« Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver » proverbe russe
Les jours précédents le départ vers Haguenau j'avais soigner Perconte, qui se remettait bien de sa blessure. Il avait eu la chance d'avoir un seul point d'entrée ce qui facilitait grandement sa guérison.
Les chleuh sont sur la fin c'est vrai lieutenant ? m'avait demandé Franck
Il semblerait, répondis-je. Ils n'ont pas l'air d'apprécier notre avancée.
Je pourrais y retourner ?
Attends quelques jours. Et après tu pourras y retourner.
Merci Emma.
De rien Franck.
Je le laissais là à l'hôpital, et après avoir prit mes affaires, je sortis. Une nouvelle route m'attendait.
Pour une fois je laissais la Jeep à Nix, Dick et Speirs, et je me dirigeais vers un des camions. Je montais rapidement à bord de l'un d'entre eux à moitié vide.
Salut lieutenant, lança Luz. Comment va Franck ?
Il va se remettre, répondis-je. Mais il lui faut un peu de repos.
Le camion s'ébranla et je sortis mon carnet de mon sac. J'y écrivais une lettre pour mon frère. Ou du moins un brouillon. J'avais dû mal à trouver mes mots. Comment lui parler de Lucy ? Cette guerre était difficile pour tout le monde, et je pensais bien que pour lui ça devait être la même chose. Alors pourquoi en rajouter ?
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Haguenau, France – 9 février 1945
La route vers cette ville d'Alsace fut longue et monotone. Nous avions tous été à la fois déçus et résigner d'être à nouveau envoyer en première ligne. Mais les ordres étaient les ordres, et nous n'avions d'autre choix que d'obéir.
Nos camions s'arrêtèrent brièvement à l'entrée de la ville. Je regardais Grant qui avait baissé la tête. Il avait tellement souffert. Comme nous tous.
Don s'était levé et restait debout depuis quelques kilomètres. Son regard était fixé vers la partie allemande de la ville. Il était lessivé.
Salut les gars ! s'exclama une voix à ma droite. Un certain lieutenant m'a dit de venir rejoindre la deuxième section.
Personne ne lui répondit, et je ne pris même pas la peine de tourner la tête vers lui. Je levais la tête et mon regard croisa celui de Grant. Nos regards se vrillèrent de longues secondes. J'avais presque l'impression que ces prunelles bleues me rassuraient. Que tant qu'elles me regarderaient je serais en sécurité. Je me giflais mentalement avant de détourner le regard, et Grant fit de même.
Lieutenant Andrews ! s'exclama soudain la voix en me voyant.
Je me penchais en avant en fonçant les sourcils. Le sourire du soldat en face de moi ce fana immédiatement. Et je pouvais presque l'entendre ravaler sa salive. Du coin de l'œil j'aperçus Liebgott esquissé un sourire.
Qui es-tu soldat ? demandais-je
David Webster, répondit celui-ci. Je revins tout juste de l'hôpital.
Je me souvins alors. Webster avait été blessé à la jambe aux Pays-Bas quand la Easy avait fait face à deux compagnies entières de SS. Je l'avais soigné moi-même au poste de secours.
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Into the fire
Fanfiction« En 1941 j'étais heureuse. Et puis ma vie à basculer. Je m'étais engagée après la mort de mon mari pour devenir une guerrière. Une combattante. » Dans cette histoire on va suivre le personnage d'Emma Andrews, infirmière envoyée en tant qu'espionne...
