Juste avant d'arriver devant l'échoppe des runes, Blizzard bifurqua entre deux tentes avant de freiner conformément à mon injonction. J'avais l'impression de m'être adressé à voix haute à mon chien mais en y repensant j'étais casiment sur qu'aucun son n'était sorti de ma bouche. Cela me taraudais l'esprit mais la chaleur qui me brûlait désormais la jambe me sorti de ma torpeur pensive. Je me saisi alors de la boule de cristal. Elle était chaude, presque brûlante mais sa lumière était presque imperceptible, camouflée par la lumière du soleil. Je la fit alors rentrer en collision avec le poil soyeux de Blizzard. A son contact, un nouvel hologramme apparu. Les lettres dansaient dans les airs tel la fumée d'une bougie qui se laissait doucement dériver par la brise. Ses lettres vertes lumineuses affichaient cette fois :
Nature : Zoka
Puissance : Paladium
Étoiles : 27
Capacité : rapidité
Blizzard était donc lui aussi le détenteur d'un pouvoir. Un sourire vint balafrer mon visage d'une joie indescriptible. Je referma ma main sur l'orbe et l'holograme disparu comme emporté par le vent. Je replaça la sphère qui avait retrouvé son étrange neutralité et je la replaça dans ma poche afin de sentir cette chaleur seul indicative d'un détenteur de pouvoir durant la journée. Je réfléchit un instant et fini par conclure qu'il valait mieux que Blizzard rentre à ma tente et que je continue le chemin à pied chez la marchande pour ne pas faire peur à l'hermite. À peine ai je eu le temps d' ouvrir la bouche pour l'indiquer à Blizzard qu'il s'était détourné et qu'il entamait déjà sa course à la vitesse de la lumière vers ma tente. J'en était désormais intimement persuadé, Blizzard pouvait lire dans mes pensées. Cela me semblait étrange étant donné que se n'était pas son pouvoir mais je ne pouvais désormais plus en douter.
Je sorti donc de cette ruelle formée par ses tentes de peaux et surplombée par un ciel bleu claircemé de vêtements pendu à des cordes de lianes tressées sur lesquelles étaient étendues divers habits à sécher. Ses guirlandes de peaux venaient renforcer cette atmosphère tribale du village. Lorsque je suis arrivé dans la rue marchande, la jeune vendeuse m'attendais, les mains appuyées sur ses hanches, juste devant son échoppe.
Elle me lança : « Te voilà enfin ! »
« Désolé j'ai été quelque peu retardé. »
« Ne perdons pas de temps alors, j'ai un magasin à tenir moi. Suis moi et ne traîne pas des pieds, dit elle en se mettant à courir et tout en rigolant d'un rire cristalin et enfantin. »
Je couru également, j'avais presque oublié se que c'était qu'être un enfant, se que c'était de s'amuser et de courir de façon effrainée dans les rues d'une villes, esquivant les passant tout en essayant de rattraper la personne devant moi. J'avais oublié se que c'était de voire le paysage défiler à tout allure, de voire les formes mobiles des gens se rapprocher à tout vitesse. J'avais oublié le son de la cohue de la ville que tu effleurait du bout des oreilles, chaque conversation dont on ne saisissait qu'une bribe et dont on voulait savoir la suite, chaque bruit qui rettentissais aux alentours. J'avais oublié le son du rire, de mon rire, se son qui t'emplissait d'énergie et qui te saisissait au plus profond de ton âme. J'avais oublié l'odeur de la transpiration de la ville qui laissait peu à peu place à celle des feuilles mortes et de la végétation au fur et à mesure que nous quittion le village. J'avais oublié le plaisir d'esquiver les tronc d'arbres, d'enjamber les racines et de sauter au dessus des souches mortes à toute vitesse. Mais j'avais aussi oublié ma récente instabilité.
J'enjambe une racine quand soudain je perd mon équilibre. Mon pied vient atterrir sur un caillou qui roule sous la plante de mon pied. Mon second pied se tord contre une seconde racine. Je tente de me saisir à une branche de mon bras gauche mais celle ci se casse. J'essaye alors de me rattraper sur le sol de mon bras droit. Puis je me rappelle. Je me rappelle de la raison de ma chute. Mon corps se projette à toute vitesse sur le sol. Il roule sur plusieurs mètres, emporté par la vitesse de la chute tout en sautillant, balotté par les racines et le dénivelé. Mon crâne atterrit alors sur un rocher. Cette chute fait mal, très mal. Elle fait mal de part ma propre incompétence à rester debout. Elle fait mal de part se soudain rappelle à une réalité qui me torture. Elle fait mal de part cette indélébile marque de mon incapacité symbolisée par l'absence irréversible de mon membre supérieur droit. Mon si précieux bras droit...
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Gaïa - Tome 1
FantasiaDracke, c'est mon nom. J'ai toujours eu du mal à me trouver une place dans l'ancien monde. J'avais peu d'amis, jamais connu l'amour et beaucoup de problème dans ma famille, à l'école. Mais depuis ce fameux soir, qui m'a fait chavirer et qui a failli...
