L'heure de la vérité.

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Je croise les bras en m'asseyant sur mon fauteuil, qui m'a été offert il y a assez longtemps, alors que je commençais à vraiment songer avec sérieux à devenir détective consultante. Je frissonne un peu, à l'idée que ce fauteuil que je pensais preuve d'harmonie, de famille et d'honnêteté, est en fait un mensonge de plus. Pire, une façade.

-Alors Rosie, qu'est ce que tu sais ? demande Mycroft, le plus concilliant des trois, mais pas non plus le plus inocent.

-Très juste Oncle Mickey. Ce que je sais se résumera très vite. C'est lorsque on aborderas ce que j'ignore que ça prendras du temps. fis-je avec ironie. Mon père tousse dans son poing et se retient davantage de pleurer. Entre peur, inqiètude et peine, le coktail est amer pour lui.

-Eh bien. Peut être que vous êtes au courant, mais je suis allée voir Molly pour savoir si vous me cachiez des choses. J'ai d'abord voulu savoir plusieurs choses, la jouer fine et parvenir à tout savoir, mais Molly est trop fidèle à toi Sherlock, donc elle n'allait pas vous trahir. En revanche, elle est transparente comme fille, et j'ai donc su que vous me faisiez vraiment des cachoteries. C'est alors que je suis partie voir les deux seules personnes qui n'ont aucun intérêt à me mentir. Donovan et Anderson. Et là, mon adorable papa d'amour, j'ai pu lire ton vrai blog. J'ai su qui était Moriarty, j'ai su ce que tu avais fait, Sherlock, pour protéger les autres... J'ai su plein de choses. Je suis même au courant pour Irène Adler, parce que Sally est une vraie comère, et a su m'aporter des éléments qui ne sont pas écrits. Mais ne t'en fais pas papa. Je n'ai pas pu lire plus loin que "Le signe de trois". Le truc c'est que d'après eux, ce n'est qu'à toi de parler de maman. Et je pense que ce n'est pas une mince affaire. dis-je en faisant des pauses

-Rosie... tente de m'apaiser Sherlock, afin de défendre John, qui se rapetisse dans son fauteuil.

-Quoi ? Tu veux que je sois la gentille petite fille que vous aviez bien dréssée jusque là ? C'est ça ? Hum ? Tu veux que je parle gentiment ? C'est ça ? Mais je n'en ferai rien ! Je n'ai même pas l'impression d'être réelle. Juste crée à votre gout. La belle Rosie, la gentille, l'intelligente... Celle qui ne pose pas de questions... Mais non. C'est fini ça. Du moins pour ce soir. Vous avez intérêt à tout me dire.

-Rosamound Marie Watson. fait Sherlock avec plus de ton.

-Ton père et moi ne t'avons en aucun cas modelé à nos envies, mais bel et bien protégée ! Preservée de la vérité parfois trop dure.

-Eh bien je vais allez chercher des mouchoirs, parce que ce soir, tout va sortir. Tout. Sans exceptions. Et sachez que maintenant, je sais reconnaître les mensonges et les trucs qu'on cache. Je suis experte. Ris-je mauvaisement. Merci d'ailleurs, c'est grace à vous.

-Bon ! Qui veut commencer, et par quoi ? croisé-je les bras.

-Tu sais tout sur Moriarty ? Irène Adler ? Magnussen ? Culverton Smith ? Eurus ? Demande Mycroft en se raclant la gorge.

-Non. J'sais rien sur les trois derniers. Surtout que vous ne m'aviez parlé de Eurus que pour me dire qu'elle était dans un asile, isolée, et que vous n'étiez pas très proches d'elle, mais bon... apparement, sur ça aussi vous m'avez mentit.

-On lui en parlera John et moi plus tard... Comme ça concerne aussi Marie... bégaie Sherlock, prit par l'émotion.

-Ah d'accord, on reporte encore les révélations. peste je mauvaisement.

-Oui, et c'est pour ton bien, et que tu comprenne plus facilement au moment venu. fait mon Oncle Mickey, d'une voix brisée.

Je ne répond rien. Mon sarcasme a tout de même des limites. Même si je sais que je ne devrai pas en avoir.

RosamoundOù les histoires vivent. Découvrez maintenant