Flash-back

74 12 0
                                    


                                     Isis

C'est trop douloureux de penser à cette nuit-là...Je marchais dans la rue les habits en lambeaux, j'avais perdu le contact avec l'environnement qui m'entourais. Un sentiment constant d'être dans le brouillard...J'étais arrivée, trempée devant le bâtiment où vivait Alexia. Froide, je n'exprimais rien.

En tout cas c'était les dires du portier parce que moi je ne me souviens de rien...m'ayant reconnu il a appelé Mawete.

Elles m'ont dit que j'étais dans un état de stress post-traumatique, ça a duré une semaine. La mère d'Alexia voyant la situation d'urgence, m'a directement pris sous son aile...Mais mon stress post-traumatique a évolué vers des syndromes de dépression. J'ai fais une tentative de suicide mais on m'a sauvé...

Il m'arrive de faire des cauchemars mais ils sont rares. J'ai des crises d'anxiété que je sais maîtriser mais je vis constamment avec cet événement...Je n'ai pas porté plainte parce que je ne voulais pas retourner là bas, je n'avais pas le courage pour les affronter à nouveau.
Maintenant je me sens bien loin de cette propriété, de cet famille et surtout de Richard.

Si je suis sorti de cet enfer, de toutes ces heures à consulter un psychologue ou encore à revivre ses souvenirs par des flash-back soudain. C'est grâce Mawete et Alexia qui m'ont soutenu jusqu'au bout, elles m'ont traité comme leur famille.

Et aussi moi, qui a survécu.

Maintenant je vis seule, sans angoisser au moindres bruits, à la moindre personne qui m'approche. Depuis tout ça, j'ai toujours préféré être seule, j'aimais déjà la solitude à l'époque mais ce sentiment c'est nettement renforcé.

- Isis tout va bien ? Demande Maxime.

- Euh oui...

Je vois Konan sortir de l'hôtel.

- Tu étais avec lui ? Questionne Maxime contrarié en me prenant contre lui.

- Oui pour le travail. Je suis son architecte, donc j'aurais beaucoup de travail. Répond-je en m'écartant légèrement.

- Isis je ne veux pas que tu travail avec cet homme. Me dit-il autoritaire.

- Je ne savais pas que je devais te demander la permission pour travailler avec un client ! Répond-je sur le même ton.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je n'aime pas la façon dont il a de te regarder.

- Je vais réfléchir à ce que tu dis...

Je lui mens droit dans les yeux. Je me sers de lui depuis le début. Mais lui aussi...en tout cas avant. Maintenant je me rend compte qu'il a peut-être des sentiments pour moi. Je ne veux pas qu'il souffre...

- Maxime, il faut qu'on parle.

Ses yeux bleus m'observent, une lueur de tristesse y passe.

- On parlera ce soir avant que je parte à Buenos Aires. Rétorque-t-il.

- Comme tu voudras. Répond-je en compatissant. Je dois y aller, tu voulais qu'on dîne ensemble ce midi ?

- Laisse tomber Isis...Susurre-t-il en caressant ma joue.

Il en profite pour déposer un doux baiser sur ma tempe sachant que c'est le dernier.

- Je suis désolé, Maxime.

Il retourne dans sa voiture et démarre le moteur.

                                         ~

Déferlante : La vague du passéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant