Chapitre 22

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RE-SALUT ! C'est pour me faire pardonner de mon absence 🤣.
Un nouveau chapitre tout beau, tout frais !

Bonne lecture XD

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La lumière me tira brutalement de mon état post-traumatique. J'ouvris mes yeux sûrement bouffis par les larmes qui n'avaient cessées de couler. Mon humeur ne s'était pas améliorer elle avait même empirée. Je me sentais pitoyable de pleurer pour un pauvre petit con de lycanthrope qui me forçait à le côtoyer sous prétexte que nous étions âme sœur. Je haïssais ce lien qui me faisait sentir horriblement mal. La couverture qui m'avait semblé si douce à mon arrivée paraissait maintenant bien trop lourde, presque oppressante. Je sortis rapidement du lit, le pas trainant et les bras ballants.

J'ouvris la première porte qui se trouvait en face de moi et par chance tombai sur la salle de bain. Je ne voulais pas prendre de douche maintenant, c'était la moindre de mes préoccupations.

Je jetai un coup d'œil à la salle d'eau sans vraiment la détailler pour pouvoir repérer le miroir au dessus du lavabo. J'avais une mine affreuse : Des poches souterraines me mangeaient le dessous de l'œil, la trace de mes larmes se voyaient encore sur ma peau chocolat et surtout mon air triste. Il finissait le tableau en beauté.

Pitoyable...

Avec dédain, j'enfonçai la brosse à dent dans ma bouche. Mon entretien buccal terminé, je m'approchai de la grande armoire en bois à côté de moi.

Je l'ouvris en soufflant : Des brosses à dents neuves, des déodorants, du parfum, des serviettes. Je m'emparai de deux trois petites choses pour faire ma toilette.

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J'eus du mal à sortir de la chambre. Mon moral était au plus bas et je me sentais absolument misérable de paraitre aussi misérable.

Je lorgnai les couloirs pour essayer de me souvenir du chemin que nous avions emprunté il y a de cela 2 jours, sans succés.

La colosse qui m'avait servi de guide tantôt avait aussi tenu bon de m'informer que l'homme de chambre passait tout les jours à huit heures piles, or il était sept heures cinquante-huit. Je pourrais profiter de sa présence pour lui demander une carte des lieux, parce que soyons sérieux, dans une maison aussi grande il y avait de quoi se perdre et je n'avais pas très envie de revivre ma soirée d'hier.

Je m'adossai contre ma porte, collant l'arrière de ma tête à celle-ci. J'attendais une bonne dizaine de minutes avant qu'enfin, l'homme de chambre ne se ramène.

- Que faites vous ici, Mlle ?

Je me relevai lui lançant un regard las.

- J'ai faim, répondis-je.

Je n'étais pas de très bonne humeur aujourd'hui et donc les politesses n'était pas de mises.

- Je vous accompagne à la salle à manger. Les autres petit-déjeunent déjà.

Je lui emboitai le pas. Mon regard attiré vers ses mocassins cirés. Nous marchions pendant cinq bonnes minutes avant de nous arrêter à l'entrée d'une gigantesque salle, peu décorée.

Une table extrêmement bien fournie trônait en milieu de pièce.
Mes chères compagnons d'infortune déjeunaient en silence, se goinfrant comme des bêtes.

Je m'avancai avec prudence, évitant soigneusement le regard des jumeaux pour aller m'asseoir à la seule place libre : celle à côté de Morghan. Je m'y assis en soupirant, drainant avec moi une étrange impression.

Mon cœur se serra quand le main de ma sœur se posa sur la sienne de la même façon que lorsque que j'avais vu Hortance avec une autre femme.

Autre ?

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