J'ouvris les yeux, toujours à l'arrière de la voiture et appuyer contre une épaule qui a l'évidence n'était pas celle de ma sœur.
Je soupira et me releva.
Celia : désolé.
Cinq : tu avais besoin de dormir.
Celia : j'ai dormis longtemps ?
Cinq : pas assez à mon goût...
Il me fit un faible sourire et j'analysa la situation.
Celia : elle est où Vanya ?
Cinq : avec Luther. Il s'est pris une sacré raclée.
Celia : c'est compréhensible.
Cinq : pourquoi il s'est laissé passé à tabac ? Celia je sais que tu as compris, sentis du moins.
Celia : il a retrouvé Allison... et son mari.
Cinq : son mari ?
Celia : j'en sais pas plus. Mais on va dire que la jalousie et la déception était flagrante.
Cinq : et ce n'était pas la première fois que tu la ressentais, n'est ce pas ?
Celia : Cinq, à propos de ce que j'ai dis hier. Ce n'était pas ce que je voulais dire. Enfin si mais pas comme ça.
Je m'embrouillais et cela m'agaçais.
Celia : putain, fait chier. Ce que je veux dire c'est que ça ne sert à rien d'essayer de te prouver que je t'aime parce que- ... parce que c'est le cas...
Je baissa la tête en me mordant la lèvre.
Cinq : c'est vrai ?
Celia : évidemment... tu es et tu seras toujours la personne la plus importante à mes yeux. Et je ne sais pas ce que je serais prête à faire pour m'assurer que tu vas bien, que tu es heureux.
Je m'arrêta pour reprendre mon souffle et déglutir. J'en disais beaucoup trop, mais je ne pouvais pas tricher en me servant de mon don.
Cinq : mais ? Parce qu'il y a un mais, non ?
Celia : mais je ne devrais pas. C'est un jeu dangereux. Je connais les sentiments et leurs effets. Ce que ça peux pousser les gens à faire, la douleur que ça procure. Je connais ça mieux que personne. C'est comme aimer quelqu'un d'une haine tellement profonde, qu'à chaque putain de minutes où on y pense, on s'enfonce dans un labyrinthe dont la sortie n'existe même pas. C'est accepté que quelqu'un puisse te détruire en une seconde. Et c'est dangereux. C'est dangereux et cela ne doit en aucun cas prendre le dessus sur la raison.
J'avais l'impression d'essayer de me convaincre moi même. Et le comble est que si je ne le sentais pas, je n'avais aucune preuve de ce que j'avançais. Je secoua la tête puis sortit de la voiture, le garçon me rejoignant peu après.
Le silence qui pouvait parfois être si apaisant, était lourd et insupportable. Il laissait place à mes pensées et mes démons remontaient en moi, lentement, et cela pouvait me faire si mal. C'est comme si quelqu'un qui connaissait tout de moi, toutes les pires choses enfuies dans ma mémoire, les plus sombres de mes pensées, mes désires, ce que je cache a tout le monde, mes regrets, tout ce qui me rend fou et venait près de toi puis me les chuchotais à l'oreille. Encore, et encore, et encore...
Un bruit de mur qui se fait détruire nous fit relever la tête, et à travers le trou du dis mur, nous aperçûmes Luther. Cinq ne put s'empêcher de rire alors que j'étais surprise.
Vanya redescendis quelques secondes plus tard.
Cinq : et bien je vois que ça c'est bien passé. On peut y aller ?
Vanya : non, je retourne à la ferme.
Cinq : hé ! C'est inacceptable Vanya. Tu te rappelles, je t'ai dis qu'on devait rester ensemble.
Vanya : pour éviter que je cause encore la fin du monde ?
Elle s'engouffra dans la voiture et je dus me bouger de justesse pour éviter de me prendre la portière. Le garçon lâcha un juron.
Vanya : est-ce que tu comptais m'en parler ?!
Cinq : franchement pour ma défense, non, d'accord ? Il faut pas m'en vouloir quand tu t'énerves tu fais tout exploser.
Vanya : génial. Et y'a d'autres secrets de famille dont tu as oublié de me parler ?
Cinq : oui tout un tas Vanya. Et je n'ai pas le luxe de pouvoir les partager avec-
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Tu m'avais promis
FanfictionCinq : je suis pas prêt mon cul ! Il ne me laissa pas le temps de réagir qu'il ressauta, la neige nous tombant maintenant dessus. Celia : stop ! c'est bon, tu as montré que tu savais sauter dans le temps, maintenant rentrons à la maison. Tu sais q...
