Chapitre 20

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Comme promis🤍
Enjoy
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Je n'ai pas fermé les yeux de la nuit.

Perturbée est le mot qui décrit mon état. Perturbée par trop de point, trop de choses qui se sont produit. Par où commencer ? J'ai été drogué, j'ai échangé ce torride baiser avec Curtis, j'apprends que  Curtis et James ne sont en réalité pas frères, et Jessica... Ce personnage encore bien mystérieux a eu... Une grossesse ? Mais une grossesse de qui ? Pourquoi en a eut-elle honte ? Au delà du fait qu'elle soit aussi jeune que moi, je peux sentir qu'il y a quelque chose derrière. Je suis persuadée que c'est ce que Curtis a voulu me faire oublier en me droguant. Mais les calculs se font, et s'il n'est pas le frère de James, il a très bien pu la faire tomber enceinte. Curtis serait... Père ? Et s'il n'est pas le frère de James, qu'est-il ?  D'où sort-il ? Pourquoi se font-ils passer pour frère ? Pourquoi ont-ils d'autres prénoms ? Quel est ce rapport avec le père de James que Curtis déteste ? Que cachent-ils dans le fond ?

Et ai-je vraiment envie de le savoir ? Mais suis-je en capacité de choisir de ne pas le savoir ? C'est soit lui, soit moi, le sociopathe va bien finir par essayer de me détruire. Je ne sais pas comment il compte s'y prendre, mais son instinct de survie ne m'est pas avantageux et avant qu'il n'arrive à m'atteindre il faut que je l'atteigne. Mais dans le fond je suis épuisée, tant épuisée! Je me suis retrouvée dans une situation auquel je n'aurais jamais pensé me retrouver. Je ne reconnais plus mon entourage, tel qu'Aliya, James qui est froid avec moi... Ma mère ne me fait sans doute plus confiance non plus. Je ne comprends plus cette vie et je ne me comprends plus. Si je me perds, je perds tout,  comment vais-je faire ?

La porte s'ouvre.

- Jazz, fais tes affaires, on s'en va dans  deux heures, notre train est dans trois heures.

Avant même que je n'ai le temps d'acquiescer, James referme la porte sèchement. Et je me retrouve à nouveau dans un silence pesant avec pour seule compagnie, mes lourdes pensées. Assise sur le rebord du lit comme une malheureuse,  je ne sais quoi faire... Jusqu'à ce que la sonnerie de la porte d'entrée de la maison se fasse entendre. Je me lève aussitôt, dans un reflexe. 

Craintive de ce que mes moindres faits et gestes peuvent provoquer chez Curtis, je  n'ose pas ouvrir la porte. Ce côté assez suicidaire que j'ai a ses limites. Néanmoins en me collant à  la porte et j'ouïs le sociopathe ouvrir la sienne.

- You better stay in your room Jazz! S'écrie-t-il dans le couloir.
(T'as intérêt à rester dans la chambre Jazz !)

Il me connaît sans doute trop maintenant.
D'un pas déterminé, il se dirige vers la sortie du couloir et dévale les escaliers à toute vitesse pour accueillir la personne qui s'est invité dans la maison.

Lorsque j'estime que la voie est libre, je me hisse à l'extérieur de cette chambre. J'ai dit que ce côté suicidaire avait ses limites mais je n'ai pas précisé combien de temps ces limites pouvaient tenir. Alors c'est ainsi que je parcours le couloir. À petit pas, je me rapproche de la rambarde de l'escalier et m'y accroupis pour ne pas être remarquée. D'ici j'ai un accès visuel direct au vestibule de la maison.
Je ne devrais pas, je sais. C'est se mettre à nouveau dans une position risquée. Mais je ne peux faire comme si je n'avais pas entendu l'appel aux nouveaux indices.

Une voix féminine est parmi nous, mais ce n'est pas celle de Jessica. Qui est-ce alors ? J'entends celle de James, celle de Curtis, et celle de cette fille, mais l'interaction est très sobre et peu audible. C'est lorsque je décide de me pencher que je remarque enfin le visage de la demoiselle que j'entendais dans une voix presque d'enfant, sûrement intimidée ou ayant des choses à se reprocher.

SIX MONTHSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant