Les ennemis de mes ennemis sont mes amis

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J'aurais pu aller voir Gwendal. Ca aurait été facile. Ca aurait été trop facile. Mais Molly à son numéro. Et elle pourrait le prévenir alors que je lui pose des questions, et c'est pas le but. le but, c'est d'avoir des réponses ! Je cours alors voir les deux seules personnes au mondes qui n'auraient pas l'idée de me mentir. Et j'arrive justement à leurs bureaux.

-Anderson, Donovan, venez me voir je dois vous parler, c'est hyper important ! Annoncé je dans l'embrasure de la porte.

-Quoi, ton taré de parrain à commit un meurtre ? C'est ton père la victime ? se moque Sally en entraînant Anderson dans son éclat de rire. Je froncé un instant les sourcils et sers les poings pour me retenir de leur sauter dessus, les eventrer, et les pendre avec leurs propores boyeaux. A la place, je soupir par le nez, et me force à me détendre un tant soit peu.

-Ouaip. Bon, debout. Je dois vous parler hors du comisariat ! les pressé-je. Sally se lève en première, intriguée par mon essouflement et la lueur dans mes yeux qui témoignent de mon sérieux.

Anderson soupir, et finit lui aussi par me rejoindre. Nous prenons tout trois la cage d'escalier, puis, je les dirrige vers le parking. Là, nous allons dans le jardin communautaire, et je les conduis là où personne ne viendra me chercher. Un jardin de roses. Des fleurs trop évidentes pour moi. Ils n'iront pas me chercher là. Ils. Molly, Lestrade, mon père... Tout le monde qui connait la vérité sauf moi quoi !

-Bon, accouche Rosie. crache Andersen qui trouve la situation insupportable. (Ouais, ben met toi deux secondes à ma place mon coco, et in verra qui en pâtit le plus de cette putain de situation !!) Je prends une grande inspitation pour éviter que mes envies de meurtre ne se réalisent. Et puis, je me répète que j'ai besoin d'eux, et que morts, ils ne me seront d'aucune utilité. (Hum, pas sûr... Ca me remonterait un chouille le moral...)

-Mon père écrit un blog sur ses enquêtes avec mon parrain. Vous le savez, je le sais... C'est pas nouveau. Ma question est la suivante... Pourquoi il y a autant de temps qui s'est écoulé entre deux enquêtes ? les pris-je au dépourvu.

-Demande lui. crache Sally en grimaçant. Elle croise les bras et lève les yeux au ciel, apparement dégoutée que je lui pose des questions si futiles...

-Non. Je ne lui demanderais pas. Vous même savez pourquoi il ne me dira rien. Dites le moi alors. insisté-je.

-Ok. Mais c'est a tes risques et périls... soupire le sergent Donovan en donnant un coup de pied dans un cailloux. Je comprends que le cailloux représente ses réticences, et qu'elle va parler.

Nous partons nous assoir sur un banc de pierre sous la demande de Sally, qui l'espace d'un instant, porte un regard ampathique et maternel sur moi.

-On ne va pas se permettre de tout te réveler Rosamound. D'ailleurs, si jamais tu as des questions sur ta mère par exemple, on ne vas pas t'en parler. C'est pas à nous de le faire... fait gentiment Anderson en se grattant l'arrière de son crâne.

-Donc, vous aussi vous savez des choses sur elle ? fis-je d'une voix étranglée.

-Rosie... Tout le monde sait des choses sur elle. fait dans un rire sarcastique Sally. Puis, voyant que le fou rire n'est pas éciproque, elle se racle la gorge.

-La première enquête qu'ils ont passées sous silence, c'est "Le Grand Jeu"... Commence Sally.

-Attends, j'ai une idée ! la coupe Anderson. Il sort son portable, entre dans sa session du Scotland Yard, et tape une série de code, avant de me montrer une page web que je connais depuis mon plus jeune âge, et qui est celui qui m'a le plus mentit. C'est celui que je connais le moins, en réalité...

-Lis le depuis le tout début. m'incite Sally.

-Mais, je connais ! soupiré-je.

-Non. La preuve... Moriarty, ça te dis quelque chose ? demande Anderson. Mais avec compassion pour une fois.

Sans oser répondre, les yeux inondés de larmes, je reprends TOUT depuis le DEBUT. Je lis tout, depuis même la présentation du blog de mon père. Je relis tout.

Plus je lis, plus je découvre des choses... Et plus j'en sais, plus je me sens comme une inconnue devant ce John Watson, une sorte de héro. Batman et Robin. Je redécouvre des enquêtes, mais y lis une nouveauté à chaque fois. Mon père ne m'a pas mentit sur une chose. Il m'a mentit sur tout.

Je veux lire davantage, continuer ma lecture, mais avant que je ne puisse lire "Son dernier coup d'éclat", Sally me retire l'ordinateur. J'ai pu lire la rencontre entre mes parents. Leur mariage aussi...

J'ai appris des choses sur Sherlock et Moriarty... Sur mon père aussi. Et je suis mortifiée de me rendre compte que je ne les connais pas en réalité. Je sais des choses, mais ce qui me fait mal, c'est que je ne sais pas tout. Pas encore. J'ai encore 4 affaires à lire avant de tout savoir sur leurs enquêtes. Et je ne sais rien de plus sur ma mère, mis à part qu'elle a intégrée le duo facilement, parce que, apparement, Sherlock l'aimait bien... Mais sinon...

Mon coeur se sert dans ma poitrine, et j'ai mal aux yeux, à force de retenir mes larmes.

-Où je peux en savoir plus sur ma mère ? demandé-je au sergent Donovan.

-Chez toi. Parle à ton père. fait Anderson.

-Je ne peux pas. Je ne le connais pas en fait. serré-je les dents avec amertume.

-Il reste ton père. Et Sherlock reste ton parrain. Vous êtes une famille unie. Ils t'ont mentit, mais ça ne veut pas dire que ce que vous avez vécu ces dernières années étaient fausses ! pose une main sur mon épaule Sally.

Je ne réponds rien. Je dois réfléchir. Je soupir par le nez et ferme les yeux. Je dois réfléchir.

-On te ramène chez toi ? propose Sally.

-Non. Je vais marcher un peu. Me balader... Je dois ordonner mes idées. décliné-je la proposition de Sally. Anderson insiste, mais pince les lèvres lorsque une larme roule sur ma joue.

-Je ne veux pas pleurer devant vous. Je vous remercie d'avoir été sincère avec moi. Et ce cadeau de vérité, je ne sais comment vous remercier à la hauteur... Je me mordille les lèvres et lève les yeux en l'air pour ne pas que d'autres larmes ne roulent.

-Juste une chose... On ne te déteste pas toi. On n'aime pas ton parrain. On doute de lui. Tu dois le savoir, je ne pense pas qu'il t'ai mentit à ce propos. C'est avec Sherlock qu'on a un passif corrosif. Pas avec toi. Je te propose qu'on essaie d'effacer nos animosités respectives, et qu'on travaille vraiment ensemble. D'accord ? Propose Sally. Anderson hoche la tête.

Je hoche rapidement la mienne, et sers leurs mains tour à tour.

-On fait la paix... Bon... J'y vais maintenant. déglutis-je, laissant le duo derrière moi. Je m'en vais me balader un peu. J'ai besoin de pleurer. Et ça, je dois le faire seule...

RosamoundOù les histoires vivent. Découvrez maintenant