Ne pouvant librement questionner ses suspects, Vivien dut écouter la conversation entre les détectives et Cléone enregistrée il y a quelques minutes par son téléphone en compagnie de William. Malheureusement, il ne détecta aucune parole pouvant faire évoluer son enquête. Il pensait pouvoir interroger de lui-même chaque membre de sa famille. Mais ne serait-t-il pas vu comme un enfant ordinaire s'amusant à jouer aux détectives ? malgré tout, il ne désespéra point.
Le lendemain matin, les détectives se dirigèrent vers la cuisine modernisée du 21ème appartement pour interroger Améro qui était sensé la dépoussiérer. Ils le surprirent non pas en dépoussiérant mais en stressant, cherchant un objet qui semblait être introuvable. Martin et Bernard déjà sur les lieux, ne tardèrent pas à remarquer ce comportement étrange.
- Pourquoi vous affoler ainsi monsieur Améro ? demanda gentiment Bernard. Mon collègue et moi sommes présents juste pour vous poser quelques questions.
Pendant que Bernard rassurait Améro, Martin contournait la salle en observant partout autour de lui puis, s'arrêta devant une armoire blanche entrebâillée ; une armoire uniquement pour la conservation des couteaux.
- Il parait, me semble-t-il que monsieur Améro fut à la recherche d'un couteau égaré. Déclara Martin.
- Oui monsieur le détective, vous venez de découvrir la raison de mon stress. C'est que faire savoir à une personne que je ne retrouve pas un couteau serait une preuve contre moi pour m'emprisonner pour le meurtre du juge car j'ai appris qu'il est mort par un couteau.
- Soyez sans inquiétude monsieur Améro, rassura Bernard. Seul le criminel se fera emprisonner. Répondez juste honnêtement à toutes questions posées.
- D'accord, vous pouvez commencer messieurs.
- Pourquoi avoir prononcé la phrase suivante ? commença Martin. « Tout est fini, il va mourir, c'est certain, il mourra. »
- Je parlais de mon fils en ce moment ; car comme vous l'avez peut-être su, il est très souffrant. J'avais pris tant de désespoir en la prononçant.
- Je vois. Depuis combien d'années travaillez-vous pour le juge Carle ? interrogea Martin avec vivacité.
- Depuis que Vivien a 10 ans ; depuis 4 ans plus précisément mais je fus embauché par madame Cléone.
- Vous appréciait –il dès vos premiers services ?
- Non, pas du tout. Dès mes premiers services, il semblait me détester, il se mettait en colère pour la moindre erreur et menaçait sans cesse de me renvoyer.
- Savez-vous la raison pour laquelle le juge ne vous appréciait pas ?
- Non monsieur le détective.
- Vous pouvez m'appeler monsieur Martin. Rappela Martin. Vous dites bien que le juge vous détestait mais n'avez-vous jamais voulu savoir la raison cachée derrière cette haine ?
- Non, pas vraiment.
- Avez-vous également détesté le juge ? lui qui semblait vous causer tant de peines.
- Non monsieur.
- Bien monsieur Améro, que faisiez-vous à 2 heures 30 ?
- 2 heures 30 ? euh, est-ce l'heure du crime ?
- Contentez-vous de répondre. Dit Bernard.
- Je n'ai rien fait à cette heure, j'étais immobile sur mon lit à observer le plafond de ma chambre.
- Et à 2 heures pile ?
- Je conversais avec monsieur Carle après qu'il m'a lui-même dit de venir vers lui.
- Sur quel sujet conversiez-vous ?
- A propos de mon fils qui souffre du cancer des reins. Monsieur Carle était sensé me donner de l'argent pour ses soins.
- Ne l'a-t-il pas fait ?
- Non monsieur Martin.
- Pourquoi ce refus ?
- Je n'en sais rien, surement le juge était avare à ce point.
- Avez-vous déjà trouvé de l'argent pour votre fils ?
- Oui monsieur, madame Cléone me l'as offert en passant par le compte bancaire du juge hier soir.
- Aussi vite ?
- Oui monsieur, madame Cléone a toujours été très aimable.
- Bien monsieur Améro, pouvez-vous nous dire ce que vous avez fait à 3 heures ?
- Bien-sur, à 3 heures, j'ai finis par m'endormir profondément.
- Vous avez pu trouver le sommeil sans toutefois avoir reçu de l'argent pour guérir votre fils ?
- En moi, je prenais monsieur Carle comme la première personne pouvant me donner de l'argent car il est plus que millionnaire ; mais le fait qu'il ne l'a pas fait n'a pas pu m'empêcher de dormir.
- Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui. A cet effet, j'espère que votre fils se rétablira au plus vite.
- Soyez patient ; Réconforta Bernard. Votre fils guérira, soyez juste patient.
Juste au moment où ces messieurs sortaient de la cuisine, Vivien fit le contraire ; il entra, prit son téléphone portable et sortit. Une fois dehors, il revu les détectives qui semblaient l'attendre. Il eut à cet effet un court silence que Martin détruisit : « on se croise encore Vivien. Je suppose que tu es une fois de plus venu récupérer ton téléphone comme la dernière fois. »
- Oui monsieur Martin, j'en aurais besoin.
- Alors suis-moi.
- Où allons-nous monsieur ? demanda Vivien en suivant Martin qui avait déjà entamé sa marche avec Bernard à ses côtés.
- Nous allons vers madame Cléone.
- Vers ma mère ? s'étonna Vivien. Pourquoi faire ?
- Tu le sauras, contente toi de me suivre.
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Double enquête
Mystery / Thriller" Tu n'as pas le niveau d'un détective quoi qu'on dise ". Ces paroles décourageantes avaient dilatées le désir du jeune Vivien qui désirait retrouver l'assassin de son père, le juge Carle en menant l'enquête avec Martin Romigo, un célèbre détective...
