'avais peu d'amis, jamais connu l'amour et beaucoup de problème dans ma famille, à l'école. Mais depuis ce fameux soir, qui m'a fait chavirer et qui a failli...
