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Miaou.

Je me retourne en m'enroulant un peu plus dans ma couette.

Miaou. Entendais-je faiblement, puis je sens Honi s'affaisser sur mon lit.

Il ronronne tout en pétrissant la couette par-ci, par-là. Il s'avance doucement vers moi et il finit par s'installer juste à côté de moi.

T'es bien là toi, marmonnais-je à son égard.

Il se met à ronronner tout en posant sa patte sur mon visage. Je souris et il l'enlève aussitôt pour s'endormir en boule.

Je l'observe et le caresse doucement. S'il est là, ça veut dire qu'il fait froid dehors et que papa est sans doute déjà parti. Il ne me reste que très peu de temps avant que mon réveil sonne, ça veut dire.

Arg. Je n'ai pas envie de me lever.

À croire que t'as le choix.

C'est bon, conscience. Mon alarme se met à sonner au même moment et je m'empresse de l'éteindre. Je m'affale sur mon lit et passe mes deux mains sur mon visage.

Aller debout Lyune, parlais-je à moi-même.

Je me mets à bâiller sous le regard interloqué de Honi. Je m'étire et sors du lit tout en faisant attention à ne pas déranger mon chat.

Je descends prendre mon petit-déjeuner et entends la pluie s'abattre contre les carreaux de la cuisine.

Je comprends mieux pourquoi Honi est rentré aussitôt. D'habitude, il vient vers sept heures et demi et non à six heures. Mais bon, grâce à lui je sais quand il fait mauvais.

C'est pratique quand je ne regarde pas la météo, je me fie à lui.

Bon, ce n'est pas tout ça, mais je vais finir par être en retard si je ne me dépêche pas un peu. Je finis de préparer mon petit déjeuner et le mange tranquillement. Une fois fini, je range tout et file m'habiller.

On est jeudi et j'ai sport. Je mets ma tenue de sport et mets mon déodorant et des vêtements de rechange dans mon sac de sport. Une fois fait, je me brosse les dents et m'occupe de mon visage.

Grouille, entendais-je dans mon dos en me mettant de la crème.

Colin apparaît sur le pas de la porte avec un air fatigué. De légères cernes apparaissent sous ses yeux tandis qu'il bâille. Il a l'air de ne pas avoir beaucoup dormi cette nuit.

J'ai fini, avertis-je en prenant mes crèmes et en partant dans ma chambre.

Hé, m'interpelle-t-il et je me tourne vers lui.

Quoi ?

T'aurais de l'anti-cerne ? Demande-t-il faiblement.

Je farfouille dans mon tiroir et sors ma trousse à maquillage. Je prends l'anti-cerne et lui donne, mais il ne le prend pas.

T'attends quoi ? Questionnais-je, les sourcils froncés.

Je te rappelle que je n'utilise pas ça d'habitude.

Je le range alors ? Dis-je, ne voyant pas où il veut en venir.

Il souffle et détourne le regard avant de le planter dans le mien.

Est-ce que tu pourrais m'en mettre, s'il te plaît ?

Sa proposition me prend de court, et je reste hébétée une minute.

LOST FEELINGSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant