- Vous vous prenez pour Dark Vador ?
- Non, mais, rien, réellement... Je ne savais pas que ta mère était enceinte, elle ne me l'a jamais dit et je l'ai appris il y a seulement quelques mois.
- Erreur sur la personne, bonne journée monsieur !
Elle tourna la clé dans sa serrure.
- Céleste. J'avais dit à Charline, ta mère, que j'aurais appelé mon enfant comme ça si j'en avait eu un.
Elle se retourna et le fusilla du regard.
- Ça suffit comme ça ! J'ai un père, okay ?! C'est lui qui a choisit mon nom ! Je ne sais pas comment nous connaissez le prénom de ma mère et le mien, mais allez vous en !
- Céleste... Je....
Et elle claqua la porte, laissant l'homme sur le perron.
. . .
Alphonse avait changé. Comme libéré d'un poid. Il affichait constamment un sourire angélique sur le visage. Il aimait Jules à un point fou. Plus que le prince et la princesse des contes de fées. C'était l'homme de sa vie.
De son côté, Jules était légèrement moins enthousiaste. Pendant son mois chez François, il y avait eu, disons, quelques petits... Débordement. Après tout, la chambre disposait uniquement d'un lit.
Et il se trouve que ces deux là n'avaient pas vraiment clarifié leur relation, vu que son ex-colocataire lui avait proposé de prendre un café.
Et bien sûr, Alphonse n'en savait rien. Jules se rendait simplement à ses cours à l'Université, rien de plus.
- Salut mon beau, dit un sourire.
Il tira la chaise pour qu'il puisse s'asseoir.
- Salut François.
Jules avait une mine attristé. Il voulait... Quitter n'était pas le bon terme car François et lui n'avait jamais formé un couple, mais, disons, faire une séparation claire.
- Qu'es ce que tu as fais à ton bras ?
Frans avait un air paniqué. Il était adorable quand même. Avant, Jules ne l'aimait pas car il était légèrement bipolaire. Il pouvait crier, taper, mettre des coups ou le feu à une maison par exemple...
Mais quand il l'avait hébergé, ils ont passé de tellement bon moment ensemble ! Ils cuisinaient, ils s'embrassaient, ils s'embrassaient beaucoup... Entre eux se trouvait plus de sensualité qu'entre Alphonse et lui. Avec Frans, il devait draguer, se pâmer, user de son charme. Disons que, avec son petit copain, ce n'était plus très drôle. Il était déjà fou amoureux. Il avait l'impression que c'était plus une reconnaissance qu'il avait besoin que d'un chéri. Mais après tout, Alphonse, c'était Alphonse, alors il allait couper les ponts avec François.
- Je suis tombé.
- J'ai un truc à te dire, disent ils à l'unisson.
Comme dans une mauvaise comédie romantique.
- Toi d'abord ! s'exclamèrent les deux... Les deux quoi ?
On touchait le fond.
- Je pars en Allemagne.
Génial. Si Frans était loin, il n'avait plus aucune tentation. Il n'écouta pas le couinement de son cœur.
- Pendant deux semaines.
C'était mieux que rien.
- Et j'ai un billet d'avion pour toi aussi.
Mer...credi. ils partaient mercredi.
. . .
- Maman ?
Charline avait eu une visite inopportune de sa fille. Pendant son jour de congé. Ses gosses ne savaient même pas lui être reconnaissant. Et puis, l'histoire avec Pierre... Elle avait une réputation désormais ! Ils sont ingrats, ces enfants.
- Est ce que Papa, enfin, Bertrand est mon père biologique ?
Elle avala son café de travers. Il était venu. Il l'avait trouvé. Elle posa sa tasse.
- Non.
Ça avait le mérite d'être claire.
- Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ?! s'emporta Céleste.
- Parce que Bertrand te considère comme ton père.
- Qui est mon père ?
- Bertrand.
- Maman ! Mon père, celui a fournit les spermatozoïdes, celui avec qui j'ai des liens de sang !
- Un ancien ami d'enfance.
Sa main tremblait.
- Tu as trompé papa ?!
- Bertrand ?
- Oui, papa, s'énerva Céleste.
Quelle enfant capricieuse. À quelle moment elle avait raté son éducation ? Charline était désespérée. Sa fille n'avait aucun tact. La femme forte qu'elle était avait envie de pleurer.
- Non.
- Alors quoi !?
Céleste en avait ras le bol. On lui caché tout. Ce n'était qu'à vingt sept ans qu'elle découvrait la vérité. Elle était si proche. Elle voulait savoir. Tellement.
- Lors d'une soirée, Il avait trop bu et il m'a...
- Il t'a ?
Céleste avait abandonné toute forme de compassion et de tact. Elle voulait tant savoir, connaître, comprendre. Elle était si prêt du but.
- Il m'a violé.
Pourquoi voulait elle savoir déjà ?
. . .
On dit que seuls les idiots ne changent jamais. Apparemment, Hadiyya n'était pas bête. Parce que oui, elle avait changé. D'avis. Après son accident avec son collègue, elle s'était rendu compte qu'ils n'étaient pas différents. Qu'elle faisait la même chose. Qu'elle aussi, elle avait fait du harcèlement sexuelle. Elle ne savait même pas si ça se disait.
Pour certaines personnes, c'était trop tard pour s'excuser. Elle ne les voyait plus, elle ne pouvait pas les contacter. Mais Alphonse, ou encore son ex, était si simple à voir... Mais Hadiyya avait une fierté. Une fierté mal placé. Elle ne pouvait pas dire pardon. C'était au dessus de ses moyens. Les excuses ne voulaient pas sortir de sa bouche. Alors à la place, elle apporta un gâteau. Oui, c'était bien ça, un gâteau. Une bonne idée.
Alphonse ouvrit la porte.
- Sérieusement ? Encore toi ?
- Eux...je.... T'ai apporté un gâteau.
Hadiyya ne savait pas comment s'exprimer en face du lui. Elle était trop gênée. Et surtout, plutôt amoureuse. Oui c'est cela, Hadiyya venait, à l'instant où il avait ouvert la porte, de tomber raide dingue d'Al.
- Quoi ? Il est empoisonné ?
Ses joues prirent feu. Il avait une voie sublime et rocailleuse, quand même.
- Non, au chocolat !
- Merci... Mais en quel honneur ?
Elle devrait. Dire pardon. S'excuser. Mais elle en était incapable. À la place elle dit :
- Je crois que je t'aime.
- Pardon ?
- Pardon.
Elle l'avait dit.
- J'aurais pas du.
- Me dire que tu m'aimes ?
- Non. Te toucher. Pardon.
Elle n'arrivait plus à s'arrêter de le dire, désormais. Le cerveau était si mal fait, enfin, en tout cas, le sien.
- Pardon.
- D'accord. Tu manges le gâteau avec moi ? Demanda Alphonse.
Hadiyya cuisinait plutôt bien.
VOUS LISEZ
Cupid'ate !
RomanceCupid'ate est une application de rencontre. Céleste en est sa créatrice. Et sa création lui a rendu le fruit de ses efforts : une superbe rencontre. De rencontre en rencontre, d'amis d'amis à amis d'amis, les relations se crées et s'entremêlent...
