Un mois. Un mois s'était écoulé depuis qu'Alice et Céleste avaient coupé le contact. Alice avait terminé son roman et ses illustrations. Elle apporta son travail à une maison d'édition. Elle pénétra dans la grande bâtisse. L'accueil lui demanda de patienter dans un petit bureau. Une superbe jeune femme, qui lui avait offert un café.
Mais merde, pourquoi j'arrive à aimer la sectaire et pas Céleste ?
Un homme, assez âgé, la moustache un peu trop semblable à celle d'un homme politique très peu sympathique, rentra à son tour dans la petite pièce exigue, un air sévère sur la figure.
- Bonjour, Monsieur Gebert, montrez moi votre essaie.
Elle tend ses pages, intimidée. Il parcouru rapidement les feuilles, ses yeux survolant les mots. Puis, les tend à la jeune femme.
- Je ne les prend pas.
- Vous n'aimez pas ?
Son visage se décomposa.
- Partez.
. . .
Alice était entrain de se morfondre sur le canapé. Alphonse, à ses côtés, était sur le tapis entrain de penser à son beau Jules, qu'il n'avait pas vu depuis plus d'un mois. On aurait dit deux ombres qui méditait sur leur vie. Soudain, la porte de l'appartement grinça avant de s'ouvrir et un Jules apparu dans l'entrebâillement.
Les deux fantômes ne bougeaient pas d'un poil, les yeux dans les vagues. Alphonse n'avait même pas remarqué que son Roméo était venu.
- Je viens récupérer certaine de mes affaires...
Alphonse se leva avec toute la force qu'il avait. C'est à dire plus beaucoup. Il se traîna sur le tapis pour se retrouver coucher, en face de Jules. Celui ci était pris, malgré sa tristesse, d'une furieuse envie de rire. Une larve se tenait en face de lui. On ne voyait pas une chenille de 1m80 tout les jours.
Alice lui fit un petit coucou de la main gauche : ils se voyaient régulièrement au parc ou au café.
- Bon bah je me fais un thé...
Jules ressentait un sentiment de détresse en voyant Al'. Il avait l'air mal en point, mais ses yeux bleues charmés toujours autant le jeune homme.
Il les rejoignit dans le salon, s'assit à côté d'Alice sur le canapé. Et par un concours de circonstances, il renversa sa boisson sur son pantalon.
- Deux cadavres et un boulet, on dirait une comédie romantique, rigola Jules, déprimé.
Alphonse bougea légèrement.
- Machabé un jour, Machabé toujours ! Hurla Alice, un verre de jus d'orange à la main, qu'elle leva pour trinquer. Par contre, c'est toi le boulet et nous les cadavres ?
Jules trinqua avec elle et se tourna vers la larve Alphonse.
- Vient on arrête de se fâcher tout le temps pour rien. C'est vachement chiant.
À ses mots, la chenille devint papillon et sauta dans les bras du jeune homme. Alice détourna les yeux quand ils s'embrassèrent fougueusement et resta, pour sa part, à l'état de cocon.
. . .
La main de l'homme passa délicatement sur le tissus de sa jupe. Il serra, pis d'une furieuse envie de puissance. Oui, elle était bonne. Juste bonne à se faire palper dans le métro. Ils prenaient le même chemin pour se rendre au même bureau pour faire le même travail. Mais jamais il n'avait osé. Il préférait la regarder en s'imaginant tout les deux ensembles dans un lit. Mais là, il n'en pouvait plus. Oui, il avait cédé, simple faiblesse, c'est ce qu'il voulait se faire croire. Belle escuse. Sa main remonta le long de sa mini jupe. Voilà. C'était la faute de la mini jupe, pas la sienne. Il ne fallait pas le tenter, c'est normal. Quelle sale pute !
Hadiyya se retourna et mit une claque monumentale à l'homme.
- Qu'es ce que tu fou !!? S'écria t'elle
- Mini Jupe.
. . .
Elle rehaussa ses lunettes, deux ronds noirs, sur son nez en boudin, constellé de tâches rousses. Elle les avait acheté pour avoir l'air plus sérieuse et intelligente. Cela avait marché, Céleste venait de lancer sa deuxième application ! La fierté servait de colle à son cœur. Quelques morceaux resteraient perdues à tout jamais, emporté par Alice.
- Dégage ! Je te jure j'appelle la police !
Une porte claqua. Hadiyya pénétra dans le bureau de Céleste.
- Il m'a touché le cul !
L'homme rentra à son tour dans la pièce. Céleste était perdue. Et est ce un mauvais feuilleton télé ?
- J'ai pas fais exprès ! On était trop serré dans ce métro !
Céleste jeta un coup d'œil à la jupe de la jeune femme. Chois original pour aller travailler.
- Céleste ! Faites quelque chose !
- Sans vouloir vous offenser, si vous étiez dans le métro, ce n'est pas mon affaire...
- Pardon ?! Tu...Vous vous foutez de ma gueule ?!
- Hadiyya, ma chère, c'est un malentendu...
Il était stressé. S'il finissait devant la police, il allait se retrouver en prison au milieu des prêtres et des autres accusés à tord ! Les femmes se servaient tant de leur fragilité pour illiminer les hommes qu'elles n'aimaient pas. C'était sûrement pour prendre son poste.
- Je vais voir la police ! Déclara la jeune femme. Céleste, je ne vais pas pouvoir assurer mes heures de travail. Rajoutez les moi le jour où vous voulez.
Perdue, La jeune patronne nota cela sur un bout de papier avant de continuer son programme.
. . .
- Tu t'en rends compte Alphonse ?? Ils m'ont dit qu'il ne pouvait rien faire parce qu'ils n'avaient pas de preuve ! Comme si le métro était pas bondé de témoins !
- D'accord... Je peux poser une question ?
- Oui ?
- Qu'es ce que tu fous chez moi ?
Hadiyya était assise sur la table, un bol de chocolats chauds posaient sur ses deux cuisses. Le mois de mai faisait une chaleur de juillet. Jules était à côté, préparant sa futur création avec soin. Il n'avait pas affronté les juges depuis la dernière fois, faisant profil bas un certain temps.
Elle prit sa respiration, sa poitrine bien exposée se soulevait en rhytme.
- Je comptais raconter ma haine envers la police française à Alice, mais elle est apparement au café, et je t'ai croisé entrain de rouler des pelles à... Elle interogea le jeune homme du regard.
- Jules.
- Du coup me voilà !
- On lui explique quel à fait la même chose avec moi ? Demanda Alphonse ?
- Laisse tombé, l'implora le jeune homme.
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Cupid'ate !
RomanceCupid'ate est une application de rencontre. Céleste en est sa créatrice. Et sa création lui a rendu le fruit de ses efforts : une superbe rencontre. De rencontre en rencontre, d'amis d'amis à amis d'amis, les relations se crées et s'entremêlent...
