Chapitre 38

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Nous sommes tous installés autour d'une table avec un bon café à la main . Nous avons vraiment galéré à trouver le café. Nous avons tourné autour de l'hôtel pendant 20 bonnes minutes. A force, nous avons mémorisé chaque coins de rues et tous leurs noms. Nous avons fini par appeler Harry pour qu'il vienne nous chercher. Quand il est arrivé, nous avons eu le droit à une bonne morale comme quoi nous n'étions que des abrutis et en même temps il avait raison. Le café était juste en haut de la rue. Harry nous a dit qu'il nous avait vu passé au moins 5 fois et à chaque fois il nous a filmé. 

Je pense que si il montait un film avec toutes nos conneries, le film ferait un carton dans les salles de cinéma. Mais je ne vais pas lui soumettre l'idée, nous serions vraiment tous ridicules : entre Harrison qui fait un strip-tease dans une boite, nous qui faisons les quatre cent pas autour du café, Victor qui dort dans son café avec des miettes de croissants collés au rictus, nos partis de Monopoly qui finissent toujours en disputes et nos dégustations thaïlandaise. 

- Bon, commence Victor. On fait quoi aujourd'hui ? 

- Déjà on ne va pas en boite, déclare Haz. Je crois que j'ai fais une overdose. 

Tout le monde rit. 

- Moi je vais aller préparer mes affaires mais si vous voulez ce soir on se retrouve au studio et on mange ensemble, dis-je. 

- Pourquoi tu dois faire tes affaires ? demande Victor en tirant une petite moue triste. 

- Parce que j'ai fini mon travail et que j'ai le droit à deux semaines de vacances mon petit coco, expliquai-je en le décoiffant. 

- Mais je ne veux pas que tu partes. Tu vas beaucoup trop ,hyper, méga, giga, gigaméga me manquer pendant deux semaines. A qui je vais faire mes plus beau karaoké de Dalida ? Et mes plus belles chorégraphies de Michael Jackson ? Et mes plus beaux défilés de Kendall Jenner ? 

- Ne t'en fais pas, je suis sur qu'Harry sera aux anges pour t'écouter toute la journée. 

- Mais non ! Harry il est nul, il n'y connaît rien. 

- Vas-y mec, fais-toi plaisir surtout ! râle Harry. 

- Je te promet que je serai rentrée avant que tu t'en aperçoives. 

- Tu me manques déjà. 

Et il prend dans ses bras. Je passe mes bras dans son dos en retour. C'est vrai qu'il va me manquer mais j'essaie de me consoler au mieux en me disant que se n'est que pour deux semaines. Quand il desserre son étreinte, je regarde l'heure sur mon téléphone. 

- Ola, déjà 11h30. Il faut que je retourne à l'hôtel . Du coup on se voit ce soir ? 20 heures ? 

Je vois Victor qui acquiesce difficilement. Je lui souris tendrement. 

- Zoé tu viens ou tu restes encore un peu ? Sachant que je ne ferai pas ta valise demain matin à 6h. 

- Non, je reste encore un peu. Mais ne t'en fais pas je serai à l'heure pour prendre l'avion demain. 

- J'espère bien. 

Je l'embrasse furtivement sur la joue et je retourne à l'hôtel. 

Assise sur mon lit, mon regard alterne entre mon dressing rempli d'affaires et mon valise vide, ouverte par terre. J'ai horreur refaire mes valises. Quand tu partes en vacances , tout rentre mais quand tu rentres de vacances, tout déborde. Je prend le temps de grogner un petit coup avant de me lever et de commencer à sortir mes affaires pour les jeter en boule par terre. De toute façon il faudrait que je les replis donc autant ne pas se fatiguer. Une fois qu'elles sont toutes éparpillées par terre, je m'assoie par terre en tailleur. Je commence à plier mes affaires et à les ranger de manière stratégique dans ma petite valise lorsqu'on toque à ma porte. Je me lève difficilement car j'ai des fourmis dans les jambes : la pire sensation. 

