Chapitre 14 : Le monstre tapi dans l'ombre

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C'était une journée normale au sein de la cité Gaïenne. Entraînement, exercices, balade avec mes amis, repos, aider là où on avait besoin de nous... Nous commencions à véritablement entrer dans leur société, en plus de nos entraînements intensifs, nous participions également aux tâches quotidiennes des gaïens. Ils nous apprenaient également des règles de survie à l'extérieur avec les nouvelles créatures qui peuplaient ce monde. Je me suis révélé être excellent élève, plus qu'autrefois. Nous nous rapprochions de plus en plus de Léa et Hunt. Notre groupe était de plus en plus soudé.

-~•~-(×)-~•~-

Léa : 《 C'est mon choix et c'est mon dernier mot. 》
Les voix de Cariss, Léa et Hunt s'élevaient des appartements de Cariss.
Hunt : 《 Si vous ne nous affranchissez pas nous partirons quand même. Nous avons décidé de venir vous demander pour ne pas créer de conflit mais si vous réagissez comme cela, nous partirons ce soir. 》
Cariss : 《 D'accord et que vos amis partent aussi, vous serez bannis d'ici. 》
Léa : 《 Si c'est votre choix ! 》
La lourde porte de la pièce s'ouvrit, Léa et Hunt en sortirent. Léa était rouge de colère et Hunt dépité. En me voyant, Léa fondit en larme et je la pris dans mes bras. Après une longue étreinte nous nous sommes séparés et sans un mot sommes retournés à nos appartements. Tout ça parce que nous nous étions attachés à des gaïens, ils nous jetaient comme des vieux sacs usés. Je me sentais trahis. Mais ce n'était que le début. Je me chargeai d'annoncer la nouvelle à nos compagnons pour épargner ce désagrément à mes 2 amis gaïens. Nous fîmes alors nos bagages. Ils étaient bien chargés. Alors que nous finissions, une détonation résonna dans l'arbre vie et il trambla. Nous nous sommes alors précipités pour voir ce qu'il se passait. Des gaïens se précipitaient avec des seaux d'eau vers un brasier qui se formait sur l'arbre. Les flammes avaient du être causées par une explosion inconnue. Nous nous sommes précipités pour aider ces gaïens en panique totale. Une fois le feu éteint, il y avait en faite peu de dégâts car nous avions réagi rapidement. Nous sommes rentrés dans nos appartements, épuisés.
La cloche du souper retentit. Quand nous nous apprêtions à sortir, la porte fût défoncée et des gardes gaïens lourdement armés rentrèrent en courant, l'air grave. Nous nous sommes alors regardés, se demandant ce qui se passait encore.
Soldat gaïens, d'une voix dure : 《 Mademoiselle Léa, vous êtes arrêtée pour attentat terroriste. 》
《 What ?? C'est quoi ce bordel ? Elle a rien fait !!! 》
Celui qui semblait être le chef du détachement gaïen : 《 Suivez nous ou nous serons obligés de répondre par la force! 》
Elle n'eût d'autre choix que de les suivre. Ils la conduirent dans un endroit que je n'avais jamais vu avant. C'étaient de larges couloirs sombres et vides qui descendaient vers les tréfonds de l'arbre. Les murs étaient vides d'ornements et de fenêtres. Au bout se trouvait une salle vide où il n'y avait personne. Il y régnait une atmosphère lourde ainsi qu'un noir complet que seules les lampes à champignons lumineux qu'utilisaient les gardes venaient perturber. Une petite porte de fer forgé se trouvait devant nous. Elle était facilement remarquable car elle venait contraster avec le reste de la salle uniquement composée de bois. Il y avait là 10 serrures. Ils la firent s'asseoir sur le sol. Elle dût attendre là quelques heures dans le silence.

