PDV ARYA
Cela fait trois jours qu’Eden m’a demandé de sortir avec lui. J’ai accepté, mais depuis, il n’est pas revenu au lycée, et il n’est même pas en ligne. On n’est même pas encore ensemble qu’il me retourne déjà le cerveau ! Quand je demande à Elie pourquoi il n’est pas en cours, elle me répond que c’est son genre de rater des jours de cours sans raison.
Aujourd’hui, c’est décidé : je vais aller le voir chez lui après les cours.
J’envoie un message à ma mère pour lui dire qu’elle n’a pas besoin de venir me chercher. Elle est cool avec ça, donc je vais pouvoir passer voir mon petit copain. Avec Elie, on en a déjà parlé, c’est eux qui m’emmènent.
— Hey, Arya, tu viens ? m’appelle Elie alors que les cours sont terminés.
— Oui, j’arrive.
Je la suis et on monte dans la voiture.
Ricky est au volant avec Nicah sur le siège passager. Moi, Elie et Adassa sommes à l’arrière, et on prend la direction de chez eux. Ils habitent tous dans le même quartier, c’est pour ça qu’ils viennent ensemble tous les jours au lycée.
Quand on arrive, ils me déposent devant chez Eden. Elie me laisse toute seule. Tu parles de solidarité !
Je prends mon courage à deux mains et toque à la porte.
Toc toc toc
Après quelques secondes, une femme vient m’ouvrir. Elle est grande, mince, avec des yeux marron clair, des cheveux noirs bouclés et une peau mate.
— Bonsoir, je peux vous aider ? demande-t-elle avec un sourire éclatant.
— Oh euh… bonsoir, madame. Je suis venue voir Eden. Il est là, s’il vous plaît ?
— Qui le demande ?
J'ai l'impression que son regard me passe au rayon X
— Arya, je suis une amie de…
— Oh, Arya ! Vas-y, entre ! me coupe-t-elle. Je suis la mère d’Eden. Il doit être à l’étage ou au sous-sol. Je vais l’appeler pour toi.
— Merci, madame, dis-je en pénétrant dans la maison.
— Viens, allons dans le salon. Alors, comment ça va ?
— EDEEEEN ! T’AS DE LA VISITE ! crie-t-elle depuis l’escalier.
— Je vais bien, merci.
— Assieds-toi sur le canapé, il ne tardera pas à descendre. Tu veux quelque chose à boire ?
— Juste de l’eau, s’il vous plaît. Merci.
— Alors, tu es une bonne amie de mon fils ?
Elle revient avec une bouteille d’eau qu’elle me tend.
— Euh… oui… chuis… euh… son amie, oui, bafouillé-je.
— Okay… Elle me regarde d’un air un peu sceptique.
— Salut, Arya, dit Eden en s’appuyant contre l’embrasure de la porte.
Ses cheveux naturellement bouclés tombent en quelques mèches sur son front. Il porte un simple débardeur et un jogging. Il me sourit, et mon cœur loupe un battement avant de repartir dans une course folle.
— On monte dans ma chambre ? propose-t-il en hochant la tête.
— Euh… ouais, si tu veux. Ravi de vous rencontrer, madame Scott.
— Moi de même, répond-elle avec un sourire.
Eden monte les escaliers et je le suis. À peine ai-je passé la porte de sa chambre qu’il me plaque contre celle-ci et colle ses lèvres aux miennes. Son baiser est doux et plein de tendresse. Je lui rends son baiser. À bout de souffle, on se détache. Ses lèvres m’ont terriblement manqué.
— Alors comme ça, je t’ai manqué, mon cœur ? Sa voix est rauque, ses yeux ancrés dans les miens, son front collé au mien.
Mes joues sont en feu et mon cœur cogne violemment contre ma cage thoracique. J’ouvre la bouche pour répondre, mais aucun son ne sort.
— Tu m’as manqué toi aussi, dit-il en se dirigeant vers son dressing. Je mets quelque chose de plus présentable et on sort marcher un peu, d’accord ?
— Hmm… mmmmh, acquiescé-je d’un hochement de tête.
Il enfile un t-shirt noir, un jean et des Vans. On sort et on arrive dans un parc tout près de chez lui. On s’assoit sur un banc. Aucun de nous ne parle. Moi, je me contente de le fixer.
— Quoi ? demande-t-il.
— Pourquoi tu ne venais pas en cours ?
— Pour rien, j’avais pas envie, répond-il nonchalamment, comme si c’était la chose la plus normale du monde.
— T’avais pas envie ??
— Ouais.
— Okay… Et moi qui me faisais du souci… Je croyais que t’étais malade ou je sais pas quoi…
— Tu te faisais du souci pour moi ? Son visage s’illumine.
— Bah oui, idiot. Sinon, je ne serais pas venue jusqu’ici.
Il rigole, passe son bras autour de mes épaules, me rapproche de lui et m’embrasse sur la tête.
— Je vais bien, t’inquiète pas pour moi, mon cœur.
On reste comme ça un moment, puis, d’un geste, il retire l’élastique qui attachait mes cheveux.
— Pourquoi t’as fait ça ? dis-je en tentant de récupérer mon élastique.
— Ils sont mieux comme ça. Allez, viens, je te ramène chez toi. Il commence à se faire tard.
Il se lève, prend ma main comme si de rien n’était et avance vers chez lui, tandis que moi, je regarde ma main dans la sienne… et je fonds littéralement.
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Ce lien qui nous unit [TERMINÉE]
FantastiqueLui, Alpha possessif, craint de tous ses ennemis, violent, bagarreur, mais aussi en proie à ses démons du passé, ses cauchemars et ses crises de colère. Brisé par la mort de sa sœur jumelle lors d'une guerre de meute, il a promis de ne jamais aimer...
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