- Tom ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas avec les autres ?  

- Est-ce que je peux entrer ? 

J'ouvre un peu plus la porte et l'invite à entrer sans un mot. Il s'empresse d'aller s'asseoir dans le canapé. Je le rejoins et je m'assoie en face de lui, sur un fauteuil. 

- Est-ce que ... commence-t-il difficilement. Est-ce que on peut parler de se qu'il s'est passé cette nuit ? 

Je fronce les sourcils car je ne vois pas où il veut en venir. 

- Hum ... oui ... Mais de quoi tu veux parler ? 

- Alex , tu t'es fais kidnappé et tu me demandes de quoi je veux parler ? Est-ce que tu te rends compte de se qu'il t'es arrivée au moins ? 

- Bien sûr que je me rend compte de se qu'il m'est arrivé Tom.J'y pense depuis se matin et je ne cesse de revoir son regard insistant sur moi dans le rétroviseur. 

- Et donc, c'est tout se que tu as à me dire ? 

- Mais je ne vois pas où tu veux en venir Tom ? Je ne comprend pas se que tu veux ? dis-je en me levant du fauteuil et en commençant à marcher dans le salon. 

- Je veux juste t'entendre dire que tu vas bien. 

- Je vais bien Tom, tu n'as pas à t'en faire pour moi, j'ai vécu pire. 

Comme ton abandon il y a un an mais ça je me retiens de le dire. 

- Je sais que c'est faux Alex. Il suffisait de voir ton regard cette nuit quand tu as toqué à ma porte.

- Alors pourquoi tu me poses cette question si tu sais déjà la réponse ? dis-je en haussant légèrement le ton. 

- Je sais pas, peut être parce que je ne veux pas que tu sois terrorisée dès que tu sors dans la rue, avoue-t-il lui aussi en haussant le ton. 

- Mais je le suis déjà Tom, depuis la première fois où les journalistes nous ont vu ensemble il y a un an. J'ai toujours l'impression d'être suivis, mais vois-tu j'ai appris à vivre avec et j'ai réussi à me convaincre que j'étais juste parano.  

- Tu n'es pas parano. La preuve, ce mec tu suivais partout. 

- Et c'est sensé me rassurer , dis-je en m'arrêtant de marcher pour le regarder droit dans les yeux. Super Tom, merci pour ton réconfort. 

- C'est ... c'est pas se que je voulais dire ... désolé, dit-il en baissant 

- C'est ça ton problème Tom, tu es toujours désolé. Tu parles et tu agis sans réfléchir aux conséquences de tes actes comme il y a un an. 

Merde, c'est sorti tout seul. 

- Alors c'est ça, tu m'en veux toujours ? 

- Si je t'en veux toujours ? Mais bien sur que je t'en veux. c'est parce que je t'ai aidé à ne pas te vider de ton sang et que tu me donnes un surnom ridicule que ça y est, j'ai tout oublié. Je ne sais si tu te rends compte de se que ça fait d'être abandonné par la personne qu'on aime le plus sur cette terre. 

- Parce que tu m'aimes toujours ? 

Et puis fuck ...

- Bien sur que je t'aime toujours et ça me met en rage de savoir que je ne peux pas t'oublier. Ça fait un an que j'essaie de passer à autre chose mais tu es constamment présent. Je ... je ne sais plus quoi faire, tu me rends folle. 

Il se lève tranquillement du canapé. Son regard est plongé dans le mien et il ne me quitte pas. Je le voit se rapprocher de plus en plus de moi. Je reste immobile. Je suis paralysée. Lorsqu'il arrive en face de moi, son souffle chaud parvient jusque dans ma nuque. Ses doigts délicats rencontre les miens. 

- Qu'est-ce que tu fais ? soufflai-je. 

Il ne me répond pas. Avec son autre main il vient caresser ma joue. Son regarde intense est toujours encré dans mes pupilles. 

- Tom ... ? 

Et sans que je ne puisse faire quelque chose, ses lèvre se posent délicatement sur les miennes. 







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