23-Jenny

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PDV Arya

Je sors de mon lit et me prépare pour le lycée. Aujourd’hui, Eden passe me prendre pour y aller. On a passé beaucoup de temps ensemble pendant le week-end. Il a rencontré ma mère en tant que petit copain. Ça ne l’a pas surprise, car elle avait assisté à l’épisode du palier (la fois où j’ai demandé à Eden de m’embrasser).

J’appréhende déjà la réaction des autres au lycée quand ils vont me voir arriver avec Eden, hashtag le mec le plus populaire du lycée. On en a beaucoup parlé, lui et moi. Je ne voulais pas que les autres sachent, à part nos amis, mais lui veut montrer aux autres qu’on est ensemble. Il ne veut pas que d'autres gars me "tournent autour", selon ses mots.

— Arya, bouge-toi ! Eden est là ! crie ma mère depuis l’escalier.

— Oui, j’arrive, man’.

Je prends mon sac de cours et je descends.
Je porte un jean taille haute, un crop top, et la veste d’Eden qu'il a laissée chez moi ce week-end, avec des baskets.

— Bonjour maman. Je lui fais un bisou sur le front.

J’avance vers Eden et pose un baiser sur sa bouche.

— Bonjour, toi. Je souris pendant qu’il passe son bras autour de ma taille pour me rapprocher de lui.

— Bonjour, toi. Que tu es sexy dans ma veste, chuchote-t-il.

Mon cœur loupe un battement.

— Arrête ça, je rougis.

— Arrêter quoi ? Il sourit.

— Hey, les jeunes ! Je suis là, moi, et je ne suis pas aveugle ! D'ailleurs, c'est l'heure d'y aller si vous ne voulez pas être en retard. Alors débarrassez le plancher, allez !

On rit, puis on salue ma mère avant de partir vers la voiture d’Eden.

Arrivés au lycée, Eden gare la voiture sur le parking.

— T’es prête ? demande-t-il.

— Euh… oui, enfin je crois… En fait non, je suis complètement terrifiée.

— T’en fais pas, je suis là. Il prend ma main entre les siennes et dépose un baiser dessus.
Mes joues prennent feu encore une fois.

— J’aime trop te faire rougir. T’es mignonne quand tu rougis comme ça.

— Arrête, sinon je vais devenir une tomate. Je cache mes joues avec mes mains.

— Allez, c’est parti, ma petite tomate.

Il descend de la voiture, va ouvrir ma portière, et me tend la main.
Je descends, et il entrelace nos doigts.
Les autres sont déjà arrivés et nous attendent.
Je vois Elie qui m’offre son plus beau sourire, que je lui rends évidemment.
On avance.
Il y a des regards et des chuchotements autour de nous, du genre : "J'y crois pas, Eden et la nouvelle."
Après trois mois, je suis toujours "la nouvelle".

Arrivés près des autres, je les salue et je prends Elie dans mes bras.
On discute un moment, puis chacun s’en va vers son casier.

Je vais dans les toilettes des filles.
Pendant que je me lave les mains, j’entends la porte s’ouvrir et se fermer, puis le cliquetis du verrou.

— Comme on se croise, petite humaine…

Je me retourne et Jenny est devant moi. Elle semble très en colère.

— Qu’est-ce que tu me veux ?

— Qu’est-ce que je te veux ? Elle avance vers moi.
Laisse Eden tranquille. Il n’en a rien à faire de toi.

Elle veut jouer à la pétasse jalouse ? Parfait… Jouons.

— Aux dernières nouvelles, c'est lui qui m'a demandé… Non, suppliée… de sortir avec lui.
J’avance vers elle à mon tour. À la façon dont elle écarquille les yeux, je vois qu’elle ne s’attendait pas du tout à ça.

— Oooh, pauvre chérie, tu ne savais pas ? Je fais mine d'être triste.
Tu n’étais qu'un jouet pour lui…

— Ferme-la, elle me coupe.
Tu ne sais pas ce que tu dis. Eden n’a pas besoin de toi. T'es qu'une gamine. Je parie que c'est lui ton premier baiser.

Son silence suffit à tout confirmer.

— Qu’est-ce que tu crois ? Elle ricane.
Avec ton air de sainte-ni-touche… T’es qu'un défi pour lui. La fille timide et inaccessible. La petite protégée d’Elie. T'es aussi bête qu'une paire de chaussettes. T'y as cru ? Il sait que son père ne t'acceptera jamais. Il sait qu'il ne peut pas ramener une humaine dans sa meute. Il le fait pour se rebeller.

— Mais de quoi tu parles ? Je suis perdue.

— T'es plus bête que je croyais. Tu me fais pitié, franchement.

Elle ouvre la porte et part en direction de sa salle.
C'est à ce moment que je me rends compte qu'il y a plusieurs filles qui attendaient devant la porte.

— Qu’est-ce que vous regardez ? Je lance, avant de m’en aller dans ma salle de cours.

Ce lien qui nous unit [TERMINÉE]Des histoires addictives. Découvrez maintenant