-~•~-(×)-~•~-

《 On ne peut pas l'abandonner ! Les gars venez on va la chercher de gré ou de force. Qui vient ? 》
Camille : 《 Moi 》
Hunt : 《 Même si c'est de la folie vous aurez besoin de moi 》
Max : 《 Moi évidemment 》
Jayson : 《 Je veux venir vous aider 》
Seb : 《 Moi 》
Jeanne : 《 Je peux venir ? 》
《 Non, toi tu restes ici, je ne veux pas que tu sois blessée 》
Jeanne : 《 Mais je veux me rendre utile ! 》
《 Non c'est non 》
Elle partit en râlant. Le reste du groupe nous a suivi à part les plus jeunes.
Quelqu'un frappa à la porte.
Je m'empressai de l'ouvrir et je vis apparaître Leïla essoufflée et couverte de suie.
《 Qu'est ce que tu fous dans cet état ? 》
Leïla : 《 Je l'ai vue le faire ! J'ai vu Léa faire tout exploser. J'ai à peine eu le temps de fuir que je me suis fait éjectée de la salle par le souffle de l'explosion. 》
La plupart renonce alors à venir sauf mes amis qui savait cela impossible.
《 Jamais elle ne ferait ça ! Tu mens, j'en suis convaincu. J'irai la chercher quoi qu'il arrive 》
Jayson : 《 Et nous serons à tes côtés pour t'aider. 》
Leïla : 《 Si tu fais cela, je serai contrainte d'appeler les gardes pour vous en empêcher 》
Elle s'écroula alors sur le sol dans un bruit sourd. Hunt se trouvait derrière avec un large sourire,
Hunt : 《 Problème réglé 》
Nous l'avons attachée avec de la corde.
《 Prenez vos affaires et rendez vous au port sur le bateau de Léa, ils vous aideront car ils connaissent la vérité, cachez- vous dans la cale. Si nous ne sommes pas revenu à l'aube, partez! Nous trouverons un moyen de vous rejoindre. Et prenez soin de Blizzard en mon absence 》
Nous avons pris nos sacs et nos armes, nous nous sommes également équipés de nos armures et nous sommes partis après avoir fait un dernier aurevoir à notre groupe.
Hunt nous a conduit par les mêmes couloirs qu'avait parcourus Léa une heure plus tôt. Nous n'avions qu'une seule lampe pour nous éclairer. Nous avons alors aperçu de la lumière au bout du couloir. J'ai éteint la seule lampe que nous avions afin de bénéficier du meilleur effet de surprise car même si nous nous étions entraînés au combat, Hunt et moi étions les seuls à battre Léa au corps à corps et les autres n'arriveraient pas à battre les gardes. Nous nous sommes alors faufilés dans la grande salle vide.
Hunt, dans un murmure de colère : 《 Il est trop tard 》
Les 10 membres du conseil se trouvaient là ainsi qu' une petite garnison de soldats de 10 personnes également mais aucune trace de Léa. Nous avons entouré les soldats que nous avons assommés rapidement et sans difficulté. Ils se sont écroulés dans un bruit qui a alerté les membres du conseil. Ils se retournèrent vers nous. Il ne restait qu'une lampe à champignons au centre de la pièce car les autres s'étaient cassées ou éteintes durant le court affrontement. Cela donnait aux membres du conseil une allure funèbre à cause de leurs visages graves et de leurs longues robes vertes. A chacun de leur cou pendait une clé de bois. J'ai vu alors Cariss prendre la sienne dans sa main. Je me suis alors précipité sur lui dans un geste de fureur pour la lui prendre des mains. Mais avant que je ne l'atteigne, une gerbe de flammes s'échappa de sa main et une odeur de brûlé enveloppa la pièce. Je sautai alors sur Cariss que je plaquai au sol avant de le frapper une première fois au visage avant qu'une dizaine d'autres coups lui criblent le visage. Camille m'arrêta le bras avant qu'il n'atteigne son visage déjà en sang. J'étais tremblant de rage.
《 Pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi ? Qu'aviez vous comme preuves ? 》
Une des membres du conseil m'apporta un papier sur lequel était écrits les mots : Ceci est ma vengeance pour m'avoir injustement punie pour avoir fait ce qui était juste ainsi que de ne pas m'avoir laisser partir, j'avais pourtant prévenu Cariss de mes intentions si vous ne m'affranchissiez pas. A vous d'en assumer les conséquences.
Léa
Je relus plusieurs fois le papier et je reconnus que ce n'était pas l'écriture de Léa.
《 C'est Cariss qui a trouvé ce bout de papier sur le pas de sa porte et nous l'a rapporté après l'explosion. Il nous avait d'ailleurs expliqué qu'elle lui avait dit que si elle n'était pas affranchie, elle se vengerait et que c'est pour cela qu'il avait directement pris la décision de refuser sans nous consulter mais il avait pris cela pour une simple menace. 》
《 Alors de 1 ce n'est pas son écriture, de 2 n'importe qui aurait pu l'écrire, de 3 j'étais de l'autre côté de la porte et j'ai entendu toute la conversation et de plus Hunt était à ses côtés et aucun de nous n'a entendu qu'elle avait dit ça. Cela fait 2 voix contre une ! 》
Les membres du conseil déconcertés de voir Hunt acquiescer se regardaient en silence avant de se chuchoter trois mots sans en adresser un à Cariss qui s'était relevé le visage maculé de sang et qui nous regardait avec haine et rage. Les membres du conseil se retournèrent alors vers Cariss, résigné et se dirigèrent en silence vers lui.
《 Vous êtes accusés de corruption, abus de pouvoir, attentat, falsification de documents, mensonge et trahison. Vous êtes donc condamnés à la peine maximale mais en attendant la reconstruction de la clé que vous avez brûlée nous allons vous conduire au cachot. Mais avant cela la femme de vérité va empreinter le portail pour se rendre ici et nous faire savoir tes intentions. Elle est déjà en route. 》
《 Qui est en route ? Et pourquoi ne libérez vous pas Léa de sa prison ? 》
L'un d'eux se retournait vers moi d'un air triste et désolé : 《 Car il nous est impossible de la sauver. Le seul moyen d'y accéder était d'avoir toutes les clés et il nous est impossible de la reconfectionner avant que Léa ne meurt de l'élixir qui lui est fourni quotidiennement dans cette salle. Le liquide vous ronge petit à petit d'une mort lente et dure environ 3 mois. Vu que vous n'avez rien d'autre à manger, vous serez obligé de le consommer. Et pour conclure le tout il y a une petite fenêtre se situant tout en haut de la salle qui donne sur le haut de l'arbre et qui donne l'espoir d'une sortie, pourtant trop petite pour passer, que personne ne peut atteindre. Telle est la peine maximale. 》

Ça a claqué dans l'air comme un coup de tonnerre. Je me suis senti me décomposer, m'effondrer sur moi-même , mon coeur exploser. J'ai voulu crier, hurler mais quand j'ai ouvert la bouche seul un son sourd en est sorti. Je voulais pleurer mais aucune larme ne coulait sur mes joues. Je suis tombé à genoux sur le sol et j'ai dit d'une voix rude et creuse, presque caverneuse :
《 Partez mes amis! Rejoignez les autres! Je reviendrai et vous retrouverez en temps voulu là où les chemins de sang se rencontrent》
J'ai dit cela machinalement sans aucune émotion. Camille allait dire quelque chose mais quand je croisai son regard, elle comprit et partit sans un mot.

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