Lina était chez Ben. Elle préparait de quoi manger pour son amant. Depuis sa dernière visite à l'entreprise de son père, tout le monde savait que Ben sortait avec la fille du patron. Alors son petit-ami faisait tout pour prouver aux autres qu'il méritait sa place que ce n'était pas du piston. Ce qui faisait qu'elle ne voyait presque plus Ben, ce dernier travaillant deux fois plus. Son père avait essayé de l'arrêter, de lui dire de se moquer des gens, mais son petit-ami n'écoutait pas.
- Lina ? Mais que fais-tu là ?
Elle arrêta la casinière. Puis elle s'essuya ses mains avant de se tourner.
- Bonsoir mon cœur.
- Pardon. Bonsoir chaton.
Son homme l'enlaça puis il l'embrassa tendrement. Elle passa ses bras autour de sa nuque.
- Pour répondre à ta question. Je suis venue te préparer de quoi manger vu que d'après mon père, tu ne manges pas le midi ou un sandwich vite fait.
- C'est gentil. Mais je n'ai pas le temps de manger. J'ai encore du travail.
Elle le lâcha. Son petit-ami fit de même.
- Du travail ? Papa m'a dit que tous vos dossiers sont à jours. Que vous pourriez avoir un bon week-end pour une fois. Tu te mets trop de pressions pour...
- Tu ne comprends pas le monde du travail Lina. Comment tu le pourrais à ton âge.
Elle recula d'un pas comme s'il venait de la frapper.
- Chaton. Pardon. Je...
Elle recula d'un autre pas quand il vint vers elle.
- Tu as raison. Que sait une gamine sur la vie d'adulte ? Rien. D'ailleurs, tu ne devrais pas sortir avec une gamine.
- Chaton...
- Peut-être que si les gens de ton travail arrêtent de t'appeler le gendre du patron, tu n'auras plus de pression et ainsi tu seras moins con !
Elle prit son sac puis elle sortit de l'appartement.
- Lina. Attends. Je suis désolé. Ne pars pas.
Elle repoussa la main de Ben de sur son poignet droit.
- Je n'ai pas envie de rester une seconde de plus avec toi.
- Il est tard.
- Je vais prendre le bus. Le dernier n'est pas encore parti.
Puis sans un mot de plus, elle s'en alla.
Dans l'ascenseur, elle effaça la larme traîtresse qui avait coulé sur sa joue droite.
¤¤¤
En rentrant chez elle, elle tomba directement sur son frère.
- Je croyais que tu dormais chez Ben ?
- Changement de programme.
Elle avança dans les escaliers, mais Liam la retint par le bras droit.
- Lili.
- Il y a eu quelques mots. J'ai donc décidé de partir.
- Je vais le...
Elle l'enlaça par derrière.
- Lee. S'il te plaît. Je suis fatiguée. Je n'ai pas envie de te courir après car tu as décidé d'aller frapper Ben.
Elle l'entendit soupirer puis il se tourna pour l'enlacer à son tour.
- J'irai demain.
Elle sourit.
- Merci, grand-frère, de toujours me protéger.
- C'est mon rôle.
Son frère l'embrassa sur le front.
- Lina, ma chérie. Que fais-tu là ? Demanda leur père.
- Ben devait encore travailler. J'ai décidé de rentrer pour le laisser tranquille.
- Je suis désolé ma chérie. Il en fait trop en ce moment.
- Ce n'est pas de ta faute, papa.
Leur père les embrassa.
- Allez vous coucher. Il est tard. Bonne nuit.
- Bonne nuit papa.
Elle sourit en regardant son frère. Ils avaient parlé en même temps.
*****
Liam était en colère contre Ben. Comment ce dernier pouvait encore faire du mal à sa sœur ?
- Liam. Je sais à quoi tu penses, mais calmes-toi. Tu dors dormir. Tu as cours demain.
- Je sais mon ange. Mais...
- Mais tu ne supportes pas qu'on blesse ta sœur. Je sais. Je me rappelle encore quand j'avais osé parler d'elle. J'ai encore une trace sur mon crâne.
Il sourit.
- Pauvre chou.
Il embrassa Harry.
- Tu as raison. Dormons. Car demain, c'est le dernier jour où je vais seul en cours. Dès lundi, tu reviens mon ange.
- Enfin.
Il l'embrassa une nouvelle fois avant de se coucher comme il faut. Il ferma ensuite les yeux.
¤¤¤
Quand il descendit les escaliers pour aller chercher une bouteille d'eau, il fut accueilli par une odeur sucrée.
- Lili ? Mais que fais-tu debout à cuisiner à cinq heures du matin ?
- J'ai fait un cauchemar. Comme je ne voulais pas me rendormir ayant trop peur, je suis descendue pour préparer le petit-déjeuner.
- Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
- Tu dors avec Harry. Je n'allais pas me glisser entre vous.
Il l'enlaça.
- On aurait été serré à trois, mais je serai venu avec toi. Harry sait combien nous sommes fusionnel. Il aurait compris. En tout cas, maintenant que j'ai senti l'odeur de tes crêpes, je n'ai plus sommeil.
Il sentit son sourire contre son épaule.
- J'ai aussi fais de la pâte à gaufre. Tu en veux une maintenant ?
- Oui.
Avant de la laisser retourner devant la cuisinière, il l'embrassa sur le front.
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Fiksi UmumNiall a déménagé quittant ses meilleurs amis Liam et sa soeur jumelle Lina. Il vit un enfer à cause de Harry le fils du directeur.
