Chapitre 13 : l'espionnage du premier janvier

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Vivien présenta le couteau ensanglanté tenu par sa main droite. Un couteau simple de cuisine et taché de sang sur la manche et sur la lime. Il coupa le silence qui couvrait le moment et enquiquinait la scène :

- Voyez-vous messieurs ? ce couteau est ensanglanté.

- Où l'a tu trouvé Vivien ? demanda Martin avec attention.

- Aie, cria Vivien d'une voix peu haute.

- Que se passe-t-il ? interrogea vivement Martin en tenant la main du jeune garçon.

Elle était blessée, d'une blessure légère. Vivien se serait volontairement blessé pour mener à bien son plan.

- Ta paume de main gauche saigne ; aurait tu arrêté ce couteau avec elle ?

- Oui monsieur Bernard, dit Vivien. Je n'ai ressenti aucune douleur. De plus, j'ai l'habitude d'utiliser ma main gauche autant que la droite. Continua-t-il décontracté.

- Administre un pansement à ta plaie et fais plus attention aux objets blessants. Rentrons Bernard, ne perdons plus de temps.

- Attendez messieurs, stoppa Vivien. Ne vous inquiétez pas pour ma blessure ; elle ne saigne plus et est légère. En fait, je voudrais quelques conseils venant de votre immense intelligence monsieur Martin.

- Tu veux des conseils de ma part ? je t'écoute, poses ton problème.

- Le soucis est que l'un de mes amis conserve des documents très confidentiels dans son ordinateur, donc il le protège par un mot de passe mais à tous les coups, quiconque le connaissant parvient à le deviner. Il s'est approché de moi à cause cela et j'ai voulu faire appel à vous afin que vous m'aidez à lui dire le genre de mot de passe difficile à deviner. Je voudrais demander par là le meilleur mot de passe pour un ordinateur.

- Tu me fais patienter pour des problèmes d'enfants Vivien mais puisque tu me la demandé si poliment, je vais te donner des réponses. Un mot de passe ne devrait pas toujours être ce qui nous tiens à cœur ou qui reste quotidiennement avec nous.

Dès ce moment précis, Vivien toucha discrètement son oreillette pour s'assurer qu'elle fonctionne. Il s'était rapproché de son interlocuteur en imaginant William saisir les noms d'objets ou individus qui ne tiennent pas à cœur à Martin et qui ne sont pas quotidiennement avec ce dernier.

- Par contre, un mot de passe devrait être un fait, un acte qu'on déteste, qui nous répugne. Ils sont plus simples à retenir et difficile à deviner. Es-tu satisfait ?

- Pas vraiment monsieur Martin ; je voudrais recevoir un exemple de mot de passe selon vos paroles pour être certains que je vous comprends. Je voudrais si vous le permettez connaitre ce que vous détestez, qui vous répugne. Ce sera d'une énorme utilité pour mon ami cherchant sans cesse le bon mot de passe.

- Ce que je déteste par-dessus tout est l'injustice car elle est source de vengeance continuelle.

- Si je comprends bien vous utiliseriez le mot injustice comme mot de passe ?

- Pourquoi cette question ? suspecta Martin. C'est mon mot de passe que tu veux ou un exemple pour ton ami ?

- Excusez-moi monsieur. Parfois comme des détectives, je veux plus de détails que convenu.

Après les dires de Vivien, Martin et Bernard prirent le chemin de retour pour aller où ils se trouvaient des minutes plus tôt.

- William n'aurait pas eu le temps de copier la vidéo. Murmura Vivien dans le vide.

Rapidement, il courut vers ces détectives dans le but de perdre du temps. Ce fut inutile car ils étaient tous deux impatients de retourner dans l'appartement délaissé sans gêne entre les mains d'un enfant.

- Nous allons bientôt recevoir dans l'appartement de monsieur Martin les résultats de l'analyse de l'étrange couteau retrouvé dans la cuisine. Disait Bernard avant de rejoindre Martin qui ne s'était pas arrêté. Nous n'avons pas de temps pour une autre conversation.

Une fois dans la solitude, Vivien parla avec William par l'intermédiaire de l'oreillette en ces mots : « Enfin cet ordinateur s'est mis en marche... C'est tout simplement incroyable que son mot de passe soit ''tribunal''. Il dit que le meilleur mot de passe doit être une chose qu'on déteste mais lui, il choisit ''tribunal'' ... Très surprenant. De toute façon ils arrivent. Rassure-toi que la copie se passe bien et ensuite tu devras immédiatement retirer la clé, éteindre la machine pour la remettre à son endroit précédent. »

Des minutes écoulées, Vivien aperçu William arriver de loin. Il semblait avoir exécuté la tâche à la perfection, il souriait d'un air de soulagement.

- Tu avais raison ; lançât' il devant Vivien. Mes galons renfermaient réellement des caméras d'espionnage. Cependant, la vidéo fut apparemment coupée car elle ne fait que quelques minutes. C'est pour cela que la copie fut rapide.

- Il est d'un avantage pour nous que la vidéo soit coupée, en plus de rendre la copie rapide, il nous permet de connaitre plus précisément ce dont monsieur Martin avait besoin de voir.

Vivien prit la clé USB, la connecta à la télévision puis utilisa une télécommande blanche afin de visionner avec son ami la vidéo que renfermait les fameuses caméras d'espionnage. Sur l'écran, ils virent la petite célébration qu'ils avaient faite le 1er janvier. La cérémonie était reflétée dans la vidéo ; les divertissements et activités faits en ce jour malgré que cette vidéo ne fut pas réussie. Tout avait été enregistré, même l'instant où Vivien en compagnie de William verrouilla la porte ne fut pas épargné.

- Monsieur Martin nous a réellement espionné. Dit William à la fin de la vidéo. Je ne saisis pas la raison cachée derrière cet espionnage.

- Il devrait nous donner une réponse qui justifiera tout sans exception.

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