13. Passion charnelle

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- Dis-moi, chuchote la voix de Satoru, notre affrontement d'hier, est-ce que toi aussi tu-...

- Oui, je le coupe.

Sa main dans mon dos me presse davantage contre lui, j'enfouie ma tête dans sa chemise.

- Ça m'a fait peur, je - j'ai eu l'impression de le revivre, dis-je les dents serrées.

- Moi aussi.

Nous ne continuons pas sur ce sujet, préférant sûrement l'ambiance un poil sensuelle qui s'est installée entre nous. Sa main glisse dans le bas de mon dos jusqu'à atteindre mes fesses, j'expire doucement.

- Il y a les jeunes Sato', les hauts dirigeants aussi...

- Nous ne faisons que danser.

- C'est déjà tant qu'assez louche.

Je m'éloigne de lui tandis qu'il me fait tournoyer, mes talons claquent le sol en rythme, il m'attire à nouveau à lui et alors nous dansons, tellement que les autres semblent s'être arrêtés, ce qui est le cas d'ailleurs, pour nous observer nous fuir puis nous suivre. Je tournoie une dernière fois et je me raccroche à son torse, haletante, sur les dernières notes de la musique. Je peine à retrouver mon souffle, lui aussi, sa poitrine se soulève et s'abaisse à une vitesse accrue. Des applaudissements retentissent alors soudainement dans la salle, je vois Kento m'adresser un large sourire avant que Nobara ne nous saute dessus.

- Je ne savais pas que vous dansiez aussi bien !

Gojo et moi nous lançons un regard appuyé avant qu'il ne réplique.

- Quand deux âmes se font écho, ce n'est pas si compliqué.

La rousse ne semble pas comprendre le sous-entendu mais, moi, je le perçois comme une énorme vague dans la gueule. Je tourne violemment mon visage vers l'exorciste, il ne me regarde pas comme s'il ne souhaitait pas voir mes yeux, ou plutôt que je ne vois pas les siens, le miroir limpide de son âme. Ici, je ne peux rien faire. Ma main attrape la sienne et le tire pour qu'il me suive, nous atteignons un couloir désert loin de la musique et des regards, et sans que je ne puisse rien faire, ses lèvres s'écrasent contre les miennes pendant qu'il me fait reculer jusqu'au mur dans mon dos. Je passe mes doigts dans ses cheveux à la base de sa nuque en gémissant, l'une de ses mains se pose délicatement sur mon cou sans le serrer, l'autre s'accroche désespérément à la hanche mise à nue grâce à la fente de ma robe. Nos langues ne tardent pas à se retrouver aussi, s'entrelaçant avec brusquerie et se démenant pour dominer l'autre. Je met fin au baiser à contrecœur et à bout de souffle, nos yeux entrent en contact et je crois défaillir face à la puissance des sentiments paradoxaux qui brillent dans ses prunelles.

- Une chambre Sato'... je murmure faiblement alors qu'il repart à l'assaut de ma bouche, il faut une putain de chambre.

Le grand exorciste ne m'écoute pas et presse son érection naissante contre ma cuisse, je geins à cette sensation, sa main attrape ma mâchoire et m'oblige à le rembrasser, je m'abandonne totalement. À cet instant, nous sommes les esclaves de nos pulsions, soumis à nos envies et à nos corps brûlants. Mon esprit déraille complètement quand je sens l'un de ses doigts frotter lascivement le tissu de mon sous-vêtement, j'halète contre ses lèvres.

- Putain de trempée pour moi, grogne-t-il.

Ses doigts se frayent un chemin en moi puis commencent un mouvement impitoyable de vas et viens, j'étouffe un gémissement en me mordant furieusement la lèvre, ma tête part en arrière et se cogne contre le mur. Sans crier gare, Satoru retire ses longs doigts puis décale mon tanga sur le côté, il déboucle sa ceinture et fait juste tomber assez son pantalon pour que son membre se dresse entre nous. Mon souffle se coupe à cette vue, ses yeux brumeux cherchent les miens pour avoir mon accord, je hoche lentement la tête en sautant pour passer mes jambes autour de sa taille, ses mains puissantes empoignent le dessous de mes fesses et me surélèvent juste assez pour que je puisse m'empaler sur sa longueur. Je réfrène un cri de plaisir à la sensation d'être remplie si délicieusement, Gojo pose sa tête sur mon épaule en soufflant.

𝐘𝐨𝐮'𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐦𝐛 / 𝐆𝐨𝐣𝐨 𝐒𝐚𝐭𝐨𝐫𝐮 𝐱 𝐎𝐂Où les histoires vivent. Découvrez maintenant