Chapitre 12 - Let it be

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Hitler est mort. Il s'est tué d'une balle dans la tête.

La phrase qu'avait prononcer Nix résonnait dans ma tête. Notre ennemi s'était donner la mort alors que les troupes Alliées et russes avançaient inexorablement vers Berlin. Il avait préféré mourir plutôt que d'être fait prisonnier. Et d'un côté je le comprenais. Il aurait sans doute été torturé. Mais de l'autre cela me mettait en colère. J'aurais tant voulu qu'il paye, que ces millions de victimes obtiennent justice.

Mais si le chef était mort, son armée elle n'avait pas rendue les armes. Certains de ses généraux étaient bien décider à se battre jusqu'à leur dernier souffle s'il le fallait.

La Easy avançait en territoire allemand, et lentement on se dirigeait vers la ville de Berchtesgaden, haut lieu du parti Nazi. Chaque dignitaire y avait sa maison. Comme une ville rien qu'à eux. Un entre soin d'hommes cruels.

Le soir on dormait chez l'habitant qui nous offrait l'hospitalité de force. Nous criant parfois qu'ils n'étaient pas Nazis, qu'ils n'avaient rien à voir là-dedans. On n'en rencontrait jamais des Nazis. A croire qu'Hitler et les siens étaient les seuls du pays. Je n'en croyais pas un mot. Fusillant les gens du regard, les poussant parfois vers la porte.

Certains jours je faisais la route à bord des camions, et parfois dans la Jeep. On discutait, on passait le temps. L'atmosphère c'était détendue. Tous pensaient rentrer sain et sauf aux Etats-Unis, et un certain soulagement se lisait sur leurs traits. Même si la guerre n'était pas encore terminée, le plus dur était derrière nous, et ce n'était plus qu'une question de semaines avant que cela prenne fin.

On attendait sur cette route de montagne depuis un moment. On se dirigeait vers la ville de Berchtesgaden, ville habitée uniquement par des membres du parti Nazis. Et ils avaient décidé de ne pas nous faciliter la route vers elle.

Lieutenant Andrews, me salua le colonel Sink à bord de sa Jeep. J'ai quelque chose pour vous. Félicitations. C'est mérité.

Surprise je pris le papier qu'il me tendait et après l'avoir ouvert je compris mieux le sens des félicitations.

Major, soufflais-je. Je vais être faite major !

Major Andrews, fit Speirs avec un sourire. Le deuxième major de ta famille.

Mon dieu tu vas être intenable ! s'exclama Nix.

Tu as deux amis major Lew il va falloir t'y faire, lança Dick en souriant. Félicitations Emma. Tu le mérite plus que personne.

-/-

Berchtesgaden, Eagle's Nest, Allemagne – 8 mai 1945.

Le nid d'aigles ressemblait davantage à une forteresse froide qu'à un endroit chaleureux.

La guerre est finie !

Cette phrase résonna dans le nid d'aigle durant plusieurs heures. De même que les cris et les rires de victoire.

Je vidais bouteille après bouteille sans m'en rendre compte. A un moment je vis Grant et sans même réfléchir à mes actes et à leurs conséquences, je l'embrassais. Puis je le trainais vers un recoin plus sombre et discret de l'édifice. Il avait bu lui aussi, moins que moi, mais il n'était pas frais non plus.

J'ai envie de toi, lui murmurais-je à l'oreille.

Maladroitement j'enlevais ma veste, puis mon haut avant de me retrouver en t-shirt. Grant se fit un plaisir de passer ses mains sous le tissu, puis sous mon soutien-gorge qu'il dégrafa sans problème.

Into the fireOù les histoires vivent. Découvrez maintenant