Vivien venait de recevoir la visite de son ami William qui était tout comme lui ébahi de la nouvelle concernant Romaric qui s'était propagété comme du feu.
- C'est tellement surprenant d'apprendre que mon frère prenait de la drogue depuis tous ce temps. Commença Vivien. Ma mère n'as pas perdu de temps pour l'envoyer faire une désintoxication.
- L'essentiel à retenir est qu'il a pris l'engagement de ne jamais plus en reprendre compte tenu des dangers qu'elle représente.
- Je vois que tu as remis sur toi la chemise offerte par monsieur Martin pour le nouvel an. Au final elle te plait bien.
- J'avoue que cette chemise n'est pas mal, j'apprécie surtout son style de couture.
Brusquement, Vivien se leva comme s'il venait d'apercevoir un bidule étrange. William, lui était surpris par ce changement d'humeur et par cette lourde curiosité qui pesait dans le regard de son équipier. Ce même équipier qui avançait tout près de lui pour demander : « pourquoi n'as-tu plus aucun galon sur ton épaule ? pourtant cette chemise de cuir comportait des galons qui te paraissaient lourdes. Les as-tu enlevés ? ».
- Pourquoi cette inquiétude pour de simples galons encombrantes ? Ils ont tout simplement été égarés.
- Comment les as-tu perdus ? réclama Vivien impatient de recevoir une réponse.
- Il n'est d'aucune utilité de faire une scène dramatique. Ce n'est qu'une partie mineure d'un magnifique vêtement.
- S'il te plait William essaies de te rappeler du moment où tu as égaré ces galons.
- Vu que tu désires vraiment le savoir, je te le dirai à l'unique condition que tu m'expliques en quoi ils te sont importants.
- Tu le sauras sans faute mon ami.
- C'est après avoir serré monsieur Martin dans les bras que ces objets ont disparu. A toi Vivien, expliques moi ses importances.
- La célébration du nouvel an que tu as faite avec moi était très mouvementée, nous avons eu plusieurs divertissements. Pourtant, ces galons sont restés sur ton épaule jusqu'au second jour et voici qu'après un simple contact avec monsieur Martin, ils disparaissent du vêtement.
- Où veux-tu en venir ?
- Je veux avant tous te faire comprendre que si ces galons étaient fragiles, ils seraient quittés de ta chemise pendant la célébration du nouvel an mais pas avec un simple contact avec monsieur Martin et s'ils étaient solides, ils ne seraient quittés de ton vêtement ni pendant la célébration du nouvel an ni pendant le contact physique avec Martin.
- Que veux-tu que je te dise ? qu'ils n'étaient ni fragiles ni solides ?
- Bonne réponse William ! Lança Vivien un sourire aux lèvres. Ces galons n'étaient ni fragiles ni solides, ce qui signifie que ces objets furent accrochés sur le vêtement pour une période précise voire pour une courte durée. Ces galons ont surement été mis sur ta chemise de façon à les reprendre aisément. Monsieur Martin eu besoin de les récupérer. Avait-il prit connaissance qu'ils ne te plaisaient pas ?
- Négatif, je ne lui en ai jamais parlé. Mais voici une meilleure question : pourquoi monsieur Martin aurait besoin de reprendre des galons d'un vêtement qu'il a fait confectionner ?
- Parce qu'ils ne sont pas des galons banals ; ils renferment peut-être un objet d'une valeur un peu plus haute et rappelles toi qu'ils pesaient sur ton épaule.
- Qu'est-ce que monsieur Martin aurait mis de plus dans ma chemise ?
- Rien d'autres que des caméras d'espionnage.
- Quoi ! réagit fortement William. Tu affirmes que monsieur Martin qui est le collègue et l'ami de mon père depuis 4 ans a voulu nous espionner ?
- Euh, oui c'est bien ce que j'affirme. Répondit Vivien confiant. Qu'est-ce que ces galons peuvent encore cacher ? Où se trouve monsieur Martin en ce moment ?
- Il est dans son appartement en compagnie de mon père.
- J'aurais besoin de ton aide William. Il nous faut voir la vidéo enregistrée par ces caméras d'espionnage et seul toi aura le droit d'entrer dans l'appartement de monsieur Martin sachant qu'il est un ami à ton cher père comme tu le dis si bien.
- Pardonne moi Vivien mais je manque de courage pour rechercher quelconque objet dans les affaires de monsieur Martin.
- Sois intrépide William. Comme je peux savoir qu'au fond d'un océan se cache des objets, je peux aussi savoir qu'au fond de toi se cache le plus grand courage. Tu n'auras pas une grande difficulté à le faire ; il te faudra juste rechercher la vidéo que renfermait les caméras d'espionnage depuis l'ordinateur privée de monsieur Martin pour ensuite la copiée sur une clé USB.
- C'est facile à dire ; crois-tu qu'un homme d'affaire aussi respecté que monsieur Martin ne protégerait pas son ordinateur de travail par un mot de passe ?
- Sois sans inquiétude, rassura Vivien en tendant une oreillette et un bonnet sensé cacher l'objet précédent à son interlocuteur. Je vais faire usage de mon imagination pour inventer un mensonge qui pourra faire sortir ton père et monsieur Martin pour un instant. Ensuite, j'aurai une courte conversation avec eux. Tu devras parfaitement régler l'oreillette pour tout écouter car c'est par la discussion que tu pourras t'imaginer le mot de passe.
- J'espère qu'on ne fait pas tout ceci pour rien.
William partit vers l'appartement de Martin et il lui fut permit de pénétrer grâce à l'invention d'un besoin mineur. Une fois à l'intérieur, il ne tenta rien, il attendait impatiemment le mensonge qu'allait inventer Vivien. Voici que l'attente prit fin ; Vivien était à la porte et souhaitait absolument parler aux détectives.
- Monsieur Martin, monsieur Bernard, introduisit-il en faisant l'angoissé. J'ai retrouvé un couteau recouvert de sang près du salon principal, je ne sais d'où il vient ni que faire.
- Conduit nous à cet endroit. Ordonna Martin. C'est probablement la véritable arme du crime.
Sans plus tourner la tête vers William qui s'était docilement assis sur un siège, les détectives suivirent rapidement Vivien en étant des plus impatients. Seul, William prit l'ordinateur de Martin qui était près de lui en disant : « Quel garçon surprenant ce Vivien ! À force de faire le comédien, il deviendra même un illusionniste . »
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Double enquête
Mystery / Thriller" Tu n'as pas le niveau d'un détective quoi qu'on dise ". Ces paroles décourageantes avaient dilatées le désir du jeune Vivien qui désirait retrouver l'assassin de son père, le juge Carle en menant l'enquête avec Martin Romigo, un célèbre détective...
