4- De l'étoile au kebab

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Céleste se fixa dans la glace. Elle avait rendez vous avec Alice dans une trentaine de minutes mais elle avait déjà finit de se préparer. Elle retoucha son rouge à lèvre foncé pour la quatrième fois. Elle avait mit la dose : fond de teint, Contouring... Elle y avait passé du temps mais ça en valait le coup. Le trait d'eye liner et l'anti cerne faisaient ressortir ses beaux yeux vert. Ses cheveux roux étaient lâché et bouclé. Elle s'était, pour l'occasion, acheté une magnifique robe noir, très sexy, et elle avait mit des collants opaques avec des petites bottines. Elle avait sorti le grand jeu.

Pourquoi avoir fait temps d'effort ? Parce qu'elle aimait être parfaite, parce que Alice était un peu comme le St graal inateniable. Elle rêvait du moment où elle lui dirait qu'elle est magnifique. Et puis, elle n'était pas sorti depuis longtemps. Un vrai rendez-vous, pas en boîte de nuit. Plus que un coup d'un soir, quelqu'un que l'on va revoir après. Une mini relation. Un truc libre. C'est ce qu'elle espérait.

Elle fixa l'heure. Si elle partait maintenant, elle serait en avance. Il fallait qu'elle est au moins cinq minutes de retard. C'était essentiel. Elle le pensait. C'est ce qu'on lui avait appris : être une fille, arriver après, soigner son entrée.

Alice jeta un coup d'oeil à l'heure. Si elle partait maintenant, elle serait pile à l'heure. Seulement, elle était encore en pijama. Elle se précipita dans la salle de bain. Jules était entrain de s'y laver, mais Alice n'avait pas le temps pour sa pudeur. Elle se debarbouilla rapidement puis alla enfiler des vêtements qui traînaient : un sarouel et un débardeur. Elle attrapa la première veste qu'elle trouva : elle était à Alphonse, donc beaucoup trop grande, enfila des baskets et couru jusqu'au point de rendez vous.

Céleste était arrivée 15 minutes en retard précisément, comme prévu. Elle tourna trois fois autours de la fontaine avant de se rendre compte qu'Alice n'était pas elle. Elle attendu dix de plus avant qu'elle n'arrive en courant, trempé de sueur. Céleste voulu se concentrer sur son visage qu'elle voyait pour la première fois, mais ne pu s'empêcher de détailler ses vêtements. Alice regarda Céleste. La première pensée qu'elle eu était qu'elle était trop maquillée. On aurait dit une barbie. Ses cheveux faisaient artificielle avec leurs boucles. Elle préféré la Céleste naturelle avec ses cernes sur la photo. Elle était si bien habillé par apport à elle. Céleste regarda enfin Alice. Elle était encore plus jolie quand photo. Ses cheveux coupé au carré volaient dans tout les sens. Ses oreilles étaient visible sous les mèches blondes. Ses yeux devaient prendre la moitié de son visage et faisaient disparaître son nez. Elle n'avait presque pas de sourcils. Si étrange mais si beau.

- Salut

- Salut, répondit timidement Céleste.

Elles marchèrent le long d'une avenue sans savoir quoi dire. C'était tellement plus simple par sms. Là bas elles avaient l'impression de se connaître depuis dix ans. Mais dans cette ruelle elles étaient étrangères l'une à l'autre.

- Le chat va bien ?

- Oui.

Elles arrivèrent devant un luxueux restaurant étoilé. C'était énorme bâtisse vitrée. L'on voyait à l'intérieur des chandeliers d'or. le carrelage brillait. Céleste s'y arrêta sans que Alice comprenne.

- J'ai réservé ici.

Alice resta bouche bée. Elle n'avait pas les moyens de se payer se genre de divertissement. Elle était gênée.

Elles rentrèrent à l'intérieur. On pouvait y distinguait des fauteuils de cuire rouge. Quelques plats passèrent devant leurs yeux : du grand art. Si beau, si propos, si fin. Des odeurs délicieuse sortaient de la cuisine. On pouvait y reconnaître le safran, le miel, la truffe. Cependant, à peine le palier franchit, un serveur vient les accoster.

- Vous avez réservé ?

Il était habillé avec classe, un costume en queue de pie, une coiffure au gel donc aucun cheveu ne dépassaient.

- Oui au nom de...

- Je suis désolée, l'interompu l'homme, vous ne pouvez pas rentrer dans cette accoutrement.

Alice le regarda et rougie.

- D'accord.

Tout s'était passé très vite. Elle sortit, la tête haute et calmement.

Céleste l'a rattrapa.

- Je suis tellement désolée, je ne savais pas que...

- C'est pas grave. J'ai juste était humiliée, mais ça va.

Céleste se mordit la lèvre, elle avait tellement honte.

Elles virent un kebab non loin de là.

- On va manger là bas ?

Céleste n'osa pas refuser et hocha la tête. Elles y pénétrèrent. Cette fois si, les gens regardèrent tous Céleste avec insistance. Elle était trop bien habillé pour croquer à pleine dents dans un tacos et manger avec les doigts.

Assise à une table, attendant leurs commandes, elles n'avaient plus d'autre choix que de discuter.

- J'ai un cadeau pour toi !

Céleste sortit un petit emballage de son sac. Alice, sans un mot, le deballa. C'était un pendentif avec une petite pierre au bout. Elle vue rouge.

- Tu fais quoi comme métier Céleste ?

- Je dirige une entreprise.

Alice se détendit. Elle devait avoir les moyens. Elle ne savait pas que le salaire que Céleste se versait était le même que celui de ses employés.

Un malaise palpable envahi les deux jeunes filles. Il rôdait entre elle comme un nuage vicieux. Il rentrait dans leurs poumons. La gêne se fit plus forte encore.

Après avoir étalé son rouge à lèvre sur le pain et la serviette, Céleste se leva pour payer.

-On partage.

Elle se redit. C'était mauvais signe.

Elle longèrent l'avenue dans l'autre sens et se séparèrent à la fontaine sans un mot, emportant chacune leur moitié de gêne. Un petit enrevoir brisa le silence. Puis elles partirent.


. . . 


Céleste, allongée sur son lit, encore maquillée et habillée se demandait où elle avait merdé. Tout aurait dû bien se passer. Elles s'entendaient si bien par téléphone, pourquoi elles n'avaient rien su dire ? Elle était déçu d'elle même, mais aussi d'Alice. Elle avait l'impression qu'elle s'en fichait. De leur relation, de leur rendez vous. Peu être qu'elle voyait quelqu'un d'autre.

Alice était allongée sur son canapé, vêtu d'un pijama trop grand. Elle n'arrivait pas à comprendre qu'es ce qui était passé dans la tête de Céleste. Elle était persuadé qu'elle était sur la même longueur d'onde qu'elle, mais apparemment, elle était le genre de personne à vouloir vivre dans le luxe. Alice aurait préféré une simple scéance de ciné, poser sa tête sur son épaule et discuté de bouquins ou de musiques. Mais Céleste était intimidante à vouloir mettre les petits plats dans les grands.


C'est avec une pensée pour leur grand mère respectif, Céleste car elle s'était muni de son pled et Alice parce qu'elle disait tout le temps des expressions vielle de trois siècles, qu'elles s'endormirent.

Cupid'ate !Des histoires addictives. Découvrez maintenant