John passe devant ma porte en silence. Il essaie de savoir si je vais bien, tout en posant son oreille contre elle. Je n'ai pas bougé de ma chambre depuis qu'ils sont rentrés. Je sais que je devrai agir normalement pour ne pas éveiller leurs doutes, mais je n'ai pas réussit à me conditionner pour le faire.
J'ai compris pourquoi mes sanglots ont à ce point envahit mes joues, tout à l'heure, lorsque Sébastien est partit. C'est tout simplement parce qu'il s'est montré très honnête avec moi. Il m'a dit ce qu'il allait me cacher, et m'a livré toute sa vie. Le bon, comme le mauvais. Et ça me fait mal, car cette sincérité, cette vérité, je crain de ne pas la trouver chez mon père, Sherlock et mon Oncle.
J'ai peur que ce Sébastien soit, comme il le prétend, le seul à être sioncère avec moi... Et ça ne me procure qu'un malheur sans nom, et sans degré de souffrance. C'est horrible comme sensation. Je me sens si mal par rapport à eux. Si mal par rapport à ce sentiment de doute si grand, qui remplit mon être. J'en suis si triste ! Ma famille, ceux en qui j'ai le plus confiance, me ment peut-être depuis toujours, et Sébastien est peut-être le seul à être vrai avec moi...
D'un autre côté, je me dis que je vais bien trop vite en besognes... Si ça se trouve, c'est lui le menteur et le manipulateur. Après tout, je ne le connais que depuis quelques heures ! Mais, si j'ose me poser des questions, c'est, et je ne le sais que trop bien, parce que j'ai toujours eu des doutes que je faisais taire au fond de moi. Je me les cachais, mais les avait néanmoins.
Ca a commencé quand j'ai voulu en savoir plus sur ma mère. Mon père se raclait la gorge, disait qu'il en était très amoureux, et s'en allait sans rien ajouter. Son blog présentait de larges espaces de temps qui séparaient deux pubblications, et cela me faisait m'interroger. Quand j'allais voir Sherlock, il disait que mon père ne savait pas mettre de mots sur son génie qui le dépassait, et quand j'allais voir mon père, il répondait que Sherlock ne résolvait rien.
Mon père et mon parrain, si je les prenais à part, avaient toujours des versions différentes d'un même fait ou non fait. Ils se contredisaient sans le savoir, et je notais des incohérences monumentales.
Sur ma mère, je n'ai jamais rien su de très construtif, mais à chaque fois, les deux hommes s'accordaient pour dire qu'elle était touchante, remarquable, féministe et très débrouillarde. Une femme comme il n'en existe qu'une seule.
Ces faits, ajoutés à mon entrevue avec Sébastienm'ont atrocement touchés. Tout à ressurgit en moi. Tout. Mes doutes m'ont sautés au visage et j'ai su... J'ai su que j'ai toujours douté. Et comment démêler le vrai du faux ? Comment ?
Leur demander s'il connaissent un certain J.M ou un dénommé Sébastien Moran ? Que demander ? Que faire pour faire taire mes doutes qui hurlent en moi ?
Mais ces questions n'auront pas de réponses... Il faut que j'improvise. Il faut que je sache. Et je ferai le nécessaire. Quoique je découvre, il faut que je sache la vérité.
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Du côté de Sherlock et John, le duo s'inquiète grandement.
-Je ne comprends pas... D'habitude, elle se rue au salon pour nous écouter et faire ses déductions. s'inquiète John en soupirant et en serrant les dents.
-Elle est peut-être fatiguée. Fait Sherlock sans trop de considération.
-Ou tracassée. On ne fait pas assez attention à elle en ce moment. Et elle en a besoin pourtant. Elle grandit, c'est certain, mais... Elle continue à avoir besoin de nous. Je le sais. Je le sens. C'est...
-John, c'est une adolescente. Elle va sur des scènes de crimes. Elle est devenue détective. Elle a un père qui a fait la guerre, une mère qui a été une Mercennaire et un parrain qui est un sociopathe de haut niveau, au caractère morbide et tout sauf pédagogue. Son Oncle est le Gouvernement Britanique, et les amis de la famille qu'elle a sont une logeuse veuve d'un narcotrafiquant, une fille qui travaille à la morgue et un lieutenant dépassé par tous les évènements qu'il rencontre sur sa route. Tu m'étonnes qu'elle soit tracassée et anormale ! Dans le bon sens du terme, referme ta bouche je te prie ! débite le brun, tout en coupant la parole à son ami.
John se rassénère à moitié et hoche la tête à contre coeur. Après tout, Sherlock fait des déductions si juste qu'il est capable de dire de sa nièce s'il y a problème ou pas. C'est un être en qui on peut avoir confiance et qui est extrêmement honnête, ainsi que fiable...
L'ancien médecin militaire décide de ne plus parler de sa fille, car il fait confiance à Sherlock. Sa fille est juste un peu fatiguée.. ça lui passera...
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Coucou ! Désolé de ne pas avoir posté plus tôt, mais bon... On fait comme on peut avec l'inspiration que l'on a !
Je dédie ce chapitre a BlackBirdXP car elle aime quand les chapitre sont courts ! Bisous à vous 💜🖤💚💙
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Rosamound
FanfictionJonh Watson a une fille. Elle n'a plus sa mère... Il lui en parle très peu. Elle a été élevée par lui, une propriétaire un peu sénile mais très maternelle et... Un sociopathe de au niveau. Elle, ce n'est plus une fille comme les autres... Elle a 17...
