CHAPITRE 7 : Combat décisif

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Pépé Clar et Marot eurent une discussion avant leur dernier affrontement. Le sorcier-or lui dit « Vois-tu, petit chien, je t'avais bien dit que c'était une mauvaise blague. Non mais franchement, vous révoltez et contestez vos maîtres, haha ! Par ailleurs, le jeune garçon que tu protèges, ne t'inquiète pas, il ne connaîtra pas ce sort, ça serait trop simple. Si tu savais ce que l'on réserve au jeune orphelin doté de magies dans ce pays ». L'homme âgé lui rétorqua d'une voix calme « le vent tourne toujours de sens, il n'est jamais fixe. Les lois que nous créons, les systèmes que nous érigeant connaissent toujours une fin. Ce jeune garçon ne sera pas victime de ce système. J'en suis sûr ». Sur ces mots, l'aïeul l'attaqua.

Il frappa une nouvelle fois le sol avec sa pioche, l'onde de choc se dirigea rapidement vers Marot, qui s'éleva dans les airs pour l'éviter. La magie de Pépé Clar était liée à la terre, à distance ou bien dans les airs sa magie était peu efficace. Marot le savait. Ce dernier lui cria d'un ton hautain « que vas-tu faire maintenant, raclure ». C'est alors que le chef de district lui lança de nombreuses flèches électriques qu'il matérialisa. Le vieil homme posa sa hache à terre, joignit ses mains et assembla un amas de roche et de terre autour de lui, qu'il parvint à modeler en un mur de terre et de roche, ce qui lui permit de stopper les projectiles électriques de son adversaire. Cependant, le mur se fissura rapidement avant d'exploser. Marot ne faisait que s'amuser avec Pépé Clar. Le vieil homme un peu énervé se dit « il ne fait que jouer avec moi. Il veut me torturer et me tuer à petit feu. Après tout ce n'est qu'un jeu pour lui. Tu vas voir ce que les rastas sont capable de faire ». le vieil homme décida alors de concentrer toute sa force. Il plaça sa pioche au-dessus de sa tête et commença à la tourner avec ses deux mains. Il concentra toute son énergie magique en vue d'un dernier sort. Son mana s'écoulait profondément dans la terre, ce qui lui permit de broyer la roche du sous-sol en profondeur. Il extirpa de nombreux morceaux de roches qu'il aiguisa, grâce à sa magie. « Tien prend ça ! Ça va te calmer » dit l'aïeul d'un air amusé à son ennemi. Pépé Clar envoya l'ensemble des projectiles sur Marot, mais ce dernier parvint à les esquiver avec une grande simplicité.

Marot réfléchit, il clama de vive voix au prisonnier « j'estime ta puissance équivalente à celle d'un magicien novatoire de rang 2 étoiles. Il faut croire que certains chiens peuvent aboyer plus fort que d'autres ». Une fois prit en considération la puissance de Pépé Clar, Marot dit d'un ton ennuyé « Bon, là, je trouve plus ça très amusant ». Il répliqua alors avec une lance d'électricité. Il l'envoya sur le vieil homme a une vitesse surhumaine. L'homme âgé ne réussit pas à l'esquiver. Il se prit l'attaque de plein fouet qui lui trancha l'estomac. « Bon sang », dit-il en crachant du sang en ajoutant « je dois m'extraire cette lance du corps et continuer le combat ». L'aïeul extirpa la lance de son cœur, son sang giclait. Une mare de sang commençait à se former à ses pieds.

Pépé Clar réussit à se lever. Il fit quelques pas, et tomba à terre. Son sang continuait à se déverser. Marot descendit des airs, se mit à côté de l'homme agonissant et lui dit d'un ton niais « tu as perdu ». « haha, que non » lui répondit l'homme âgé, alors que le sang remontait dans tous ses organes, le noyant de l'intérieur. « Regarde, aux alentours, il ne reste plus rien de la mine. Nous avons perdu, c'est vrai, je te le concède, mais regarde tes hommes. Tu ne pourras plus les envoyer à la recherche du jeune, Haha ». Marot fonça les sourcils. Il écrasa le corps de Pépé Clar et le fit hurler une dernière. Puis Marot délaissa le vieil homme. Il marcha quelques dizaines de mètres plus loin pour voir si ces soldats qui l'entouraient étaient encore en vie.

Lisi, Mat, Nara et Leyla virent la totalité de la scène sans rien pouvoir faire. Ils ne pouvaient qu'être spectateur. Les enfants attendirent que le chef de district s'éloigne, pour se rapprochaient de l'homme qu'ils considéraient tous comme leur grand-père. Le vieil homme affaiblit adressa alors ses dernières paroles aux enfants qui s'étaient rassemblés autour de lui. Il leur parla avec grande difficulté « les enfants soyez fort. Je pars, mais je serais toujours présent, au plus profond de vos cœurs. Mat écoute plus souvent Lisi. Lisi, toi arrête de jouer la fière, quand tu as besoin d'aide, fais confiance aux gens qui t'entourent. Haha ma chère Nara, souris plus et soit moins réservé. Quant à toi, ma douce Leyla, sois forte, très forte. Ne sombre pas dans les ténèbres, je t'en prie. Le monde est aussi beau. Un jour tu le verras. Les enfants l'écoutaient attentivement. L'homme mourant continua et leur dit « ne pleurez pas, vous êtes si fort. Vous avez vécu mille fois ce genre d'épreuve. Survivez pour toujours vous soutenir entre vous. Aussi, quoi qu'il arrive n'abandonnez jamais Léos. Il sera toujours au fond de lui un enfant avec plein de gentillesse. Mes enfants, vivez pour voir le jour où Riza vous sauvera ». Sur ces paroles, il sourit une dernière fois. Ses yeux commençaient à se fermer. Les enfants le suppliaient de ne pas partir, mais petit à petit leurs cris devenaient inaudible pour le vieil homme. Juste avant de quitter ce monde, l'aïeul se dit « Je laisse tout en tes mains Riza ». C'est ainsi que Pépé Clar mourut, paisiblement auprès de ses enfants.

Riza KaraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant