Lors de la quête d'Erebor, la compagnie de Thorin va rencontrer deux jeunes filles bien étranges qui semblent avoir beaucoup de secrets. Qui sont-elles? Que Cachent-elles? Pourquoi semblent-elles tout connaître sur eux? Entre voyages, magie, dangers...
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POV: Hope:
Je suivis Elrond à travers les couloirs, déserts à cette heure-ci, jusqu'à son bureau. Il s'installa dans le fauteuil derrière le bureau en bois et me fit signe de prendre place sur le divan. Gandalf n'avait pas attendu qu'Elrond lui dise de s'assoir.
Pouvez-vous nous expliquer ce qu'il s'est passé ce soir? demanda le Seigneur Elfe.
C'était juste un cauchemar.
Et depuis quand durent ces terreurs nocturnes? interrogea Gandalf.
Depuis que je suis revenue d'entre les morts.
Mes deux interlocuteurs parurent très intéressés par l'histoire de mon décès tragique. Ils me demandèrent de tout leur expliquer dans les moindres détails. J'avais l'impression d'être revenue sur Terre, au temps où je me faisais arrêter et interrogée par les flics pour possession de substances illicites. Je zappais volontairement certains éléments, dont je n'avais pas envi de parler. Elrond en arriva donc à la conclusion que j'avais besoin d'un psy. Enfin, il n'a pas vraiment dis ça comme ça. Il m'a plutôt recommandé de faire part de mes sentiments à quelqu'un, et de ne pas les laisser enfouis. Il me concocta un remède pour m'aider à finir ma nuit tranquillement et me laissa prendre congé.
Notre première semaine à Fondcombe touchait à sa fin. Dès le lendemain de notre arrivée, le Seigneur Elrond nous avait proposé des cours pour apprendre les différentes langues de ce pays. Charlie passait ses journées à la bibliothèque, à apprendre la Langue Commune. Etant la seule à parler à la fois la Langue Commune et l'anglais, je me retrouvais à jouer les professeurs, sous la supervision d'Elrond en personne. J'enseignais les bases à Charlie, et le Seigneur Elfe approfondissait mes dires. A ma demande, j'apprenais l'elfique, avec Elrohir comme professeur. Grâce aux oeuvres de Tolkien et de Peter Jackson, je connaissais quelques mots, tous les dialogues des six films, plus exactement. Pour le Khuzdul, c'était plus compliqué. J'avais quelques souvenirs de ma langue paternelle, mais pas assez pour tenir une conversation et les Elfes ne maitrisaient pas assez cette langue pour me l'enseigner. En plus des cours de langues, je devais aussi me taper des cours d'histoire et de géographie. Heureusement qu'Elrohir était bon vivant. Sous ses airs froids d'elfe toujours sérieux se cachait un être sympathique qui aimait rire. Lui et moi avions un peu le même genre d'humour d'ailleurs.
Gandalf n'avait pas pu rester plus de trois jours. Il était très vite reparti faire je ne sais trop quoi. Peut-être vagabonder, parcourir le monde en quête d'aventures, ou bien trainer par-ci, par-là. Bref, des trucs de Magicien quoi. Quant à Galadriel, elle s'était volatilisée, aussi soudainement qu'elle était apparue.
Nos journées, déjà bien chargées, s'achevaient par un entrainement au combat. Au début, les Elfes parurent surpris de notre requête, mais Elrond avait fini par accepter. Là encore, les jumeaux nous servaient de professeurs. Lors du premier cours, ils avaient sorti les différents types d'armes qu'ils possédaient. Charlie s'était découverte un don pour le tir à l'arc. Il faut dire qu'à la maison, elle avait une arbalète, qui a malheureusement été brisée lors d'une mission. Pour ma défense, j'ignorais que l'aconit n'avait aucun effet sur les Rougaroux. De mon côté, je me débrouillais mieux au lancer de dagues et de couteaux. Pour mes 21 ans, notre mentor, Méliel, m'avait offert un couteau militaire pliable, dont le manche était de couleur rouge. Je ne m'en séparais jamais. Je l'avais toujours sur moi, rangé dans ma manche droite. Méliel nous avait entraînées pour que nous soyons ambidextres dans le maniement des armes, quel que soit le type. Quant à l'épée, aucune de nous deux n'avait de préférence pour ces armes, même si nous savions les utiliser. Personnellement, je trouvais la plupart des épées trop grandes pour mon 1m50. Je suis petite et fière de l'être. De plus, une dague était bien plus facile à dissimuler. Je m'étais saisie de deux dagues jumelles, qui avaient attiré mon attention. L'une était noire et l'autre blanche.