J’ai passé un week-end fantastique en compagnie de Rachel. Nous avons beaucoup discuté et avons décider de ne rien officialisé et également de prendre notre temps. Elle est donc rentrée chez elle hier soir et je ne pensais pas que trouver le sommeil serait si difficile sans elle.
Mon réveil me fait sursauter sur les coups de 7h et j’ouvre les yeux en me rendant compte que je serre toujours son oreiller contre moi. Des images de samedi matin me revienne et font chauffer mon teint. Une soirée sans elle et je suis déjà en manque, elle est définitivement pire qu’une drogue.
Rapidement je me prépare et termine par enfiler une paire de collant et une jupe crayon noir en cuir que j’assortis à une chemise à motif blanche en soie. Je laisse intentionnellement deux boutons défaits pour laisser apparaitre un décolleté à la limite de l’outrageant, j’espère la croiser aujourd’hui et la rendre un peu chèvre.
J’adore la provoquer c’est vraiment plus fort que moi puis ce n’est pas comme si elle ne savait pas à quoi s’en tenir. Je dévale les escaliers et en moins de 5 min je suis déjà dehors veste sur le dos, chaussures aux pieds et sac sur l’épaule, définitivement prête à affronter cette nouvelle journée.
Les premières heures de la matinée se passent bien, mes élèves sont en majorité content de me retrouver et j’admet qu’eux aussi avaient fini par me manquer un peu. Comme à mon habitude, je prends ma pause déjeuner dans mon auditoire et comme je n’ai rien apporté à manger j’en profite pour faire quelques recherches et avancer divers travaux.
Je suis dérangée par un coup de fil inconnu, surprise je décroche après 3 sonneries.
B – « Docteur Parker je vous écoute »
Mon interlocuteur parle dans un français parfait et je comprends vite de qui il s’agit, aussi je lui réponds dans sa langue que je maitrise plutôt bien.
B – « Oh bonjour monsieur Faivre ! Comment allez vous ? »
S’en suit plusieurs banalités et plaisanteries typiquement française de la part du responsable de l’institut du Louvre. Puis il finit par aborder le sujet de son appel.
B – « Oui c’est exact, j’aurais aimé pouvoir amener mes élèves dans votre institut pour une visite pédagogique »
Pendant qu’il argumente sur la contrainte que cela va générer pour lui, je fronce les sourcils et commence à faire les cent pas.
B – « Je vous assure que cela ne représentera pas plus que quelques heures et qu’ils sauront se faire discrets, par ailleurs Marie est prête à gérer cette visite si nécessaire et je connais déjà très bien les lieux vous ne serez donc que très peu sollicité… »
Je relève soudain la tête dans une expiration contrôlée… ciel ce que cet homme est borné quand il s’y met ! Néanmoins ce mouvement me permis de m’apercevoir que je n’étais plus seule dans mon auditoire.
Rachel était appuyée contre mon bureau et me regardait avec un léger sourire. Sourire que je lui retourne et j’ai soudain envie de couper court à cet appel. Je lève un doigt devant moi pour lui indiquer d’attendre un instant et je me reconcentre sur l’appel avec monsieur Faivre.
B - « Bien écoutez Henri, je m’engage à vous apporter mon analyse sur n’importe laquelle de vos œuvres si vous en avez besoin et gratuitement si vous m’accordez cette visite pour moi et ma classe, avons-nous un accord ?»
L’homme se jeta sur l’opportunité que je lui offrais et s’engagea à me transmettre tous les documents nécessaires dans le courant de la semaine.
B – « C’est moi qui vous remercie monsieur… oui … à vous aussi, au revoir »
Je raccroche enfin et jette un coup d’œil à la porte d’entrée qui est fermée, aussitôt je rejoins Jones en quelques pas et m’empare de ces lèvres en passant mes bras autour de son cou. Elle répond bien vite à mon baiser et la retrouver me fait un bien fou, je finis par libérer ces lèvres à contre-cœur.
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Madame la doyenne
RomanceL'une est professeur d'anthropologie, L'autre doyenne de faculté. Que va t'il se passer lorsque ces deux femmes aux forts caractères vont être amenées à travailler ensemble ? L'une de nos deux protagonistes est largement inspirée d'une certaine séri...
