17ème chapitre

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 Un homme venait vers nous, il semblait assez énervé, et quand j'ai vu la tête de Sélia, qui était remplit de honte, ça n'indiquait rien de bon. Il s'approchait doucement mais sûrement, il était vieux mais en même temps jeune, la fatigue lui donnait des cernes qui étiraient son visage, quelques cheveux avaient été blanchit par le temps, ces oreilles étaient tout aussi long que ceux de Sélia, sauf qu'ils retombaient un peu. Deux personnes, des hommes, restaient à côté de lui, j'en ai donc déduit qu'il était important. Il arriva, enfin, à nous. Il se redressa, nous regarda avec mépris et mécontentement, pour ensuite s'adresser à Sélia, énervé.

- Je croyais t'avoir dit de ne plus remettre les pieds ici, Sélia !

Elle baissa les yeux et la tête encore plus, qu'elle ne pouvait même plus voir nos visages, mais je voyais quelques larmes monter, petit à petit.

- Je sais, je suis désolée, père. Dit-elle presqu'en chuchotant.

C'était donc son père. Je ne voyais rien qui était choquant, après tout, je ne connais même pas cet homme, et la famille de mon amie.

- Regarde autour de toi ! C'est à cause de toi, ce carnage ! cria-t-il de plus en plus énervé.

Ça y est. Elle aussi avait lâché prise. Ses larmes dégoulinèrent sur ses joues, pour qu'elle s'écrase, par la suite, par terre. Je me devais de réagir. Ce n'était pas du tout sa faute, et puis elle a sauvé son village.

- Je ne vois pas en quoi c'est de sa faute. Lâchai-je calmement, en croisant les yeux de cet homme.

Il ne répondit pas tout de suite. Il devait sûrement se demander qui j'étais pour parler de chose que je connais à peine. Et, un de ces accompagnateurs ne manqua pas de poser la question.

- Qui es-tu pour parler ainsi au roi ?

Là j'étais choquée, mais je ne le montrais pas. C'est donc un roi, ça explique le comment du pourquoi. Mais je ne vois pas en quoi être roi lui autorise de parler comme ça à sa propre fille, alors qu'elle a sauvé le village. Je voyais le regard du roi qui ne me lâchait pas une seconde, pour savoir ma réponse.

- Je m'appelle Rosa. Et je suis l'amie de votre fille. Répondis-je distinctement, sans me presser.

Sélia releva vite la tête pour me défigurer, pour ensuite regarder la tête de son père. Le roi leva un sourcil, comme pour comprendre le fait que je suis amie avec sa fille.

- Ça ne me dit pas qui tu es et d'où tu viens ! précisa le roi.

Il avait une voix dure. Je répondis presque immédiatement.

- Et je ne vois pas en quoi ça vous regarde !

Je voyais bien qu'il serrait les dents, il essayait de se contrôler. Quand je regardais de plus près, tous les habitants ayant survécus c'étaient regroupés, pour entendre et voir le roi. Il m'avait déjà bien gonflé, celui-là, il méritait bien une petite punition.

- Votre fille a sauvé votre village, qu'est-ce que vous demandez de plus ? repris-je sans le quitter des yeux, et en lui adressant un regard noir.

Il voyait bien à quoi je jouais. J'essayais que tout le monde voit Sélia comme il se doit, et lui il voulait l'enfoncer. On va voir qui va gagner.

- C'est à cause de cette fille qu'ils sont venus ! Si elle s'était retenue de jouer les justicières, on n'en serait pas là. Dit-il en montrant les dégâts des lieux.

Il commençait sérieusement à m'agacer celui-là. Je l'avais juste provoqué pour m'amuser, mais là, je crois que je vais y allait à fond. J'entendais quelques critiques négatifs sur Sélia, les habitants se mettaient plus du côté de leur roi que du miens, et bien ils vont voir de quoi je suis capable.

Une nouvelle destinéeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant