Je me retourne, encombré par les seaux. Le métal froid de la hanse mordant ma nuque. Je ne sais plus dans quelle direction se trouve la grotte. Je suis perdu au milieu de cette verdure. Je me remets alors à courir, conformément aux indications de mon nouveau maître. Je cherche de l'eau, je cherche du bleu, je cherche une odeur d'algue, je cherche un bruit de ruissellement, je cherche un ruisseau, une rivière, un fleuve. 20 minutes plus tard je fini par entendre le clapotis des gouttes d'une petites cascade formées par les cailloux d'une rivière ou d'un ruisseau. Je me précipite vers l'origine du bruit. Ma course effrénée masque l'augmentation incessante du bruit de se clapotis. Je fini par l'entendre au point d'être empli par tout se son. Mon champs de vision s'éclaircit de plus en plus tandis que la végétation se fait de plus en plus rare. Et je tombe alors nez à nez avec une cascade immense de plusieurs dizaines de mètres. La brume formée par les gouttelettes projetées à toutes vitesse sur l'eau en contrebas forme un nuage immense. Il rafraîchit l'air. Je reste bouche bée devant se spectacle magnifique.
Mais je reprend rapidement mes esprits et remplis en un instant mes 3 seaux. Je les replace de part et d'autre de mon corps et je reprends ma course afin de retourner à la grotte tout en essayant de me souvenir du trajet même si cela s'avère être extrêmement ardu en raison de la végétation abondante. Au bout d'une bonne vingtaine de minutes je fini par retrouver la grotte. Je suis alors empli de joie de retrouver l'ermite et de lui livrer cette cargaison d'une vingtaine de kilo, arrachant ma peau aux endroits où les hanses en métales reposaient. Je débarque alors en déboulant à toute vitesse dans la grotte. Simon m'attend debout les bras croisés.
« Hé bien, il était temps. Maintenant dépose les seaux sur le sol, une fois cela fait, ferme les yeux. »
J'obtempère sans trop savoir ce qu'il me préparait. Je ferme les yeux tout en restant droit. J'entends les seaux en métals s'entrechoquer. Puis je sens le froid. Le froid glacial de l'eau qui me mort la peau. Je me retrouve trempé, grelotant, le souffle coupé par cette douche inattendue. J'ouvre alors les yeux.
« Reprend les seaux et recommence encore et encore jusqu'à ce que le soleil se couche, me dit il en gardant son air sérieux et grave. »
Je m'apprêtais à lui répondre quelque chose mais à peine ai je ouvert ma bouche qu'il sur renchéri :
« Si ça ne te convient pas, alors autant arrêter tout de suite d'espérer devenir mon disciple. »
Je m'exécuta alors, sans un mot, grelotant de froid, trempé jusque dans mes bottes. Je décida de retirer mon haut. Je me retrouvai alors torse nu. Je me saisi des seaux d'eau. Le froid du métal vint mordre avec encore plus de ferveur ma peau déjà glacée par l'eau de la cascade. Et je reparti en courant.
J'ai continué ainsi des heures et des heures durant. Je ne vis même pas le soleil tomber. Je ne m'arretai pas une fois ni pour manger ni pour boire ni pour me reposer. C'est pour ça que je me suis effondré lors de ma 48eme douche glaciale de la journée. Cette fois si le soleil ne sechait plus mon corps trempé. Je grelottait de froid et de fatigue. J'avais la gorge sèche.
Le ventre qui gargouille. J'avais l'impression que ma tête allait exploser. Mon corps était lacéré par le métal de seaux que j'avais transportés toute la journée. Je ne sentais plus aucuns de mes muscles. Simon me pris dans ses bras comme un bébé et me déposa prêt de son haut fourneau. La chaleur du feu me secha et me rechauffa. Il me donna une gourde d'eau ainsi qu'un bou de pain et un peu de fromage. En redecouvrant se goût mes sens atteignèrent un niveau d'extase inimaginable. Je me suis alors endormi au pied du feu, l'estomac rempli, rassuré par cette présence chaleureuse et paternelle que représentait Simon, la même personne qui m'avais pourtant presque torturé pendant une journée entière.
Je fut réveillé le lendemain par un seau d'eau glaciale. Le soleil venait à peine de se lever. La silhouette musclées du viking forgeron se trouvait juste au dessus de moi, masquant les trait de son visage grâce aux rayons de soleils venant de l'entrée de la grotte le plongeant ainsi dans l'ombre. Il me donna un autre bout de pain ainsi qu'un bout de viande séché ainsi qu'une gourde. Je mangea et je bu le tout sans me faire attendre. À peine ai je eu le temps de finir que Simon me brandissais les 3 seaux. Je continua donc ainsi pendant prêt de 5 jours. Rentrant de temps en temps au soir dans ma tente dormir aux côtés de Léa lorsqu'il m'en restait la force. Je n'adressais presque jamais la parole à Simon et je ne m'arretai que vers midi pour disputer avec lui l'un de mes 3 repas. Se rythme éprouvant renforçait vraisemblablement mon corps. Des plaies apparaissaient là où je plaçais les seaux. Je e répérais de plus en plus vite, je faisais de plus en plus de trajets par jours et je sentais de moins en moins le poids des seaux remplis d'eaux. Je ressentais également de moins en moins le froid glaciale de l'eau de la cascade qui mordait au paravent avec ferveur ma peau. J'avais pourtant l'impression que je n'avais e'vore rien fait et que le plus dur m'attendais alors que la fatigue s'emparrait de plus en plus de mon corps. On était fin de semaine et le tournoi se rapprochait de plus en plus vite. Il se deroulerai demain toute la journée et commencerai dès le matin jusqu'au lendemain.
Je rejoins alors Simon dans sa grotte après une bonne nuit de repos passée aux côté de Léa.
Simon : « Demain, il y a un tournoi auquel tu dois participer paraît il. Donc aujourd'hui repose toi et soit prêt pour demain. »
Il se retourne et se saisi d'un long bâton de combat recouvert de runes gravées dans le bois.
« Tiens, il est pour toi. Entraîne toi un peu avec aujourd'hui. Il permet de donner des coups violents à tes ennemis. Tu peux également le téléporter sans difficulté grâce à ton pouvoir et en utilisant une énergie minime. Il est casiment incassable. Si tu demande comment je sais tout ça, c'est Lyna qui me l'a dit. Et sache que tu peux utiliser se genre d'armes non létale ainsi que ton pouvoir durant le tournoi. »
« Je ne sais comment vous remercier... »
« Ta présence en un seul morceau dans 3 jours me suffira grandement. Même si tu n'arrive pas au sommet, essaye d'aller loin compris ? »
« Compris! »
« Allez, file alors ! »
C'est ce que je fis sans me faire prier, fier de ma nouvelle arme.
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Gaïa - Tome 1
FantasiDracke, c'est mon nom. J'ai toujours eu du mal à me trouver une place dans l'ancien monde. J'avais peu d'amis, jamais connu l'amour et beaucoup de problème dans ma famille, à l'école. Mais depuis ce fameux soir, qui m'a fait chavirer et qui a failli...
