Chapitre 17 : Interrogatoire de dates

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Déterminé à retrouver Epifa Morrez, oubliant les paroles de son cher ami d'enfance, Vivien comptait bien évoluer avec son enquête comme le premier jour ; avec ce même zèle. Cependant, il ne voulu pas commencer par interroger Bernard qui était libre dans son salon mais désirait tout d'abord questionner le détective Martin Romigo si ce dernier n'y voit aucun inconvénient.

Romaric, son grand frère, d'un ton sec l'avait expliqué que le détective Martin est très intelligent et peut-être rusé, que s'il a quelque chose à cacher, Vivien ne le sauras jamais même en posant des centaines de questions. Cette phrase, Vivien l'avait beaucoup considéré au point de prendre un moment de réflexion pour mieux interroger le détective.

- Pour pouvoir mieux interroger Martin, je vais devoir repérer le mensonge dans ses phrases. Avait dit Vivien alors qu'il réfléchissais encore ; troublé par les paroles de son frère. Je dois faire un interrogatoire où il ne pourra pas cacher tout les mensonges .

Après ces paroles, Vivien tourna les yeux vers une haute armoire de sa chambre et vit une belle photographie de son ami William et lui dans un zoo. Il prit l'image et l'observa attentivement jusqu'à dire :

- Je n'arrive toujours pas à croire pourquoi certaines personnes laissent le cœur diriger la raison.

Ensuite, il se leva, reposa l'image et sortit à la rencontre de monsieur Martin qui se trouvait seul dans son appartement en gardant la foi qu'il puisse en ressortir avec des information car désirait tellement retrouvé ce Epifa mais sans en parler à personne ; l'acte de naissance et le reste devaient demeurer secrets. Et, il savait parfaitement que son ami n'en parlera à personne.

Une fois à la porte, il fut chaleureusement accueilli par le détective qui n'avait pas du tout refusé qu'il pose des questions à volonté dans cet appartement admirable mais pas du tout comparable à celui des Jackson. Ils s'assirent rapidement pour cet interrogatoire. C'est ainsi que Vivien commença:

- Avant d'arriver vers vous, Romaric m'a clairement expliqué que de part votre intelligence, si vous avez quelque chose à cacher, je ne le saurais jamais. Qu'en pensez-vous de ces paroles ?

- Il n'a pas eu tord ; approuva Martin. Si je désire te cacher des informations, tu ne le sauras pas. Mais ne considère pas ma réponse, je ne suis pas un génie après tout.

- Je vois. Murmura Vivien. Monsieur Martin, je voudrais faire un interrogatoire différent des autres. On peut l'appeler un interrogatoire de dates. Vous devriez me donner tous les grands moment de votre vie donc vous retenez la date, la durée depuis votre naissance et...

- Tu veux connaitre mon passé à ce que je constate. Coupa Martin.

- Vous l'avez deviné. Répondit Vivien impatient de terminer sa phrase précédente. Je disais qu'après que vous donnez ces moments dont vous retenez la date avec certitude, que ce soit la date complète où pas, je les utiliserai pour vous questionner dans l'ordre que je désire.

- D'accord. Accepta Martin. Je te cite les moments de ma vie dont je mémorise la date ou la durée. Les voici : ma date de naissance, le jour de mon mariage, le début de ma carrière de détective, la naissance de mon fils, ...

- Désolé de vous interrompre monsieur mais je veux juste vous informer que j'ai retrouvé votre fils secret de 18 ans né à Yaoundé.

- Où l'as-tu trouvé ? Quel est son nom ? Demanda Martin rapidement.

- Ne vous inquiétez pas, soulagea Vivien. Je rigole ; mais alors, vous avez vraiment un fils secret ?

- Non, pas du tout, croyais tu vraiment que je t'ai pris au sérieux ? Mon fils est mort très jeune.

- Et vous ne retenez pas la date de sa mort ?

- Tu sais bien que tu ne m'as pas laissé terminer ma phrase. Bien sur que je retiens la date de décès de mon fils ainsi que sa date de naissance ; quand à mon épouse, je mémorise sa date de naissance, la date du début de sa maladie, sa durée hospitalisation et la date de sa mort.

- Vous avez perdu beaucoup d'êtres chers. Dit Vivien en notant dans un petit cahier ce qu'a dit son interlocuteur.

- Tu es ici pour converser avec moi ou pour m'interroger. S'impatienta Martin.

Sur ces mots, Vivien se redressa, prit son souffle et commença :

- Quand avez vous débuté votre carrière de détective ?

- En l'année 2014.

- Je vois, et en quelques années vous avez eu une célèbre réputation.

- En réalité, il m'a fallu beaucoup travailler pour atteindre ce niveau. Continue juste l'interrogatoire.

- Quand votre fils est-il venu au monde ? reprit Vivien.

- En avril 2001.

- Quelle est votre date de naissance ?

- 09 Juin 1976. Répondit Martin. Mais en quoi cela te serais utile ? Je commence à croire que tu n'es pas si intelligent que ce que je pensais.

- Quelle est la date de naissance de votre épouse ? Continua Vivien sans considérer les derniers mots du détective.

- Janvier 1973, puisque tu désire continuer l'interrogatoire ainsi.

- Elle est plus jeune que vous de 3 années. Précisa Vivien.

- Arrêtes avec ces constats ridicules et continue.

- D'accord monsieur Martin, quand votre fils perdit-'il la vie ?

- Le 02 Juin 2012.

- Le pauvre n'avait que 11 ans compatit Vivien. Puis-je connaitre la cause de son décès ?

- Il souffrait de l'asthme depuis des années et des jours après le décès de sa mère, son corps n'a pas supporté ce départ définitif et il a eu une crise puis, mourut.

- Je crois que vous êtes aussi malade monsieur Martin et souffrez de la même maladie qu'avait le chanteur légendaire Michael Jackson ; dit Vivien en fixant la tempe droit de Martin qui avait une grosse tache vivement blanche. Ce fameux Vitiligo. Termina-t'il.

- Je fais constamment des bilans de santé approfondis et je peux t'assurer que je n'ai pas cette maladie.

- Dans ce cas, je me suis trompé. Quand vous êtes vous marié ?

- En Juillet 1999.

- Quand débute la maladie de votre épouse ?

- Le 25 Mai 2012.

- Quelle est la durée de son hospitalisation ?

- 10 jours.

- Alors votre épouse décède le 04 Juin. Se rassura Vivien.

- Oui, c'est plutôt simple à calculer.

Après cette réponse, Vivien se leva, et pensa à remercier le détective pour l'attention qu'il reçu.

- Une chose encore m'étonne ; interpella Martin. Comment William a-t'il put retrouver la vidéo des caméras dans mon ordinateur en si peu de temps ? Je l'avais pourtant parfaitement cachée.

- La seule réponse est que William est juste un véritable génie en informatique. Répondit joyeusement Vivien.

- Et Romaric ? Quel est son niveau dans ce domaine ?

- Je n'exagère pas lorsque je dis qu'il est très médiocre dans le domaine scientifique et pire encore en informatique. À la prochaine monsieur Martin.

C'est ainsi qu'il se séparèrent ; Vivien se dirigea sans plus tarder vers Bernard qui était en compagnie de son fils. Il espérait pouvoir faire son interrogatoire sans que William ne s'exaspère. De toute façon, il comptait ne rien annuler.

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