18 - The End

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- Pas de réponse...

Céleste s'avachit sur son bureau. Alice ne lui avait pas reparlé. Elle devait lui avoir laissé une dizaine de sms et trois messages sur son répondeur. Elle s'en voulait tellement... En plus, elle avait trouvé la solution parfaite à leurs problèmes à coup de recherche internet. Manquait plus qu'à savoir si cela lui conviendrait.

De son côté, Alice aussi faisait des recherches.

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Elle passa ses bras autours des épaules du jeune homme. Il la fit basculer dans le lit et l'embrassa. Elle était si heureuse d'être avec lui à cette  instant. Lui aussi, mais la culpabilité lui serrait le ventre. Elle enleva leur t shirt respectif et glissa sa main dans le pontalon de son amant. Celui ci la stoppa.

- Je peux pas faire ça, je suis désolé...

- Pourquoi ?

- Je peux pas tromper Jules. Je t'aime, mais il faut que je mette fin à notre relation avant d'en entamer une avec toi.

Elle s'arrêta. Remit son t-shirt, sortie de la pièce puis de l'appartement.

- Hadiyya !!?

Alphonse la rattrapa sur le perron. Elle se retourna, instaura une distance entre eux deux.

- Tu connais mon adresse ? Vient quand vous ne serez plus en couple. Bye !

  Et elle partit, essayant de cacher ses yeux. Elle ne voulait pas pleurer. Elle avait fait ce qui fallait. Ce qui était juste vie à vie de tous. Mais elle se doutait bien que Alphonse ne reviendrait jamais vers elle. Il devait trop aimer Jules. Et Jules aimait trop Alphonse pour qu'il casse leur couple.

.    .     .

- C'est magnifique l'Allemagne, mais je connais un truc encore plus magnifique, déclara Jules, à la terrasse d'un restaurant, une bière dans la main gauche, un bretzel dans l'autre, parce que Allemagne égale bretzel et bière dans la tête de tout ses idiots de touriste.

- Ma bite ?

  Il s'étouffa dans sa bière. François avait un humour particulier. Pas un gros beauf, mais le type de personne dans les PUB à regarder le football, à faire des blagues raciste en tapant le cul du serveur (vive le consentement).

- Presque, pas loin, la chambre d'hôtel dans laquelle on loge.

- Le lit surtout, il est bien.

- La douche aussi.

- Dommage qu'il n'y a pas de Jaccuzi...

François passa sa main sur la cuisse de son amant. Il était bien ici. Ne penser à rien d'autre. Poser sa question.

- Tu as internet ici ?

- Non pourquoi ?

- Tu auras la surprise en rentrant alors.

.    .   .

  À la base, Alphonse avait juste eu son ordinateur qui avait planté. Il était allait dans la chambre de Jules pour lui emprunter le sien. Quand il voulu se connecter sur Facebook, il tomba sur le compte de Jules mais ne s'en rendit pas compte tout de suite. Il appuya sur la petite notification et lu le message de François.

François ?

Mince, se n'était pas son compte.

Mais trop tard, il avait lu le message.

" Jules, veux tu te paxer avec moi ?"

.  .   .

François et Jules, serré l'un contre l'autre, le sourire au lèvre, prirent un selfie devant le mur de Berlin, peint d'un drapeau arc-en-ciel.

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