Le jour suivant, les détectives ne prirent pas de retard, ils allaient interroger Romaric qui semblait ne plus être décontracté comme la dernière fois. Son comportement s'était complètement inversé ; tel un lion devenu chaton.
- Je suppose que tu n'ignores pas la raison de notre présence. Déclencha Bernard.
- Sachant que vous êtes des détectives, vous êtes présents pour m'interroger. Répondit calmement Romaric.
- Ne peux-tu donc pas deviner la raison pour laquelle nous t'interrogeons une seconde fois ?
- Je n'en sais rien, j'ignore la raison cachée derrière cet interrogatoire.
Réalisant l'ignorance ou le mensonge de Romaric par rapport à la présence de la drogue dans sa chambre, Martin prit la parole :
- Si vous voulez que nous allons droit au but, je vous demanderais clairement ; que faisait de la drogue dans votre chambre ?
- Vous pouvez me tutoyer monsieur, contourna Romaric angoissé et triste comme la nuit du crime où il avait eu une courte discussion avec son père. Je ne suis pas si âgé après tout.
- Dans cet appartement, Vivien est l'unique personne que je peux tutoyer, c'est lui l'unique enfant ici. Vous souhaitez que je vous tutoie pour avoir l'air d'un enfant, pour avoir cette innocence car vous savez en vous l'erreur que vous avez commise. Mais retournons à la question ; que faisait de la drogue dans votre chambre ?
- Je n'y suis pour rien, quelqu'un a mis ce stupéfiant dans ma chambre pour me piéger.
- Vous avez donc vu cette substance dans votre chambre ! s'exclama posément Martin. Et vous n'avez en parlé avec personne.
- Non monsieur. Je n'ai jamais vu cette cocaïne dont vous me parlez.
- C'est très bien Romaric parce que nous n'avons jamais dit que la drogue retrouvée dans votre chambre est de la cocaïne. Je crois maintenant qu'il faudrait me dire comment vous faites pour savoir que c'est de la cocaïne. Avouez la vérité, autrement vous vous renfermerez dans vos mensonges.
Romaric comprit dès l'instant qu'il venait de faire une grave erreur causée par l'angoisse ? tout semblait se compliquer pour lui. A vue d'œil, c'était visible qu'il désirait cacher une vérité. Ses doigts, pas du tout stables, bougeaient sans fin tandis que son regard allait de gauche à droite tout en évitant celui des détectives qui n'attendaient que de la sincérité. Soudain, il ne put se retenir et avoua rapidement : '' je consomme de la cocaïne''.
- De la drogue ? intervint Bernard. C'est une substance très néfaste pour la santé physique et mentale Romaric. Elle est mortelle !
- Mon ami Bernard a entièrement raison. La cocaïne reste un stupéfiant très dangereux. Puisque vous avez enfin avoué que vous en êtes un consommateur, je voudrais bien que vous nous racontez en détail comment tout a débuté.
- Tout a commencé le 19 décembre 2018. Je venais de réalisé après avoir pris mon bulletin trimestriel que j'avais une très mauvaise note, la pire que je n'ai jamais eu durant mes études. Comprenez ma douleur, à cela venait s'ajouter les paroles de mon professeur principal qui disait que je ne mérite pas d'être éduqué. Rien ne me motivais à faire le retour au domicile. C'est alors qu'un de mes amis disait aux autres et à moi qu'il a rencontré un homme ayant le pouvoir de détruire toutes tristesses, nous faire oublier toutes pensées négatives et de nous donner une grande force physique ; tous ceci avec un seul remède. Les autres autour de moi cédèrent à cette étrange idée tandis que moi je marchais en compagnie de mon interlocuteur par curiosité. Sur les lieux, nous avons trouvé un jeune homme isolé dans une cabane. Tout d'abord, il offrit à mon ami ce qu'il appelait ¨remède anti-ennui¨. Celui-ci lui rendit une somme bien déterminée. Même lui qui m'avait amené en ce lieu ignorait l'identité de la poudre qu'il consommait. Après lui, moi aussi je la pris et offrit une somme. Après ce moment, mon ami et moi ne pouvions plus nous empêcher d'en reprendre, l'envie dominait sur nous. Une semaine plus tard, j'appris que cet ami qui consommait aussi de la drogue avait de graves problèmes mentaux qui affaiblissaient ses capacités mentales. Il avait été envoyé dans un asile mais moi, j'étais en quelles jours devenu accro, je collaborais avec plein de trafiquants de drogue. J'avais vite compris que ce que je prenais était de la cocaïne mais l'envie qui me poussait à en reprendre était si puissante. En effet, la drogue me faisait tout oublier, elle m'empêchait de réfléchir et transformait mon comportement. Pourtant, j'avais à chaque fois l'impression qu'elle me soulageait. Voilà messieurs, vous savez tous. Je peux vous jurer que j'ai tant de fois essayé d'arrêter cette pratique.
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Double enquête
Mystery / Thriller" Tu n'as pas le niveau d'un détective quoi qu'on dise ". Ces paroles décourageantes avaient dilatées le désir du jeune Vivien qui désirait retrouver l'assassin de son père, le juge Carle en menant l'enquête avec Martin Romigo, un célèbre détective...
