Expiré

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Isis

Vendredi se termine, Konan et moi prenons le train pour nous rendre à la mer, dans la ville de Brighton.

Nous installons le drap dans un endroit loin des regards et la nourriture que nous avons emmené pour pique-niquer.

- Comment as-tu su que j'aimais les fraises ? Demande-t-il en prenant une en bouche.

- Je t'ai vu te servir dans le frigo, Konan. Répond-je ne sachant pas me retenir de rire.

Il m'offre un sourire en coin et me met une fraise à la bouche.

Le coucher de soleil commence à venir donc nous nous couchons sur la nappe.

- Isis pourquoi voulais-tu venir ici ? Questionne-t-il en s'approchant de moi la voix suave.

Je sens ses doigts s'entremêler aux miens. Ses yeux me dévisagent comme-ci j'étais une sirène des mers qu'il venait de rencontrer. Je mord ma lèvre inférieure, le cœur battant la chamade. Le vent caresse ses beaux cheveux de jais.

Sortant de ma torpeur, je lui répond :

- Eh bien quand j'étais seule et que je fuyais ma famille je venais ici pour me réconforter. Non pas parce c'est un fabuleux spectacle mais parce que chaque coucher de soleil est le signe que le temps passe et que je vais bientôt quitter cette enfer grâce à la bourse que je compte gagner.

Les yeux noirs de Konan m'observent avec une lueur de...

- Je ne supporte plus de te voir souffrir. Avoue-t-il implacable. Tu sais Isis c'est très dure de te voir te contenir tous les jours. Je sais que tu veux paraître forte et que pour toi tout est déjà prévu...mais la vie ne va pas toujours là où on le souhaite.

Pour le faire taire, je dépose mes lèvres sur les siennes et attrape sa mâchoire de mes deux mains. Je ressens une petite surprise de la part de Konan mais il reprend très vite le dessus. Il me tourne sur le dos.

- Tu as fait exprès de choisir cette endroit désert...Dis-je avec évidence en lui caressant la joue.

- On peut dire ça oui. Répond-t-il avec une once d'arrogance.

Konan capture ma bouche avec plus d'ardeur, le regard fiévreux. Je sens qu'il me désire autant que moi et ça en devient dangereux. Sentir ses mains sur mes cuisses, ma taille et mon visage m'électrisent la peau. Une chaleur intense se développe en moi.

- Konan...Souffle-je entre deux baisers.

- Arrêtons de parler. Chuchote-t-il autoritaire.

- Je ne veux pas aller plus loin...

Il s'arrête et me caresse la joue.

- Très bien, on fera comme tu le souhaites. Accepte Konan en s'écartant et m'aidant à me relever.

Je lui souffle un merci et m'assure qu'il ne soit pas vexer.

- Tout ce que tu voudras. Assure-t-il l'air mystérieux en volant un baiser.

Son regard n'a pas changé et il n'a pas l'air déçu au contraire de ce que j'aurais pensé.

- Viens par là, ma belle.

Il me tend un bras et je me loge dans son épaule, apaisée. Le cœur battant à vive allure, je distingue le coucher de soleil et l'admire avec Konan. Les vagues sont calme, l'air marin est frais, tout est parfait. Encore une journée qui se termine...

~

Ce week-end je n'ai pas fait grand chose appart étudier autant que possible.

Déferlante : La vague du passéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant