Céleste était débordée de travail. La nouvelle application marchait comme du tonnerre mais il fallait absolument qu'il fasse une nouvelle mise à jour. Des bugs incessants perturbaient les utilisateurs.
De plus, Céleste devait convaincre Haddiya de rendre le chaton à Alice. Elle lui avait légèrement menti en lui disant que celle ci était d'accord.
Et pour finir, elle devait organiser leur jeudi soir. Elle avait déjà réservé une table dans un grand restaurant, mais dans ses moyens. Elle voulait prévoir leur itinéraire, lui trouver un cadeau, s'acheter une robe, passer chez la coiffeuse. Tout devait être parfait. Ce n'est pas parce que c'était elle, c'était juste que Céleste était comme ça : elle voulait que tout soit prêt au millimètre près pour passer une soirée exceptionnelle. Elle faisait ça a chaque fois. C'était une bonne chose quand on gère une entreprise, mais moins quand on gère une relation. Ses amis s'étaient habitué et arrivé à l'en empêcher, mais Alice n'en savait rien.
- Hadiyya, s'il te plaît, s'il te plait, s'il te plaaaaait !
- Bon d'accord... Mais s'il vous plaît, arrêtez de vous donner en spectacle. C'est déplorable. Vous nous faites honte.
Les joues de Céleste s'empourpèrent. Elle voulait temps faire plaisir à la jeune fille qu'elle ne se rendait pas compte qu'elle blessait sa collègue.
Hadiyya était chargée du design. Elle était aussi jolie que ses créations : des cheveux frisés et tressés court, des yeux sombres en amande, une peau noir que le charbon, un visage pointu. Elle était grande et élancée, pourvu généreusement de forme.
- Donnez moi l'adresse, j'irais lui remettre moi même à votre amie.
- Pardon ? Je ne l'a connais pas. L'adresse.
- Alors son numéro.
- Je ne l'ai pas.
- Comment lui parlez vous ?
- Par C... Messenger.
Elle ne voulait pas avouer qu'elle était un peu-être-futur-plan-drague. Hadiyya soupira :
- Passez lui mon numéro.
- Pourquoi tu veux lui remettre ?
Elle lui lança un regard noir.
- Vous me reprennez mon adorable chaton que j'ai accepté pour vous aidez et en plus je ne pourrais pas lui dire adieu ? Monstre.
. . .
Alice lui avait gentiment passé son adresse avec une condition : ne pas la passer à Céleste et une précision : elle ne serait pas là. Hadiyya sonna. Personne ne lui ouvrit. Elle tenta de tourner la poignet. La porte n'était pas fermé. Elle passa sa tête dans l'entrebâillement et cria :
- Il y a quelqu'un ?
Un jeune homme, en caleçon, essoufflé, sortit d'un chambre. Il avait les joues rouges et sué légèrement. Les abdos saillant, il était le type d'homme des pubs de parfum que Hadiyya ne zappait pas.
- Vous etes ?
Elle montra la cage.
- Le chat.
Il prit un air étonnée.
- Vous êtes un chat ?
Elle ne serait dire si il était sérieux. Un deuxième jeune homme sortit de la même chambre, guère plus habillé. Il avait juste vêtu un t-shirt argenté avec une licorne qui faisait caca des papillons. Il avait beaucoup moins de muscles, mais sa peau blanchâtre et ses cheveux bleus ravirent autant la jeune femme. Elle aimait les spécimens étranges et/ou les hommes "en forme". Trainer dans les salles de sport était devenu une occupation qu'il lui prenait plus de temps qu'il ne faudrait. Elle avait tout de même une application à gérer.
Le baraqué se tourna vers Jules en la pointant du doigt.
- C'est un chat.
Il pencha la tête sur le côté, l'air aguare.
- Miaou ?
Il sembla réfléchir quelques secondes en fixant la belle femme. Elle devait bien faire une dizaine de centimètres de plus que lui. Alphonse le dépassé de vingt.
Hadiyya se demandait de plus en plus si il était réellement idiot. La situation grotesque lui laissait cependant le temps de saliver devant les muscles du premier et la minoie d'ange du second. Le même frappa soudenement l'omoplate de son partenaire (elle le supposait : deux hommes en sueurs qui sortent en caleçon d'une chambre...) et dit :
- Elle nous ramène le chaton ! Tu sais ! Celui d'Alicounette !
Elle posa la cage sur la table de la cuisine et en sortit Chesire. Il sauta dans les bras de Jules et lui lécha le visage.
- Oh il est chou ! Il imite Alphonse !
Celui ci rougissa de plus belle en toussant. Il allait devoir discuter avec le jeune homme. Après tout, il n'était qu'un plan cul, pas vrai ? Ce n'était pas sérieux... Il avait des doutes depuis quelques temps. Jules lui faisait de l'effet et il le savait. Mais Alphonse ne voulait pas l'admettre et cela l'énervé.
- Musclor, tu peux m'aider à apporter la nourriture et les jouets de Chésire ?
- Si petit mais si chouchouté... On dirait qu'on t'aime plus que moi, chuchota Jules peu discrètement en fixant son amant.
Il l'ignora et descendit avec la belle femme. Il ignorait encore son nom. Celle ci se collait beaucoup à lui par apport à l'espace du corridor. C'est quand elle se baissa pour attraper la caisse de nourriture qu'il compris qu'elle le draguait ouvertement. Il avait une vue plongeante sur son décolleté. Il se perdit quelques secondes entre ses seins, savourant la douceur de ses courbes. Puis elle se releva, un sourire narquois au visage, et sa main glissa sur la cuisse du jeune homme.
- Hadiyya pour vous servir, répondit elle à une question inexistante en se mordillant la lèvre.
- Alphonse.
Il s'échappa de son emprise pour porter un espèce d'arbre à chat.
- Pourquoi y a t'il autant de chose ?
Elle haussa les épaules.
Ils remontèrent les escaliers. Le cinquième étage paraissait bien loin à Alphonse entre les mains baladeuses de Hadayya.
Arrivée devant l'appartement, bien à la vue de Jules, elle glissa son numéro dans le pantalon qu'avait revêtu le jeune homme. Sa main s'attarda et arracha un grognement à Alphonse. Elle reparti en mimant un baisé.
Jules la fixa bouche bée. Quand elle fut loin, il se tourna vers son amant.
- C'est du harcèlement sexuel !
- Mais non, juste de la drague, je l'ai pas repoussé.
- Si te ne lui montre pas ton consentement, s'en ai.
- Mais c'est une femme.
- Tu te fous de ma gueule ? Et alors ?
L'air penaud, Alphonse annonça qu'il allait voir un ami, laissant Jules désorienté et seul.
Hey !
Hadiyya était gentille à la base... Puis au fur et à mesure elle est devenue méchante x) !
la musique vous mets dans l'ambiance ?
Pose un com' ! (J'essaye de trouver une phrase stylé mais ça marche pas...)
kiss :*
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Cupid'ate !
Storie d'amoreCupid'ate est une application de rencontre. Céleste en est sa créatrice. Et sa création lui a rendu le fruit de ses efforts : une superbe rencontre. De rencontre en rencontre, d'amis d'amis à amis d'amis, les relations se crées et s'entremêlent...
