Pendant un instant je vis naitre dans son regard une étincelle. Ses yeux devinrent brillants d'un éclat que je n'avais pas vraiment vu auparavant, ce n'était pas de l'insolence pour une fois, juste de la tristesse brute comme on en voit presque jamais. Toute la peine du monde dans deux jeunes iris profondes. Tous les malheurs du monde dans des yeux qui n'auraient jamais du les voir. Un éclair de tristesse.
- T'as jamais l'impression d'étouffer, dit-il les yeux larmoyants. Dans le genre, comme si tes poumons se rétractent, puis que ton coeur... implose?
- Si, souvent, répondis-je en un souffle.
- Et comment tu règles ça, toi? Demanda-t-il l'air désespéré.
Je ne répondis pas, regardant juste le mur abimé par dessus son épaule. Il se retourna, s'arrêta quelques secondes et revint face à moi, l'air interrogatif.
- Je relâches juste la pression, souris-je.
- Fais moi relâcher la pression, s'il te plait... supplia-t-il presque.
Je sautais sur ses lèvres, m'accrochant violemment à son cou. Il suivait difficilement le rythme, attendant que j'agisse pour me suivre. C'était moi qui menait la danse, et Dieu sait que j'aimais ça. Un sourire m'échappa alors que je tirais sa lèvre inférieure en me levant, l'emportant par défaut avec moi. Une fois debout je l'agrippais durement, prenant ses cuisses pour le soulever et aller le plaquer contre le mur abimé. Je lâchais alors ses cuisses, le soutenant par la simple pression de mon corps en allant attraper ses poignets de mes poings que je plaquais finalement avec une violence inée au mur. Il couina, d'une douleur teintée de contentement. J'avais l'impression de planer, et c'est là que je me rendais compte que j'aimais plus que de raison la situation. J'aimais être avec lui, j'aimais que ce soit son corps qui se soit glissé entre le mien et le mur. J'aimais tout ce qui avait un rapport avec lui, j'aimais ce qu'il faisait de mon esprit, j'aimais ce qu'il me demandait de faire de son corps. J'aimais son âme torturée qui s'emboitait parfaitement avec la mienne. J'aimais en lui ce coté détestable, c'est peut-être même ce que je préférais. J'aimais tout ça en sachant que je ne devais pas l'aimer lui. Ses lèvres qui glissaient sur les miennes me rappelaient à la réalité.
- Ne me laisses jamais te dire que je t'aimes, lançais-je en me décollant de ses lèvres.
- C'est impossible de m'aimer de toute façon, et puis c'est vrai, je te l'interdis, sourit-il.
Si il savais...
Je coupais court à tout ce que j'aurais pu lui dire, en serrant un peu plus mes mains autour de ses poignets.
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happiness ; johnten
Fiksi Penggemar- On ne m'a dit que du bien de toi. - Ah oui? C'est bizarre. Je ne suis qu'un petit con.
