Installé sous un plaid avec Theresa et du chocolat chaud, nous regardons le même film Disney depuis que nous nous connaissons.
La princesse et la grenouille.
C'est un film dont on ne se lasse pas et dont on connaît la plupart des répliques.
Je me rappelle qu'une fois, on s'était vêtues des robes de Tiana et Charlotte. Ma maman nous avait maquillées et bien coiffées. On s'était alors empressé de mettre en route le film pour pouvoir reproduire les scènes.
Qu'est-ce qu'on avait pu rigoler ce jour-là.
Depuis, dès que je viens chez elle. Il est impératif de regarder le film.
— Hey, Lyune, m'interpelle Theresa, la tête posée sur mon épaule.
— Oui, Theresa ?
— Tu es mon Ray, dit-elle en regardant la scène où Ray chante pour Evangeline.
— Et toi, mon Evangeline, répondis-je avec un fin sourire sur les lèvres.
— Un jour on brillera dans le ciel, côte à côte, affirme-t-elle.
— I love you, chantais-je en chœur en même temps que la musique.
— Je t'aime, traduis-t-elle comme Naveen.
— My love.
— Mon amour, continue-t-elle.
— Evangeline, terminais-je.
— Je me sens draguée tout à coup, annonce-t-elle
— Ah vraiment ? Ironisais-je.
Elle se redresse et me tire la langue. Je lui lance un regard de travers et elle sourit avant de prendre une gorgée de son chocolat chaud. Elle le finit en moins de deux et s'enroule dans le plaid avant de s'installer de nouveau sur mon épaule.
Une fois qu'elle est bien installée, je pose ma tête sur la sienne et nous nous recentrons sur le film.
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17h30
Je m'étire de long en large sur le canapé, et me mets à bâiller jusqu'à en avoir les larmes aux yeux.
— C'est qu'elle est fatiguée la vieille, entendais-je à mon oreille.
— À peine, dis-je en me levant pour éteindre la télévision.
— Faudrait pas que tu t'écroules de fatigue devant ta porte, ricane-t-elle.
— Tu veux que je te prête une canne peut-être ? Ajoute-t-elle avec un grand sourire.
— Non merci, ça va aller, bougonnais-je faussement.
— Tu veux un petit bisou magique pour retrouver de l'énergie ? Ne t'en fais pas, Elias n'en saura rien. Et de toute manière, il ne m'arrive pas à la cheville.
— Ça, c'est sûr. Tu ne lui arrives même pas aux épaules, petite.
— Hé ! Je ne te permets pas, s'indigne-t-elle.
— Je mens peut-être ? Demandais-je en croisant les bras.
— Bah, t'as pas de preuve.
— Elias est plus grand que moi, sachant que je fais un mètre soixante-quinze. Toi, Theresa. Tu fais un mètre soixante-trois.
— Un mètre soixante-cinq s'il te plaît, précise-t-elle.
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LOST FEELINGS
RomansLyune Seal. Élève de première dans un lycée, elle verra son année prendre une tournure des plus particulières. Encore affectée par ses anciennes relations, elle voit le destin lui jouer un mauvais tour lorsqu'elle recroise le chemin de son ancien c...
