Ça faisait 1h qu'on marchait et on était frigorifié. C'est alors que j'entendis un son, ou plutôt un cri de détresse. J'interpelai Cam d'une tape sur l'épaule et lui montrai la position du cri. Il venait d'une maison avec une porte en fer et une grande fenêtre. Le bruit retentit alors à nouveau. Je me rendis compte que c'était un aboiement. L'aboiement d'un chien. Camille et moi, nous nous sommes alors dirigés vers la maison, discrètement, à l'affût de tous pièges ou potentiels ennemis.
J'ai essayé d'ouvrir la porte mais elle était fermée à clé et elle était en fer, donc impossible de passer par la porte. Je me suis immédiatement intéressé à la fenêtre qui n'était munie que d'une seule vitre mais elle était trop haute afin d'y monter sans aide. Je regardai alors dans la rue afin de trouver quelque chose pour élaborer mon plan afin d'entrer dans la maison. Je remarquai alors un canapé ainsi que différents meubles de salon qui siégeaient devant une maison. Heureusement que c'était là, moi qui me plaignait toujours de voir des meubles pourris partout dans ma rue. Je pris donc le canapé que je plaçai sous la fenêtre. Je pris ensuite une vieille lampe sur pied et j'arrachai tout pour ne garder que le pied. Je pris ensuite le tapis que je mis à mes pieds prêt à l'utilisation. Je me suis placé sous la fenêtre, accroupi sur le fauteuil. J'ai saisi le pied de la lampe par l'extrémité du dessus et je le balançai dans la fenêtre. Une pluie d'éclats vola et se retrouva figé dans la neige. Je pris le tapis et le passai sur les éclats de verre. Cela nous permit de rentrer dans la maison sans aucune égratignures.
La maison était plutôt vieille et la déco super kitch, la statuette de la "vierge Marie" trônait sur la cheminée et des rideaux en dentelles couvraient les fenêtres de la maison. Bizarre pour une maison protégée par une porte blindée avec apparemment des caméras un peu partout qui siégeaient sur les murs mais que la tempête avait fait disparaître. Il restait les trous où il y avait autrefois eu les visses et le mur était également plus clair à ces endroits. La neige entrait doucement dans la maison par la fenêtre brisée. Un tas se forma vite devant cette entrée de fortune. Nous commençâmes alors à chercher l'origine des cris toujours dans un silence presque parfait. Seul la vitre aurait pu trahir notre présence. Notre coordination était sans pareil. Nous nous connaissions par cœur. En nous dirigeant vers la porte de la cave, des frottements retentirent contre la porte. Je posai ma main délicatement sur la clenche de la porte noire de poussières comme si elle n'avait pas été touchée depuis des années. Sauf à un seul endroit. Il y avait une sorte de trappe en métal coulissante comme pour donner à manger à la personne ou à la "chose" qui se trouvait derrière la porte. Un hurlement de chien ou de loup en sorti. Il était triste et brisé. Je finis par actionner la poignée. Mais la porte était fermée à clé. Le chien aboya à nouveau de son même cri brisé.
Je frappai alors avec toute ma force. La porte était vieille et le bois qui faisait sa structure était emprunt d'humidité. La porte pourrissait. Je repris alors mon élan et fonçai à nouveau droit sur la porte. Un bruit de craquement retentit et le chien aboya encore mais cette fois-ci avec plus de vigueur et de joie. La porte s'était affaissée et elle s'était partiellement arrachée de ses gonds. Je reculai et m'élançai de toute ma force. La porte s'arracha et vola jusqu'en bas de la cave. Moi je finis ma course devant une chose immense. Cette chose avait la taille d'un ours. Je vis alors l'énorme tête de l'animal se diriger vers moi. Je crus pour seulement une 3ème fois de la journée que c'était la fin de ma vie. Je sentis alors sur mon visage quelque chose de chaud et humide. Je pris d'abord cela pour mon sang mais je compris vite que je ne ressentais aucune douleur au visage. J'ouvris mes yeux et découvris que ce monstre énorme était en réalité un chien qui était en train de me lècher le visage.
Je levai la tête en prenant bien soin de m'essuiller le visage de toute cette bave. C'était en réalité un husky immense. Il m'arrivait à l'épaule. Son poil était dense et soyeux. Il avait des nuances de noir, de blanc et de gris. Il avait 2 yeux bleus clairs comme l'eau de l'océan. Quand il te regardait, il avait quelque chose qui te transperçait de l'intérieur. Toute une émotion était inscrite dans son être. L'émotion de celui qui a vécu, de celui qui a vu et a subi toutes les horreurs de ce monde ignoble qu'est le nôtre, si on peut encore dire que ce monde existe toujours. Mais aussi celui qui revois la lumière du jour après 10 ans dans l'ombre, de celui qui va enfin vivre, de celui qui est libre... J'ai donc approché ma main de son museau et il ferma les yeux et se laissa faire. En posant ma main, je ressentis comme une connection entre l'animal et moi. Je compris également qu'il l'avait également ressenti quand il frémit et que ses yeux bleus étincellèrent. Je compris alors qu'il se battrait pour moi et que je me battrais pour lui, qu'il ne m'abandonnerait jamais, qu'il n'abandonnerait jamais son "sauveur". Je le caressai doucement pendant une longue minute. Puis, je me souvins que Camille se trouvait là il y a 2 minutes mais que je ne l'entendais plus. Je me retournai et elle se trouvait juste là, à regarder la bête et moi, encore sous le choc, les yeux écarquillés.
J'avais trouvé une réserve de bois sec à côté de la vieille cheminée et je m'étais occupé du feu. Camille avait trouvé des spaghettis bolo en conserve. On a cuisiné le tout dans une grande casserole que l'on avait accrochée au dessus de la cheminée. C'était bien cuit et très bon, le feu nous réchauffait. J'étais adossé au chien qui scruptait les flammes. Il y avait un fort blizzard dehors mais le feu nous réchauffait. Une porte nous séparait de la pièce avec la fenêtre cassée. Le feu nous réchauffait et donnait une ambiance apaisante à la pièce.
Camille : 《 Et tu lui as donné un nom du coup ? 》
《 Je pense que je vais l'appeler Blizzard. Mais on verra bien s'il m'écoute quand je l'appelle comme ça... En fonction, je changerai. 》
Camille : 《 Ouais on verra bien... Bon, bonne nuit. Faut se reposer pour demain. 》
《 Bonne nuit... 》
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Gaïa - Tome 1
FantasiaDracke, c'est mon nom. J'ai toujours eu du mal à me trouver une place dans l'ancien monde. J'avais peu d'amis, jamais connu l'amour et beaucoup de problème dans ma famille, à l'école. Mais depuis ce fameux soir, qui m'a fait chavirer et qui a failli...
