Partie | 17 |

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Bonne lecture 💌,

Quelques jours plus tard

Moi : Quand tu m'as proposé de t'accompagner en randonnée je pensais pas que ça allait être aussi cardio.

Il pouffe de rire.

Chris : C'est ça le truc, je te l'ai jamais proposé, tu t'es imposée.

J'hausse des épaules et m'arrête pour la 1000ème fois depuis qu'on a commencé à marcher, à savoir, depuis maintenant 2h.

Et selon ses paroles, il nous faut 8h en tout pour atteindre l'endroit mystère.

J'attache mes cheveux.

Moi : J'allais m'ennuyer sans toi.

Il me jette un rapide coup d'œil mais je lui lance mon sourire le plus innocent.

Chris : T'as plein de personnes à faire chier Jenna, t'aurais trouvé quelqu'un.

Je le rattrape rapidement en accélérant avant de me poster légèrement derrière lui.

Moi : T'es la meilleure personne à faire chier.

Il me jette un regard en biais mais continue tout de même sa marche comme si de rien était.

De mon côté, je peine encore à le suivre au pas. Moi qui pensais que ce serait plutôt facile, c'est tout le contraire ; le chemin est devenu davantage sinueux et les arbres qui s'entrelacent devant nous rendent l'avancée de plus en plus difficile.

Et le pire c'est que nous n'avais fait aucune montée pour le moment...

Autant dire que j'ai du mal à garder aussi bien mon assurance que le mercenaire à mes côtés, qui lui, avance sans brancher, son sac parfaitement ajusté sur ses épaules.

Il faut le dire, Chris est parfaitement dans son élément : sa démarche est fluide, comme si chaque obstacle sur le chemin était une extension naturelle de lui même. Et là où moi je trébuche sur une racine ou m'accroche à une branche basse, lui les franchit avec une facilité déconcertante. Faut croire qu'il a l'habitude de ce genre de randonnée.

Je prends un moment pour le détailler encore une fois. Ça m'arrive bien trop souvent en ce moment, des fois sans même que je m'en rende compte.

Malgré sa blessure par balle il y a moins de deux semaines, il se tient droit comme un I, le pas assuré et le dos parfaitement aligné. Décidément un vrai cavalier...de la night si je m'en tiens à sa tenue encore et toujours composé de noir.

Mais étrangement, j'aime cette couleur sur lui...

Je laisse mon regard glisser un instant sur ses cheveux, noirs comme la nuit, qui tombent en mèches désordonnés sur son visage. Ce qui est étrange, enfin pour moi, c'est qu'il ne les attache jamais, ces derniers sont toujours libres et dansant au rythme de ses pas. Et le pire c'est qu'une partie un peu détraquée en moi rêve de passer mes mains dans ses cheveux...je crois d'ailleurs que cette envie n'a jamais été aussi grande que lorsque je le vois sortir de la douche.

Et alors que mon regard s'attarde sur son yo-yo dans sa main, je capte trop tard son arrêt et lui rentre dedans.

Moi : Aïe !

 HURRICANE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant